La fosse 2 dite Nouméa de la Compagnie des mines de Drocourt est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Rouvroy. Le puits est commencé en 1891, et la fosse commence à produire en 1894. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale. De vastes cités sont bâties à proximité de la fosse, ainsi que des écoles, une église, et deux presbytères. Un terril conique 84, 2 Sud de Drocourt, est édifié au nord-est du carreau de fosse. La Compagnie des mines de Vicoigne-Nœux rachète la Compagnie de Drocourt le .

La Compagnie des mines de Drocourt est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Hénin-Liétard. La fosse 2 cesse d'extraire en 1955, à la suite de sa concentration sur la fosse 4 - 5. Elle assure ensuite jusque 1979 le retour d'air des fosses 4 - 5 et 3 - 15. Le puits est comblé en 1979 et le chevalement détruit trois ans plus tard.

Les corons les plus anciens, situés près de la fosse, sont détruits, et remplacés par de nouvelles constructions, mais le reste des cités a été rénové. Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête du puits 2. Le terril 84, haut de , est un des terrils les plus connus du bassin minier. Un lotissement est construit sur le carreau de fosse. En 2009 et 2010, l'église Saint-Louis, ses presbytères français et polonais, et son école des filles, sont inscrits aux monuments historiques. Le terril conique 84, 2 Sud de Drocourt, la cité Nouméa, l'église Saint-Louis et ses presbytères français et polonais, l'école des filles et celle des garçons, ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco.

La fosse

Fonçage thumb|left|La fosse 2 vers 1900. thumb|left|La fosse 2 détruite. Le puits de la fosse 2 est commencé en 1891 à Rouvroy, un peu à l'est du chemin qui va de ce village à Billy-Montigny, et à une centaine de mètres au nord de la Motte-Vireul, à à l'ouest-nord-ouest de la fosse 1.

Le puits est entrepris à l'altitude de . La venue d'eau maximale a été à peu près aussi abondante qu'à la fosse 1. Elle a été rencontrée vers vingt mètres de profondeur, à la tête du niveau, dans les bancs de craie fissurée. Le cuvelage en bois possède dix-huit pans, et règne sur de hauteur. Le diamètre utile du puits est de . Les terrains anciens se sont montrés absolument secs. Ils ont été atteints à la profondeur de . Le terrain houiller est atteint à la profondeur de . Le creusement du puits a été entrepris par le bas.

Exploitation

La fosse commence à extraire en 1894. Le puits est profond de , et des accrochages sont établis à 603 et de profondeur. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale, elle est reconstruite avec des installations plus modernes.

La Compagnie des mines de Vicoigne-Nœux rachète la Compagnie de Drocourt le .

La Compagnie des mines de Drocourt est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Hénin-Liétard. La fosse 2 cesse d'extraire en 1955, date à laquelle elle est concentrée sur la fosse 4 - 5 des mines de Drocourt, sise à Méricourt à à l'ouest. Les installations de surface sont partiellement détruites, mais la fosse 2 assure le retour d'air de la fosse 4 - 5 et de la fosse 3 - 15 des mines de Courrières (sise à Méricourt, à au nord-ouest) jusqu'en 1979, date à laquelle son puits, profond de , est remblayé. Le chevalement est détruit trois ans plus tard.

Reconversion

Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits 2. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Un lotissement est construit sur le carreau de fosse. Le seul vestige de la fosse est le bâtiment des bains-douches, dans un état très dégradé.

Le terril thumb|Le terril 84 vu depuis le sommet du terril tabulaire 101.

Le terril 84, 2 Sud de Drocourt, situé à Rouvroy, est le terril conique de la fosse 2 des mines de Drocourt. Il est accolé au terril 101 du Lavoir de Drocourt, qui a été partiellement exploité. Le terril 84 est haut de .

Le terril 84 fait partie des répartis sur qui ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco. Il constitue une partie du site 48.

Les cités

De vastes cités ont été établies au sud de la fosse 2. Les corons située près de la fosse ont été détruits et remplacés par de nouvelles constructions. La cité Nouméa, l'église Saint-Louis et ses presbytères français et polonais, l'école des filles et celle des garçons, font partie des répartis sur qui ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco. Ils constituent une partie du site 48.

L'église Saint-Louis thumb|left|upright=0.6|L'église. thumb|Le presbytère français.

L'église Saint-Louis en totalité fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .

Le presbytère français

Les façades et les toitures du presbytère français de l'église Saint-Louis de Rouvroy font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .

Le presbytère polonais thumb|left|upright=0.6|Le presbytère polonais. thumb|upright=0.6|L'école.

Les façades et les toitures du presbytère polonais de l'église Saint-Louis de Rouvroy font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .

Les écoles

Les façades et les toitures de l'ancienne école comprenant deux bâtiments, le premier datant de 1895 et le second de 1930-1931, font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le . Un autre groupe scolaire existe plus au sud des cités.

Notes et références

Notes

Références

Références aux fiches du BRGM

Références à

Références à

Références à

Voir aussi

Articles connexes Compagnie des mines de Drocourt Groupe d'Hénin-Liétard Liste des monuments historiques du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classés au patrimoine mondial de l'Unesco, site 48 Liste des puits de mine les plus profonds du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais Église Saint-Louis de Rouvroy

Bibliographie

Fosse 2 Drocourt 2