LAchille est un sous-marin français de la classe . Lancé en 1930, il appartient à la série M6.

Histoire Développement LAchille fait partie d'une série assez homogène de 31 sous-marins océaniques de grande patrouille, aussi dénommés en raison de leur déplacement. Tous sont entrés en service entre 1931 (Redoutable) et 1939 (Sidi-Ferruch).

Longs de et larges de , ils ont un tirant d'eau de et peuvent plonger jusqu'à . Ils déplacent en surface et en plongée . Propulsés en surface par deux moteurs diesel d'une puissance totale de , leur vitesse maximum est de . En plongée, la propulsion électrique de leur permet d'atteindre . Appelés aussi « sous-marins de grandes croisières », leur rayon d'action en surface est de milles nautiques à et en plongée de nautiques à .

Mis en chantier le avec le numéro de coque Q147, lAchille est lancé le et mis en service le .

Seconde Guerre mondiale Il est affecté, au début de la Seconde Guerre mondiale, à la de sous-marins, basée à Brest, qu'il forme avec le Casabianca, le Pasteur et le Sfax.

La patrouille au large des ports de la côte nord de l'Espagne, où s'est réfugiée une partie de la flotte de commerce allemande, suspectée de servir de ravitailleurs aux U-Boote allemands, du début de la guerre jusqu'au . Pendant l'hiver 1939-1940, les Achille, Casabianca, Pasteur et Sfax escortent trois convois de cargos alliés depuis Halifax jusqu'en Grande-Bretagne. La division est ensuite basée à partir du au port britannique de Harwich puis, à partir du , à Dundee, en Écosse, dans le but de surveiller la mer du Nord et l'avancée allemande en Norvège. Lors du départ pour Dundee, le , lAchille aborde le Pasteur et endommage une barre de plongée et un arbre d'hélice. Peu après, il manque de torpiller le Sfax appelé pour relever le Pasteur avant que le commandant n'identifie le . Le , lAchille part en patrouille dans le Skagerrak. À son retour, il est attaqué par un bombardier britannique dans le chenal de Dundee. Les cinq bombes endommagent sérieusement le navire, notamment au niveau des ballasts, des arbres d'hélices et des hydrophones. Il est envoyé à Brest où il arrive le et entre en grand carénage le . C'est là qu'il est sabordé le à , ne pouvant appareiller devant l'avancée allemande.

Article connexe Brest pendant la Seconde Guerre mondiale

Notes et références

Bibliographie

Catégorie:Classe 1 500 tonnes Catégorie:Navire construit à l'arsenal militaire de Brest