Le Protée est un sous-marin français de la classe tonnes. Lancé en 1930, il appartient à la série M6.
Histoire Développement Le Protée fait partie d'une série assez homogène de 31 sous-marins océaniques de grande patrouille, aussi dénommés en raison de leur déplacement. Tous sont entrés en service entre 1931 (Redoutable) et 1939 (Sidi-Ferruch).
Longs de et larges de , ils ont un tirant d'eau de et peuvent plonger jusqu'à . Ils déplacent en surface et en plongée . Propulsés en surface par deux moteurs diesel d'une puissance totale de , leur vitesse maximum est de . En plongée, la propulsion électrique de leur permet d'atteindre 10 nœuds. Appelés aussi « sous-marins de grandes croisières », leur rayon d'action en surface est de milles à 10 nœuds et en plongée de 100 milles à 5 nœuds.
Mis en chantier le avec le numéro de coque Q155, le Protée est lancé le et mis en service le .
Seconde Guerre mondiale Il est affecté, au début de la Seconde Guerre mondiale, à la de sous-marins, basée à Toulon, qu'il forme avec l'Achéron, le Fresnel et lActéon. Au début de , la DSM est brièvement transférée à Casablanca pour surveiller les Canaries, où se trouvent quelques cargos allemands. La division est affectée au théâtre méditerranéen le , d'abord à Bizerte puis, le Fresnel excepté, à Beyrouth, sous l'autorité du commandant en chef britannique à Alexandrie. Il participe à plusieurs patrouilles dans le Dodécanèse jusqu'à l'armistice du . Le , date de l'entrée en vigueur de l'armistice, il n'entend pas le message lui demandant de rentrer à Beyrouth et, ne sachant que faire, il rallie Alexandrie et se place sous les ordres de la force X. Son commandant reçoit un blâme à cette occasion.
La force X choisit de reprendre la lutte aux côtés des Alliés en , après plusieurs mois de négociations avec les forces françaises d'Afrique, pour former l'Armée française de la Libération. Le Protée quitte Alexandrie le pour entrer en carénage à Oran, dont il sort au début du mois de novembre. Au cours de sa première mission, le , il attaque à la torpille un cargo allemand devant Agay, sans le couler.
Le , sous les ordres du commandant Georges Millé, il part en mission au large de Marseille et disparaît. La Marine française a longtemps cru que la perte du Protée était la conséquence d'un combat en surface avec des navires allemands. Une plongée effectuée par Henri Delauze à bord du Remora 2000 en 1995 a permis de localiser l'épave au large de Cassis à de profondeur et a confirmé la thèse avancée par la Marine américaine depuis les années 1950 : celle de l'explosion d'une mine ; aucun combat avec un sous-marin allié ne figurant dans les archives allemandes.
Un mémorial lui est dédié à La Seyne-sur-Mer sur son lieu de construction, ainsi qu'un autre dans le port de Cassis.
Notes et références
Bibliographie
Voir aussi Liste des sous-marins français Louis Gervais François Laubie
Catégorie:Classe 1 500 tonnes Catégorie:Bateau touché par une mine Catégorie:Navire construit à La Seyne-sur-Mer Catégorie:Bateau lancé en 1930 Catégorie:Navire coulé en 1943 Catégorie:Décembre 1943 Catégorie:1943 en France Catégorie:Épave de la mer Méditerranée Catégorie:Accident impliquant un sous-marin