Dictionnaire historique de la Suisse, Berthold de Neuchâtel (vers 1183Il est cité dans une charte d'une donation commémorative de son père datée du 30 août 1196, il y apparaît comme mineur car ce document comporte l'approbation de sa mère. En 1196, il n'a donc pas encore 14 ans (âge de la majorité pour les orphelins de père) et en 1203, il est père de deux fils. - 1259). Il est le fils de et de Comtesse. Co-seigneurCharte du 26 mars 1203 : "Bertoldus comes et dominus Novicastri (Berthold comte et seigneur de Neuchâtel)" (Médiéval Généalogie ) de Neuchâtel avec son oncle , comte de NeuchâtelNotes sur les premiers seigneurs de Neuchâtel, 1979, page 112 : Berthold utilise le titre de comte occasionnellement le 26 mars 1204 et le 9 avril 1218, son domaine constituée de terres sur la rive nord des lacs de Neuchâtel et de Bienne n'était pas suffisant pour lui conférer le titre de comte alors que son oncle , à la tête de plusieurs seigneuries, y avait droit. La mort de Berthold est postérieure au janvier 1259, date à laquelle il appose son sceau à un dernier acte jusqu'au date à laquelle, pour faire suite au partage des domaines réalisé avec son oncle Ulrich, il devient seigneur de Neuchâtel, s'appropriant lui le comté de Neuchâtel et le titre de comte. À partir de la date de décès de son oncle en 1225, Berthold se titre à nouveau comte de Neuchâtel.
Biographie thumb| de Neuchâtel et Richensa de Frobourg
Très jeune à la mort de son père, c'est son oncle , comte de Fenis, d'Aarberg et de Nidau, qui devient son tuteur. C'est sous son tutorat, en 1214, que sont données ses franchises à la ville afin de la repeupler, cet acte était approuvé par l'évêque de Lausanne Berthold de Neuchâtel, ainsi en cas de différends entre le comte et ses sujets ceux-ci pouvaient revendiquer l'arbitrage de l'évêque et même, s'il le fallait, celui du pape. De là vient le droit de l'archevêque de Besançon, en qualité de supérieur à l'évêque de Lausanne, de se prononcer dans des affaires relevant du comté de Neuchâtel en 1373 et 1458Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-César jusqu'en 1722.
En butte avec l'évêque de Bâle qui s'empare et incendie Neuchâtel en 1249, Berthold fait bâtir la ville de Nugerol (ou Neureux) en 1253, aujourd'hui disparue cette localité se situait entre Le Landeron et La NeuvevilleNotes sur les premiers seigneurs de Neuchâtel, 1979, pages 109 à 122.
Durant le règne de est introduit l'établissement d'un « tribunal des Trois-États » à Neuchâtel, composé de chanoines, de bourgeois et de nobles ; en même temps sont créés l'office de « maître-bourgeois » (qualité de magistrat octroyée grâce aux franchises, auparavant ils étaient qualifiés de « ministraux », c'est-à-dire de « serviteurs ») et un « conseil de la ville » avec pouvoir de police et de justice en première instance. Toujours dans la continuation de l'acte de franchises est établi un « banderet » ou « banneret » gardien et protecteur de la ville. Sa création est contenue dans l'article 13 des franchises où il est stipulé que les bourgeois doivent aide au comte en temps de guerre ; ils doivent, pour ce faire, se ranger sous la bannière d'un commandant. En 1236 Berthold et son oncle réalise le partage des terres d' : Ulrich reçoit le comté de Fenis et la seigneurie de Valangin dont le dernier seigneur, Guillaume, venait de décéder. En contrepartie du comté, Ulrich cédait à son neveu la baronnie du Val-de-Travers. Par ce partage l'oncle recevait les terres allemandes « dominia theutonica » et Berthold les terres françaises « dominia gallica ».
Devant le grand nombre de descendants de la maison de Neuchâtel, Berthold décide de différencier les armes : il retient pour lui et ses successeurs un pal de gueules chargé de trois chevrons d'argent.
Mariages et succession
Il épouse RichensaCharte du 26 mars 1203 : "Bertoldus comes et dominus Novicastri (Berthold comte et seigneur de neuchâtel)" donne la propriété de l'église Saint-Moritz à Nugerol avec le consentement de "conjuge sua Richenza (sa femme Richensa)", une autre charte de 1225 qualifie Richensa de "uxoris mee sororis comitum de Froburg (ma femme la sœur du comte de Frobourg)" (Médiéval Généalogie ), fille de , puis NicoleCharte du 29 août 1231 : "Berchtoldus dominus Novicastri (Berthold seigneur de Neuchâtel)" cède la propriété située à "Tesson" avec le consentement de "filii mei (ses fils) Rodolfus (Rodolphe), Hermannus (Hermann), Heinricus (Henri) et uxor mea Nicola (ma femme Nicole)" (Médiéval Généalogie )Monuments de l'histoire de Neuchâtel, Volume 2, Matile, page 1216. De son premier mariage il a : Charte du 20 octobre 1224 "Bertoldus dominus Novi Castri (Berthold seigneur de Neuchâtel)" vend des biens à l'évêque de Lausanne avec le consentement de "uxor mea (ma femme) Riguencia (Richensa) et filii mei Rodulfus (Rodolphe) et Hermannus (Hermann) et Willermus (Guillaume)" (Médiéval Généalogie ) (? - vers 1263/1264), Hermann, (? - après 1239), Guillaume, (? - entre 1224 et 1228), HenriCharte du 22 février 1228 : "B. dominus Novi Castri (Berthold seigneur de Neuchâtel)" renonce à ses droits en faveur de l'abbé de Saint-Jean avec le consentement de "filiorum nostrorum (ses enfants) Rodulfi (Rodolphe), Hermanni (Hermann) et Henrici (Henri)" (Médiéval Généalogie ) (? - après le ), baron de Thielle.
Sources
Notes et références
Lien externe Médiéval Généalogie
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