La famille Amelot est originaire d'Orléans. Elle a eu parmi elle un grand nombre de magistrats et a exercé un grand nombre de charges. Elle a été alliée aux principales familles de la noblesse de robe mais aussi avec quelques grandes familles du royaume.
Branche aînée Jacques Amelot, né en 1504, fils d'un échevin d'Orléans, vint à Paris sous le règne de François I où il exerça comme avocat au Parlement de Paris. Il a été célèbre, plaidant de nombreuses affaires. Devenu seigneur de Carnetin, il mourut le . Son fils aîné et exécuteur testamentaire le fit inhumer en l'église Saint-Martin-des-Champs, avec pose de deux épitaphes. Il avait épousé Jeanne Vialart, sœur d'Antoine Vialart, archevêque de Bourges, et fille de Jean Vialart, avocat au parlement de Paris, puis président au parlement de Rouen et de Jeanne Poncet, sa seconde femme. Jacques Amelot et sa femme eurent au moins sept enfants ... Jean Amelot, qui suit ; Claude Amelot, avocat au Parlement de Paris. Charles Amelot, né en 1550, avocat au Parlement de Paris, correcteur en la Chambre des comptes de Paris, en 1579, puis maître ordinaire de la même chambre en 1585. Il est mort en , à 78 ans. Il avait épousé en 1579 Marie Le Maître (fille de Jean Le Maître, avocat, puis président au parlement de Paris, et de Nicole Habert) qui mourra en , à 69 ans. Il en avait eu : Charles Amelot, seigneur de Laumoïau, premier Maître d'hôtel de Sa Majesté, Grand Maître des Eaux et Forêts au département de Champagne, qui mourra en , apparemment sans postérité. François Amelot, avocat, mort "malade de la peste" en 1585Jean et Charles Amelot sont poursuivis en justice par les marguilliers en exercice pour s'être livrés, en novembre 1585, à des injures et à des voies de fait contre des prêtres de Saint-Nicolas-des-Champs, venus apporter les derniers sacrements à leur frère François, "malade de la peste". Celui-ci avait en effet fait alors un testament par lequel il donnait à la fabrique. Ses deux frères avaient arraché de force ce document. Le procès n'alla pas jusqu'au bout. En 1597 et en 1616, Jean puis Charles acquièrent chacun une chapelle dans ladite église (Arch. nat. MC/ET/IX/115).. Étienne Amelot, mineur, comme sa sœur Marie, lors de la succession de 1579. Marie Amelot, née en 1562, mariée à Étienne Tonnelier, seigneur de Conty en 1579Aux Arch. nat. (cote : MC/ET/LXXXVII/47 folio 245), est conservé leur contrat de mariage. Il est du 4 juin 1579, peu de temps après la mort du père Jacques Amelot. Marie est mineure et c'est son frère aîné, Jean Amelot, qui établit le contrat.. Elle meurt peu après. Jacques Amelot, prieur de Sainte-Opportune à Moussy-le-Neuf, prieur de Notre-Dame de Gournay-sur-MarneVoir acte notarié du 24 juillet 1576 aux Arch. nat. MC/ET/IX/86, puis prieur de Saint-Martin-des-Champs. Il fut assassiné par les huguenots, à Senlis, en 1592Lors de la succession de Jacques I Amelot entre ses six enfants en 1579, Jacques II Amelot n'apparaît pas dans les nombreux actes notariés conservés aux Archives nationales. Il est assez fréquent de ne pas retrouver les religieux dans les partages familiaux, car ils sont désintéressés de la succession lors de leur entrée dans les ordres.. Jean Amelot, seigneur de Carnetin, avocat au parlement de Paris. Il a été pourvu d'un office de Maître des Requêtes en et il devint Président aux Enquêtes en 1580, avant d'être anobli en 1581. En 1589, il fut victime de la Ligue, embastillé et exilé, mais il finit conseiller d'État et mourut en 1600. Il avait épousé Marie de Saint-Germain (fille de Jean de Saint-Germain, bourgeois de Paris et d'Agnès Hervieu) qui, veuve, se remariera en 1601 avec Michel de Marillac, futur garde des sceaux de France. Ils furent inhumés, avec épitaphe, dans la chapelle qu'ils avaient acquise en 1597, dans l'église Saint-Nicolas-des-Champs. Ils avaient eu plusieurs enfants, dont ... Jacques Amelot, qui fonde la branche des seigneurs de Mauregard-Amelot, qui suit ; Jean Amelot, qui fonde la branche des seigneurs de Gournay et de Neuvy, qui suit ; Denis Amelot, qui fonde la branche des seigneurs de Chaillou, qui suit ; une fille mariée à Jacques Prévôt, seigneur de Saint-Cyr, Maître des Requêtes de l'Hôtel ordinaire du roi.
Branche des seigneurs de Mauregard-Amelot Jacques Amelot, seigneur de Carnetin, Mauregard-Amelot et du Mesnil, reçu conseiller au parlement de Paris, le , président de la première chambre des Requêtes du Palais le . Il a été marié à Charlotte Girard, fille de Nicolas Girard, seigneur du Tillay en France, surintendant général des maisons et affaires du connétable de Montmorency, et auparavant conseiller du roi, trésorier des lignes suisses et de Lucrèce de Merle. Ils ont eu : Jacques Amelot, qui suit ; Marie Amelot, baptisée le , mariée le avec César d'Aumont, marquis de Clairvaux et de Nolay, vicomte de La Guerche, gouverneur de Touraine, et sénéchal de Châtellerault, restée veuve le , morte à Paris le ; Charlotte, baptisée le , morte en bas age ; Autre Charlotte, baptisée le ; Élisabeth Amelot, baptisée le ; Charles Amelot, baptisé le ; Anne Amelot, baptisée le , mariée le avec Charles Maignart, seigneur de Bernières et autres lieux, conseiller et commissaire aux Requêtes du Palais, puis maître des Requêtes ordinaire de l'Hôtel du roi, ensuite conseiller d'État ordinaire. Elle est morte à Paris le ; Jacques Amelot, seigneur, marquis de Mauregard-Amelot, le Mesnil-Madame Rance, la Planchette, Carnetin, Beaulieu, Nanteuil-lès-Meaux, et autres lieux, baptisé le , reçu conseiller au parlement de Paris le , maître des Requêtes ordinaire de l'Hôtel du roi le , président du Grand Conseil et conseiller ordinaire du roi en tous ses conseils, premier président de sa Cour des Aides de Paris le . Il a résigné cette dernière charge en faveur de son fils aîné le . Il est mort à Paris le . Il a été marié le avec Élisabeth du Près, fille de Barhélemy du Pré, trésorier-général de France à Moulins, et d'Élisabeth Martin. Elle est morte au couvent des Feuillantines le . Ils ont eu : Jacques-Charles Amelot, marquis de Mauregard, du Mesnil-Amelot, la Planchette et autres lieux, baptisé le , reçu au Grand conseil à 21 ans, puis pourvu, en survivance de son père de l'état et office de premier président de la Cour des Aides par lettres données à Compiègne le , en l'exercice duquel il n'est entré que le . Il fut abbé commendataire de Saint-Nicolas d'Hermières (archidiocèse de Paris), abbé commendataire de Notre-Dame des Alleus (archidiocèse de Poitiers) et prieur commendataire de Notre-Dame de la Daurade (archidiocèse de Toulouse). Il est mort le sans être marié ; César Amelot, mort jeune ; Charles Amelot, marquis de Combronde et de Mauregard-Amelot, baron de Salvert, seigneur du Menil, la Planchette, baptisé le . En 1668, il était conseiller-aumônier du roi, abbé commendataire de l'abbaye d'Hermières (charge dans laquelle il succéda à son frère), dans le diocèse de Paris. Il a été reçu conseiller au parlement de Paris dans la troisième chambre des Enquêtes le , puis président de cette chambre le . Il a renoncé à ses bénéfices et s'est marié par contrat du avec Antoinette de Brion, fille de Jean de Brion, marquis de Combronde, baron de Salvert, conseiller au parlement de Paris, et d'Anne-Marie de la Barde. Il est mort sans enfants dans son château de Salvert, en Auvergne, le .
Branche des seigneurs de Gournay et Neuvy
Branche des seigneurs de Chaillou
Devise de la famille Amelot de Chaillou : Est illis igneus ardor (il y a en eux une ardeur enflammé, c’est pour eux une ardeur ardente, il y a un feu qui brule).
Denis Amelot de Chaillou, seigneur de Chaillou, Bisseuil, Beaulieu et autres lieux. Il a d'abord été conseiller au Grand Conseil, puis reçu maître des Requêtes ordinaire de l'Hôtel du roi, le . Il est envoyé intendant à Limoges en 1616 puis, en 1623, intendant en Saintonge, Aunis, Poitou et La Rochelle. Doyen des maîtres des Requêtes, il résigne sa charge en 1651. Il meurt le . Il a été marié avec :1- le , avec Marguerite du Drac, fille d'Adrien du Drac Racines et Histoire : Famille du Drac (1543-1595), seigneur de Mareuil, conseiller au parlement de Paris, et de Marie Le Prévost (morte en 1596), dame de Grandville ;2- Louise de L'Hôpital, veuve d'Henri de Vaudétar, baron de Persan, fille de Louis de L'Hôpital, marquis de Vitry, chevalier des ordres du roi, capitaine de ses gardes du corps, et de Françoise de Brichanteau de Nangis ;Il a eu de son premier mariage : Jean-Baptiste Amelot de Bisseuil, qui suit ; Jacques Amelot de Chaillou, qui suit ; Marie Amelot de Chaillou, mariée à Charles de Béon de Luxembourg-Brienne (marquis de Bouteville, maréchal des camps et armées du roi, frère de Louise de Béon comtesse de Brienne), dont elle est veuve en 1671. Elle est morte à Paris le ,à 97 ans. Jean-Baptiste Amelot de Bisseuil, vicomte de Bisseuil, naît en 1612. Il est reçu conseiller au Grand Conseil le , et maître de Requêtes ordinaire de l'Hôtel du roi le . Il a reçu ses lettres d'honneur le . De 1657 à 1660, il a fait reprendre par l'architecte Pierre Cottard la construction de l'hôtel Amelot de Bisseuil commencé par son père. Il est mort à Paris le à 76 ans. Il s'est marié avec Charlotte Brûlart, veuve de Louis Frère, premier président du parlement du Dauphiné, et fille de Denis Brûlart, marquis de la Borde, baron de Sombernon et Lantenay, seigneur de Rouvres-sur-Aube, président au parlement de Dijon, et de Marie Massol. Elle est morte le . Ils ont eu : Denis-Nicolas-Anne, baptisé le , mort à onze mois ; Marguerite, née le ; Marie-Jacqueline Amelot de Bisseuil, née le , morte à deux ans ; Jeanne Amelot de Bisseuil, baptisée le , religieuse à l'abbaye Saint-Antoine-des-Champs, à Paris ; Marguerite-Françoise Amelot de Bisseuil, mariée en avec Charles de Bourgoing, seigneur, marquis de Faulin, Coulanges-sur-Yonne, et dont elle est restée veuve le ; Charlotte-Angélique Amelot de Bisseuil, mariée le avec Jean-Baptiste du Deffend, marquis de la Lande, mort veuf en 1717, beau-père de madame du Deffand ; Jacques Amelot de Chaillou, seigneur de Chaillou, reçu conseiller au Grand Conseil en , maître des Requêtes ordinaire de l'Hôtel du roi par résignation de son père, le . Il est mort à Paris, conseiller d'État ordinaire et doyen des maîtres des Requêtes, le , à 82 ans. Il avait épousé le Marie-Valence Lescuyer, fille unique de Pierre Lescuyer, seigneur de Chaumontel, et de Louise Godefroi. Elle est morte le . Il eut : Denis Jean Michel, qui suit. Denis-Jean-Michel Amelot de Chaillou, seigneur de Chaillou, de Châtillon-sur-Indre et des Pruneaux. Il est né le . Il a été reçu conseiller au parlement de Paris et commissaire aux requêtes du palais le , puis maître des Requêtes ordinaire de l'Hôtel du roi le . Il a été pourvu en d'une des six charges d'intendant du commerce, nouvellement créées et supprimée en . Il a fait construire l'hôtel Amelot-de-Chaillou, au 78 rue des Archives à Paris, par l'architecte Pierre Bullet. Il est mort en 1746. Il a été marié le à Philberte de Barillon d'Amoncourt, fille de Jean-Paul de Barillon, seigneur d'Amoncourt de Branges, baron de Châtillon-sur-Indre, conseiller d'État ordinaire et ambassadeur extraordinaire en Angleterre, et de Marie-Madeleine Mangot. Ils ont eu : Jean-Jacques, qui suit ; Denis-Michel Amelot de Chaillou, qui suit ; Valence, baptisée le , morte le ; Marie-Philberte Amelot de Chaillou, née le , mariée en à Henri-Hubert d'Étampes, marquis de Valençay ; Marie-Bonne, née le .