, dit de Neuchâtel-Nidau (? - décédé entre le et le ), est co-seigneur puis co-comte de Neuchâtel, comte de Fenis, d'Aarberg et de Strassberg, seigneur d'Arconciel-Illens et de Valangin. Il est le deuxième fils d' et de Berthe de Granges.
Biographie Après le décès de son père il devient co-seigneur de Neuchâtel avec son frère de 1191 jusqu'en 1196, puis avec son neveu , fils de , à partir de 1196. Co-comte de NeuchâtelNotes sur les premiers seigneurs de Neuchâtel, 1979, page 121 : Le fait qu'il possède plusieurs seigneuries lui confère le droit de porter le titre de comte alors que l'étendue des terres de son neveu Berthold est insuffisante pour qu'il puisse prétendre à ce titre de 1196, en s'attribuant le titre de "comes et dominus de Novo castro" toujours avec son neveu Berthold, jusqu'en 1218 date à laquelle il devient lui seul comte de Neuchâtel, Berthold lui reste seigneur de Neuchâtel de 1218 à sa mortNotes sur les premiers seigneurs de Neuchâtel, 1979, pages 109 à 122 , .
Il reçoit vers 1170, de l'empereur Frédéric Barberousse, l'office de bailli de Bienne, qui deviendra héréditaire. Ce bailliage comprend le Val-de-Saint-Imier et la montagne de Diesse dont Ulrich devient propriétaireAnnales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-César jusqu'en 1722. En 1180 il reçoit l'investiture de plusieurs fiefs allemands et romands de la part de l'évêque de Lausanne. Il participe à la troisième croisade dont il ne revint qu'en 1190. En 1198 Roger de Vico Pisano, évêque de Lausanne, lui accorde le droit de « battre monnaie », droit que les comtes de Neuchâtel garderont jusqu'en 1225. Il échangeait, en 1218, des seigneuries qu'il possédait sur la Saône contre le Val-de-Travers qu'il érigeait en baronnie. Ce fief sera confié, en 1421, à Jacques de Plancone, dit "le Grand" par , comte de Fribourg-en-Brisgau et de Neuchâtel.
Quatre ans après avoir donné ses franchises à la ville de Neuchâtel et son neveu se partagent leur patrimoine, le dernier demeure seigneur de Neuchâtel et des terres suisse-romandes tandis qu'Ulrich se garde les terres suisse-allemandes et le comté de Neuchâtel, ses actes seront consignés en 1215, 1225 et 1226. Ce partage ne se fait pas sans raison, cette année 1218 et celle du décès de alors recteur de Bourgogne, avec sa disparition ses droits reviennent de fait à l'empereur germanique et à son fils ce qui implique que tous les dynastes qui avaient été soumis à se voyaient dorénavant dépendant immédiat de l'empire germanique. Pour garder son indépendance décide de détacher de la seigneurie de Neuchâtel celles de Nidau, de Büren et d'Aarberg pour en faire un ensemble avec celle de Strasberg (qui était un château situé à Bettlach), d'Illens et d'Arconciel, dans le même temps, profitant de la confusion qui entrainait le transfert des droits à l'empereur germanique il se fait "confirmer" le comté de NeuchâtelNotes sur les premiers seigneurs de Neuchâtel, 1979, page 121, .
Mariages et succession
Il épouse GertrudeCharte de 1190 : "Radulphus de Novo Castro dominus ( seigneur de Neuchâtel)…Ulricus frater eius (son frère )" termine la dispute avec Hauterive avec le consentement de "Berta mater nostra (notre mère Berthe), Bertoldus frater noster (notre frère Berthold), uxoresque nostre (nos épouses) Comitisse (Comtesse) et Gertrudis (Gertrude)" (Médiéval Généalogie ) puis en 1202 Yolande d'UrachLe DHS lui donne pour seconde épouse Yolande d'Urach, fille d', cet et en fait comte d'Urach, descendant de , il a plusieurs enfants dont Yolande et qui sera père d', fille d'Monuments de l'histoire de Neuchatel, Volume 2, Matile, page 1216Manuel généalogique pour servir à l'histoire de la Suisse, comtes de Neuchâtel, branche d'Arconcié, seigneurs de Nidau, de Strasberg, d'Arberg et de Valangin, généalogie d', 1908, page 102 et 103. Il a : Charte du 9 juin 1242 "Rodulphus comes Novi Castri (Rodolphe comte de Neuchâtel) vend des biens à l'abbaye de Saint-Jean, avec le consentement de "fratrum meorum (mes frères) domini Ottonis prepositi Solodorensis (seigneur Othon prévôt de Soleure) et domini Henrici archidiaconi Basiliensis (seigneur Henri archidiacre de Bâle) et domini Ulrici de Arberg (seigneur ) et domini Berthodi de Valengin (seigneur )" (Médiéval Généalogie ), seigneur de Nidau, comte de Neuchâtel, Othon, (? - 1245), prévôt de Soleure, , (? - 1270), seigneur de Valangin puis de Strasberg, Henri, (? - ), chanoine de la cathédrale de Bâle en 1234, archidiacre de Bâle de 1239 à 1259, archiprêtre de Bâle en 1247-1248 et 1257, prévôt de Bâle de 1259 à 1262, prévôt à Soleure 1246 à 1258, chanoine dès 1247, puis prévôt de 1249 à 1256 de Moutier-Grandval, coadjuteur en 1261 puis évêque de Bâle de 1262 à 1274 sous le nom d', , (? - 1276), seigneur d'Aarberg et de Valangin, il épouse Agnès de Montfaucon, GertrudeLes chroniques de Matthias Nuewenburgensis précisent : "Ulricus comitis Novicastri (Ulrich comte de Neuchâtel)" à "multas filias (plusieurs filles)" qui épousent "dominis (les seigneurs) de Toggenburg, de Falkenstein, de Rötellein, de Regensberg, de Grandisono" (Médiéval Généalogie ), (? - 1255/60), elle épouse Diethlem, comte de Toggenbourg, N…, elle épouse comte de Falkenstein, N…, elle épouse Conrad ou Bourcard de Rothelin, Berthe, (? - 1250), elle épouse puis Simon de Grandson, Agnès, (? - ), elle épouse Pierre , dit Perron, seigneur de Grandson.
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Maison de Neuchâtel Liste des comtes de Nidau
Liens externes
Médiéval Généalogie
Notes et références
Catégorie:Seigneur de Neuchâtel Catégorie:Seigneur, comte ou prince de Neuchâtel Catégorie:Histoire du canton de Neuchâtel Catégorie:Décès en 1225