Irina Anatolyevna Privalova (en ), née Sergeyeva le à Malakhovka dans la banlieue de Moscou en RSFS de Russie, est une athlète russe, spécialiste du sprint.

En , elle devient Présidente de la Fédération russe d'athlétismeIRINA PRIVALOVA, NOUVELLE PRÉSIDENTE DE LA FÉDÉRATION RUSSE D'ATHLÉTISME, sur Le Figaro - Sport 24, 14 février 2021 (consulté le 14 février 2021)..

Biographie Carrière sportive Des débuts prometteurs D'abord patineuse de vitesseFiche d'Irina Privalova sur le site des Championnats du monde 1999, IAAF, elle commence sa carrière en athlétisme sous le maillot de l'URSS à la fin des années 80 en remportant le titre national sur 100 mètres en 1989 et en 1990.

En 1990, elle participe aux Goodwill Games, se classant sur 100 mètres et remportant la médaille d'argent sur 4 × 100 mètres avec l'équipe soviétique.

En 1991, elle se révèle au grand public en battant en finale du 60 mètres des championnats du monde en salle à Séville, la grande favorite, Merlene Ottey. Elle descend l'été venu sous la barre des onze secondes sur 100 mètres, se classe des Mondiaux de Tokyo en 1991 à la fois sur 100 mètres et 200 mètres et remporte l'argent sur le relais 4 × 100 mètres avec l'équipe soviétique.

Les Jeux olympiques de 1992 L'année suivante, lors des Jeux olympiques de Barcelone, l'Union des républiques socialistes soviétiques n'existe plus. Irina Privalova court alors pour la CEI, sous le maillot de l'équipe unifiée. Sur 100 mètres, elle remporte la médaille de bronze au terme d'une finale particulièrement serrée où 5 jeunes femmes se départagent en 6 centièmes, le titre revenant à l'Américaine Gail Devers. sur 200 mètres, elle remporte une nouvelle fois l'argent avec le relais 4 × 100 mètres derrière l'équipe américaine.

1993, la montée en puissance L'hiver suivant, elle surclasse ses concurrentes aux Mondiaux en salle de 1993, en s'imposant sur 200 mètres et en battant le record du monde en salle du 60 mètres (toujours d'actualité) en 6 s 92.

Mais l'été venu, Privalova subit de nouveau la loi des sprinteuses jamaïcaines et américaines aux Mondiaux de Stuttgart. Finissant au pied du podium sur 100 mètres (derrière Gail Devers, Merlene Ottey et Gwen Torrence), elle prend finalement la médaille de bronze sur 200 mètres (22 s 13), soit sa première médaille individuelle aux championnats du monde. Elle remporte son premier titre mondial sur 4 × 100 mètres (41 s 49) en terminant le relais de l'équipe russe composé également de Olga Bogoslovskaya, Galina Malchugina et Natalya Voronova, et ajoute une médaille d'argent sur le relais 4 × 400 m, derrière les États-Unis.

1994, année faste L'année 1994 sera celle de la consécration : elle bat le record d'Europe du 100 mètres de Marlies Göhr (10 s 81) avec un temps de 10 s 77. Elle améliore également son record personnel sur 200 mètres en 21 s 87.

Lors des Goodwill Games, se déroulant à Saint-Pétersbourg, Irina Privalova remporte deux médailles d'argent, sur 100 mètres et 200 mètres, devancée à chaque fois par Gwen Torrence.

Aux championnats d'Europe d'Helsinki, elle réalise le doublé sur 100 et 200 mètres, devançant à chaque fois l'Ukrainienne Zhanna Pintusevich. Irina Privalova remporte aussi la médaille d'argent sur 4 × 100 mètres avec le relais russe, derrière l'Allemagne.

En septembre, elle participe à la Coupe du monde des nations d'athlétisme sous les couleurs de la Russie. À cette occasion, Irina Privalova remporte le 100 mètres et le 400 mètres, et termine deuxième du 200 mètres.

Ces performances lui vaudront l'attribution du Trophée de l'athlète européenne de l'année, décerné par l'IAAF.

1995, les débuts de la polyvalence Très polyvalente, Irina Privalova avait déjà réalisé un temps de 49 s 89 sur 400 mètres en plein air en 1993.

Lors de l'hiver 1995, elle poursuit l'expérience sur 400 mètres, et remporte le titre mondial en salle à Barcelone avec un temps de 50 s 23, qui constitue la quatrième meilleure performance de tous les temps. Elle devient ainsi la seule athlète à avoir gagné une médaille d'or en salle sur trois distances différentes, à savoir 60, 200 et 400 mètres. Elle échoue néanmoins dans sa quête d'un titre mondial en plein air aux championnats du monde de Göteborg, en finissant sur 100 mètres, battue par Gwen Torrence et Merlene Ottey et sur 200 mètres, une nouvelle fois devancée par la Jamaïcaine.

Des problèmes physiques et des blessures perturbent sa préparation pendant deux années, en 1996 et 1997.

Les championnats d'Europe de 1998 Elle revient au-devant de la scène en 1998, en grande forme. Déterminée à conserver ses titres européens aux championnats d'Europe de Budapest, elle réalise un incroyable départ en finale du 100 mètres pour finalement se faire battre et déposséder de son record d'Europe par la Française Christine Arron, qui l'emporte en 10 s 73. La Russe quant à elle, réalise un temps de 10 s 83. Sur 200 mètres, elle conserve néanmoins son titre devant l'Ukrainienne Zhanna Pintusevich-Block. Lors de la finale du 4 × 100 m, elle prend le dernier relais largement en tête, avec plus de 5 mètres d'avance sur Christine Arron, mais ne peut résister au finish de la Française, et ne prend que la .

Blessée en 1999, elle renonce à participer au 1/4 de finale du 100 mètres lors des Mondiaux de Séville, alors qu'elle avait pourtant passé facilement le premier tour.

Les Jeux olympiques de 2000 Voyant la domination sans partage du sprint par l'Américaine Marion Jones et souhaitant ménager son physique, Irina Privalova se tourne vers le 400 mètres haies en vue des Jeux olympiques de Sydney. Elle arrive aux Jeux olympiques avec simplement cinq 400 mètres haies dans les jambes, dont une victoire au meeting Herculis de Monaco (54 s 06).

À Sydney, elle réalise alors l'improbable en remportant l'or olympique devant la tenante du titre Deon Hemmings et les championnes du monde Nezha Bidouane (1997) et Daimí Pernía (1999). Elle réalise à cette occasion un temps de 53 s 02. Elle ajoute à son palmarès une derrière médaille, en bronze, avec le relais 4 × 400 m russe. Privalova prend le dernier relais, et réalise un tour en 49 s 6. L'équipe russe pourrait toutefois obtenir la médaille d'argent, à la suite de la disqualification du relais américain victorieux, du fait des aveux de dopage de Marion Jones. Le CIO n'a pour le moment pas encore donné sa décision sur une éventuelle redistribution des médailles.

Fin de carrière et retraite Pour ménager son physique et prolonger sa carrière, elle prévoit alors de se tourner vers le 800 mètres. Mais de nouveaux problèmes physiques la contraignent à tirer un trait sur la saison 2001 et différer son éventuel retour à la compétition.

En 2003, elle s'essaye sur 800 mètres, et réalise un temps de 2 min 09 s 40. Espérant participer aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, elle se prépare à nouveau sur 100 et 200 mètres, mais échoue à se qualifier lors des championnats de Russie : elle est éliminée en demi-finale sur 100 mètres, et termine sur 200 mètres. À presque 40 ans, elle réalisera tout de même un temps de 11 s 32 sur 100 mètres et de 23 s 25 sur 200 mètres.

Après carrière En 2017, elle entre à l'Université d'Etat russe de l'éducation physique, du sport, de la jeunesse et du tourisme à Moscou où elle est à la fois élève et professeur.

En , elle donne son avis par rapport à la suspension de la Russie aux Jeux olympiques (d'été 2016 à Rio et d'hiver 2018 à Pyeongchang) en comparant cette situation à celle qu'elle a vécu aux Jeux olympiques de 1992 lorsqu'elle courait sous bannière neutre.

Le , Privalova alors Vice-Présidente, succède à Piotr Ivanov, qui assurait la présidence par intérim de la Fédération russe d'athlétisme et qui est contraint de démissionner de son poste, à la suite des règles édictées par l'Agence mondiale antidopage (AMA), à l'encontre de la Russie, après les affaires de dopage généralisées à l'ensemble du paysIrina Privalova nouvelle présidente de la fédération russe, sur L'Équipe, 14 février 2021 (consulté le 14 février 2021)..

Vie privée Au début de sa carrière, Irina Privalova s'est mariée et a eu un enfant, Aleksey, né en 1988, avant de divorcer. Elle s'est par la suite mariée avec son entraîneur, Vladimir Parashchuk, ancien sprinteur dans les années 70, avec qui elle a eu deux filles, Mary (née en 2002) et Ekaterina (née en 2006). Vladimir est décédé en 2017.

Aleksey détient un diplôme en économie et fait de la lutte gréco-romaine. Sa première fille, Mariya (née le ), fait du triple saut et remporte la médaille de bronze aux Jeux olympiques de la jeunesse de 2018, tandis que la seconde, Ekaterina, est dans une école de chorégraphie.

Palmarès +Palmarès international Date Compétition Lieu Résultat Épreuve TempsReprésentant l' URSS1989Coupe d'Europe des nationsRome 100 m 11 s 261990Goodwill GamesSeattle 100 m 11 s 25 4 × 100 m 42 s 67Championnats d'EuropeSplit 100 m 11 s 401991Championnats du monde en salleSéville 60 m 7 s 02 200 m 22 s 41Coupe d'Europe des nationsFrancfort 100 m 11 s 29 200 m 22 s 48 4 x 100 m 42 s 51Championnats du mondeTokyo 100 m 11 s 16 200 m 22 s 28 4 × 100 m 42 s 20Représentant l' 1992Jeux olympiquesBarcelone 100 m 10 s 84 200 m 22 s 19 4 × 100 m 42 s 16Finale du Grand Prix IAAFTurin 200 m 22 s 06Représentant la Russie1993Championnats du monde en salleToronto 60 m 6 s 97 200 m 22 s 15Coupe d'Europe des nationsRome 100 m 11 s 08 200 m 22 s 30 4 x 100 m 42 s 79Championnats du mondeStuttgart 100 m 10 s 96 200 m 22 s 13 4 × 100 m 41 s 49 4 × 400 m 3 min 18 s 38Finale du Grand Prix IAAFLondres 100 m 11 s 091994Goodwill GamesSaint-Pétersbourg 100 m 10 s 98 200 m 22 s 23Championnats d'EuropeHelsinki 100 m 11 s 02 200 m 22 s 32 4 × 100 m 42 s 96Finale du Grand Prix IAAFParis 100 m 11 s 02Coupe du monde des nationsLondres 100 m 11 s 32 200 m 22 s 51 400 m 50 s 621995Championnats du monde en salleBarcelone 400 m 50 s 23Championnats du mondeGöteborg 100 m 10 s 96 200 m 22 s 121996Jeux olympiquesAtlanta 4 × 100 m 42 s 271997Championnats du monde en salleParis 60 m 7 s 881998Coupe d'Europe des nationsSaint-Petersbourg 100 m 11 s 04 4 x 100 m 42 s 49Championnats d'EuropeBudapest 100 m 10 s 83 200 m 22 s 62 4 × 100 m 42 s 73Coupe du monde des nationsJohannesburg 100 m 11 s 15 200 m 22 s 61 4 × 100 m 43 s 112000Jeux olympiquesSydney 400 m haies 53 s 02 4 × 400 m 3 min 23 s 46

Records Irina Privalova est l'actuelle détentrice des records du monde du 50 mètres et 60 mètres en salle.

+En plein airÉpreuvePerformanceLieuDate100 mètres10 s 77Lausanne200 mètres21 s 87Monaco400 mètres49 s 89Moscou800 mètres2 min 09 s 40Moscou100 m haies13 s 56 Melbourne400 m haies53 s 02SydneySaut en hauteur1,72 mSaut en longueur6,45 mTallinn+En salleÉpreuvePerformanceLieuDate50 mètres5 s 96 (RM)Madrid60 mètres6 s 92 (RM)Madrid200 mètres22 s 10 (RE)Liévin400 mètres50 s 23Barcelone60 mètres haies8 s 16MoscouSaut en longueur6,48 mBerlinTriple saut13,72 mMoscou

Notes et références

Liens externes

Fiche de Irina Privalova sur le site de L'Équipe Base de données - Athlétisme Vétérans

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