Le Persée est un sous-marin français de la classe tonnes. Lancé en 1931, il appartient à la série M6.
Histoire Développement Le Persée fait partie d'une série assez homogène de 31 sous-marins océaniques de grande patrouille, aussi dénommés en raison de leur déplacement. Tous sont entrés en service entre 1931 (Redoutable) et 1939 (Sidi-Ferruch).
Longs de et larges de , ils ont un tirant d'eau de et peuvent plonger jusqu'à . Ils déplacent en surface et en plongée . Propulsés en surface par deux moteurs diesel d'une puissance totale de , leur vitesse maximum est de . En plongée, la propulsion électrique de leur permet d'atteindre 10 nœuds. Appelés aussi « sous-marins de grandes croisières », leur rayon d'action en surface est de nautiques à 10 nœuds et en plongée de 100 nautiques à 5 nœuds.
Mis en chantier le avec le numéro de coque Q154, le Persée est lancé le .
Le , deux mois après le naufrage du Prométhée, un nouvel accident cause la mort de six marins et ouvriers de l'arsenal de Cherbourg. Commandé par le lieutenant de vaisseau Bertrand, le Persée procède à des essais au large de la pointe de Jardeheu, à quelques milles marins à l'ouest de Cherbourg. À la suite d'un écoulement d'huile sur les carters des moteurs diesels Schneider, ceux-ci explosent, tuant sur le coup deux hommes et en blessant de nombreux autres, dont l'officier en second, le lieutenant de vaisseau Jean L'Herminier, futur commandant du Casabianca pendant la Seconde Guerre mondiale. Le sous-marin est remorqué à Cherbourg par le chalutier fécampois Simon-Duhamel II, escorté par le sous-marin Surcouf dont le médecin a donné les premiers soins aux blessés.
Le Persée est mis en service le .
Seconde Guerre mondiale Il est affecté, au début de la Seconde Guerre mondiale, à la de sous-marins, basée à Brest, qu'il forme avec l', l' et le .
Avec le Poncelet, il patrouille au large des Açores, où s'est réfugiée une partie de la flotte de commerce allemande, suspectée de servir de ravitailleurs aux U-Boote allemands. Il rejoint le Cherbourg avec le Poncelet pour carénage. Devant l'avance allemande, il quitte Cherbourg pour Brest. Il reprend la mer le à avec le ravitailleur Jules Verne et treize sous-marins, dont Ajax, Poncelet, Casabianca et Sfax. Ils arrivent à Casablanca le . Après l'attaque de Mers el-Kébir par les Britanniques le , il patrouille le long de la côte marocaine avec l'Ajax.
Le , le Poncelet et le Persée sont transférés à Dakar. Du 26 au , il est chargé d'escorter le câblier Alsace, envoyé réparer le câble Casablanca-Dakar sectionné par les Britanniques devant Cap Juby. Le , les Français libres et les Britanniques attaquent la capitale de l'Afrique-Occidentale française. Il attaque en surface devant le cap Manuel le à la torpille, sans l'atteindre. Il est pris en chasse par les destroyers britanniques et, ne pouvant plonger en raison de hauts-fonds, il est sérieusement endommagé. Alors que le navire coule, l'équipage, et le corps du quartier-maître Lozach, qui est remonté héroïquement à la dernière minute par le lieutenant de vaisseau de Calan, aidé du quartier-maître Le Thomas est repêché par l'aviso La Surprise.
Notes et références
Bibliographie
Catégorie:Classe 1 500 tonnes Catégorie:Nom de bateau