LAjax est un sous-marin français de la classe . Lancé en 1930, il appartient à la série M6.

Histoire Développement LAjax fait partie d'une série assez homogène de 31 sous-marins océaniques de grande patrouille, aussi dénommés en raison de leur déplacement. Tous sont entrés en service entre 1931 (Redoutable) et 1939 (Sidi-Ferruch).

Longs de et larges de , ils ont un tirant d'eau de et peuvent plonger jusqu'à . Ils déplacent en surface et en plongée . Propulsés en surface par deux moteurs diesel d'une puissance totale de , leur vitesse maximum est de . En plongée, la propulsion électrique de leur permet d'atteindre . Appelés aussi « sous-marins de grandes croisières », leur rayon d'action en surface est de à et en plongée de nautiques à .

Mis en chantier le avec le numéro de coque Q148, lAjax est lancé le et mis en service le .

Seconde Guerre mondiale upright|gauche|alt=Photographie en noir et blanc de l'étrave d'un sous-marin en train de couler.|vignette|LAjax en train de sombrer après son sabordage. Un canot du HMS Fortune recueille les naufragés. Il est affecté, au début de la Seconde Guerre mondiale à la de sous-marins basée à Brest qu'il forme avec le Persée, lArchimède et le Poncelet. Il est en carénage avec l'Archimède d' à . En avril, lArchimède et lAjax escortent des convois de cargos alliés depuis Halifax jusqu'en Grande-Bretagne (convoi HX 41). Devant l'avance allemande, il quitte Brest le à avec le ravitailleur Jules Verne et treize sous-marins, dont Persée, Poncelet, Casabianca et Sfax. Ils arrivent à Casablanca le . À l'annonce de l'attaque de Mers el-Kébir, le , les sous-marins de Casablanca patrouillent au large de la côte marocaine.

Le , lAjax arrive à Dakar où il retrouve le Persée et le Poncelet, présents depuis la mi-juillet. Le 23, il aperçoit la flotte britannique s'apprêtant à attaquer Dakar. Il se dirige vers elle avec le Persée qui est coulé par les canons britanniques. LAjax s'échappe en plongeant et subit un important grenadage, générant quelques avaries. Il tente d'attaquer le lendemain matin les cuirassés et mais il est repéré et gravement endommagé par les grenades du destroyer . Désemparé, il fait surface et évacue son équipage, qui le saborde.

Notes et références

Bibliographie

Catégorie:Classe 1 500 tonnes Catégorie:Nom de bateau Catégorie:Navire construit à l'arsenal militaire de Brest