Alphonse Jean Joseph Humbert, ou plus simplement Alphonse Humbert, né le à Paris et mort le Son acte de décès (n°3895) dans les registres de décès du arrondissement de Paris pour l'année 1922 dans la même ville, est un journaliste, militant blanquisteNotice , in Le Maitron en ligne. sous le Second Empire puis membre de la Commune de Paris au cours de laquelle il participe, avec Maxime Vuillaume et Eugène Vermersch, à la rédaction du journal Le Père Duchène. Sous la Troisième République, il devient homme politique radical-socialiste puis nationaliste et antidreyfusard.

Biographie

Alphonse Humbert est le fils de Jean-Baptiste Humbert (1810-1859), dégustateur puis éditeur d'estampes, et d'Adélaïde Lebedel (1815). Une fois ses études terminées, il est employé pendant quelque temps à la pharmacie Raspail, puis se tourne vers le journalisme. Il se signale rapidement comme blanquiste et comme un opposant au Second Empire, écrivant dans un très grand nombre de journaux d'opposition comme "La Marseillaise" de Henri Rochefort ou au "Journal du Peuple". En 1867, il est arrêté avec Charles Longuet, Gaston Da Costa et d'autres militants blanquistes pour avoir crié "Vive Garibaldi !", place de l’Hôtel de Ville, sur le passage de Napoléon III et de l’empereur d’Autriche.

La Commune de Paris et le "Père Duchène" En , il signe l'Affiche rouge et rejoint la Commune de Paris. Durant l'insurrection, il participe à la rédaction du journal "Le Père Duchène" avec les Maxime Vuillaume et Eugène Vermersch. Après l'entrée des troupes Versaillaises dans la capitale, Humbert est arrêté et comparaît le devant le 3e conseil de guerre. Durant le procès, on lui impute la rédaction d'articles injurieux et méprisants ainsi qu'une complicité supposée dans la destruction de la Colonne Vendôme. En définitive, il est condamné aux travaux forcés à perpétuité au bagne de Nouméa (Nouvelle-Calédonie) tandis que Vermersch et Vuillaume sont condamnés à la peine de mort.

Le retour en France gauche|vignette|Caricature par André Gill évoquant le retour en France de Humbert depuis Nouméa.|218x218px En 1879, il est gracié notamment grâce à Georges Clemenceau et épouse, la même année, Laure Le Pelletier de Bouhélier, sœur de Edmond Lepelletier, avec laquelle il aura quatre enfants dont une fille.

En 1886, il devient conseiller municipal de Paris (Grenelle)Alphonse Humbert (1844 – 1922), du bagne (1871 – 1879) à la présidence du Conseil municipal de Paris (1893 – 1894) : un député du au parcours atypique. Résumé d'un article d'Anne-Marie Bel in Bulletin de la Société historique & archéologique du de Paris – . et président du Conseil municipal de Paris en 1893.

Il est député de la Seine. (1893-1902), désormais d'orientation radical-socialiste.

Il disait : .

Il meurt à son domicile 29 boulevard Jules Ferry dans le 11e arrondissement de Paris le

La place Alphonse-Humbert dans le de Paris est ouverte en 1931 en hommage.

En 1879, il épouse Laure Le Pelletier de Bouhélier (née en 1852), sœur d'Edmond Lepelletier (1846-1913), quatre enfants dont une fille survivante : Lucile, épouse Joseph Gaston Selz, compositeur de musique, et postéritéVoir sur la base de Roglo - Alphonse Humbert..

Publications Mon bagne, éditions de la Sorbonne, 2025.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

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