La famille Le Clerc de Juigné, est une famille de la noblesse française d'extraction chevaleresque originaire de l'Anjou et établie dans le Maine, dont la filiation noble prouvée remonte à 1362. Elle hérite au de la terre de Juigné dont elle prend le nom. Ses membres se sont illustrés dans l'armée, le clergé et la diplomatie. Elle s'est éteinte en 1951 en ligne masculine et en 1989 en ligne féminine.

Histoire Henri Jougla de Morenas écrit que La famille Le Clerc de Juigné est connue depuis le début du et établit sa filiation depuis noble Colas le Clerc, seigneur de Juigné et de Coulaines, vivant en 1362. Il ajoute que cette famille aurait donné un chevalier croisé en 1190, dont les armes figurent à la Salle des Croisades du château de Versailles.

Régis Valette écrit en 2002 que la famille Le Clerc de Juigné est une famille de noblesse d'extraction chevaleresque originaire de l'Anjou dont la filiation noble prouvée remonte à 1362 et que cette famille est éteinte en ligne masculine de nos jours..

Sans qu'un lien soit prouvé, des auteurs anciens relient à cette famille : Philippe Le Clerc, chevalier croisé mort en 1098 à la bataille d'Antioche; Guillaume et Humbert Le Clerc, chevaliers croisés en 1188 et Richard Le Clerc, vice-sénéchal des comtés d'Anjou, Touraine et Maine en 1228Anselme (père), Pol Potier de Courcy Histoire généalogique et chronologique de la Maison royale de France, tome IX, partie, 1879, pages 143-148 : généalogie de la famille Le Clerc de Juigné..

La filiation de la famille Le Clerc de Juigné remonte à Roland Le Clerc, seigneur des Roches près de Vihiers en Anjou, mort en 1332, marié vers 1310 à Isabeau Turpin, fille de Jean Turpin, seigneur de Vihiers. Il est donné comme le père de Colas Le Clerc, seigneur des Roches, tué à la bataille de Potiers en 1356, marié en 1332 à Marthe Poussin, fille de Gervais Poussin, seigneur de Juigné, qui apporta par mariage la terre de Juigné dans la famille Le Clerc.

La famille Le Clerc a formé plusieurs branches : Celle de Juigné, éteinte en 1951 en ligne masculine avec Jacques Le Clerc, marquis de Juigné (1874-1951) et en ligne féminine avec sa fille Colette Le Clerc de Juigné (1902-1989) épouse d'Armand de Durfort Civrac, duc de LorgeF. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 628.. Celle de Coulaines, éteinte au Anselme (père), Pol Potier de Courcy Histoire généalogique et chronologique de la Maison royale de France, tome IX, partie, 1879, pages 1019-1023 : généalogie de la famille Le Clerc de Juigné : branches des Roches et de Coulaines.. Celle des Roches, éteinte au .

Cette famille a donné des lieutenants généraux, maréchaux-de-camps et brigadiers des armées du roi, nombre d'officiers supérieurs, des chevaliers de l'ordre du roi et de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, un ministre plénipotentiaire en Russie en 1774P. Louis Lainé, Dictionnaire véridique des origines des maisons nobles ou anoblies du royaume de France..., Volume 1, 1818, page 194..

En 1789, ses membres comparaissent aux assemblée de la noblesse du Poitou, de l'Anjou et de l'Île-de-France.

Famille Le Clerc de Lassigny en Provence À la fin du la famille Leclerc de Juigné reconnu comme parente la famille Le Clerc de Lassigny en Provence, qui serait sorti de la branche des Roches. Cette famille est autorisé par ordonnance du à se nommer Leclerc de Juigné de LassignyLouis Nardin, Histoire de Lorgues, cité franche en Provence, Ed. Parpaillon, 2000, page 146.. Cette famille est éteinte de nos jours.

Henri Jougla de Morenas dans le Grand Armorial de France ne retient pas cette parenté avec la famille provençale Le Clerc de Lassigny.

Personnalités Les ecclésiastiques Guy Le Clerc († 1523), évêque de Léon et aumônier de la reine Claude ; René Le Clerc († 1651), évêque de Glandèves ; Joseph-Ignace Leclerc de Coulaine et de Loué, chanoine de la cathédrale du Mans, en 1690, a refusé toutes les hautes dignités ecclésiastiques. Sa vie a été imprimée au Mans en 1694 ; Antoine-Éléonor-Léon Leclerc de Juigné (1728-1811), évêque de Châlons puis archevêque de Paris (1782), député aux États généraux de 1789 ;

Les militaires Colas (Nicolas ), tué à la bataille de Poitiers ; Jean Leclerc, capitaine des arbalétriers à cheval de Louis de Sancerre, maréchal de France (1387), échanson du roi Charles VI de France (1411) ; Jean II, seigneur de Juigné, cité parmi les gentilshommes angevins qui, en 1441, chassèrent les Anglais de Saint-Denis ; Plusieurs capitaines de cent hommes d'armes, dont René Leclerc, chevalier de l'ordre du roi et capitaine de cent hommes d'armes, pour lequel la seigneurie de Champagne fut érigée en baronnie ; Samuel-Jacques Leclerc, chevalier, baron de Juigné, baron de Champagne et de la Lande, colonel du régiment d'Orléans, tué à la bataille de Guastalla le ; Jacques Gabriel Louis Le Clerc de Juigné (1727-1807), dit le marquis de Juigné, lieutenant général, ministre plénipotentiaire de France en Russie, député aux États généraux ; Léon Marguerite Le Clerc de Juigné (1733-1810), maréchal de camp, député aux États généraux ;

Emery Le Clerc des Roches Emery (ou Méri) Le Clerc, seigneur des Roches, était gouverneur du château de Sablé (1490) et enseigne des gardes du corps du roi Charles VIII.

Il suivit le roi en Italie, au recouvrement du royaume de Naples. À son retour, il combattit, en 1494, près de la personne de ce monarque, à la bataille de Fornoue (1495), où, , ce prince remporta une victoire signalée sur ses ennemis ligués, au nombre de trente mille hommes qui lui disputaient le passage.

Après la mort de ce prince, il continua de servir les rois Louis XII et François , qu'il suivit en Italie, le premier à la conquête du même royaume de Naples, sur Ferdinand II d'Aragon, qui fut fait prisonnier, et le second, à celle du duché de Milan, auprès duquel il fut blessé, à la bataille de Marignan (1515), où le monarque demeura victorieux.

René II Le Clerc de Juigné René II Le Clerc, seigneur de Juigné et de Verdelles, seigneur (1600) puis baron de Champagne (1619), acquit, en 1600, de la maison de Maillé-Bénéhart, la châtellenie de Champagne (Champagne-Hommet, à Avoise).

, dans les guerres civiles, à Henri IV.

En récompense de ses services, la châtellenie de Champagne fut érigée en baronnie en 1615, et il lui fut permis de faire bâtir un château fort à Verdelles.

Il avait épousé, le , Marie (née vers 1560), fille de Nicolas Campaing (vers 1515-1574), seigneur de Fresnay, chancelier du roi de Navarre (1566), et d’Anne Courtin de Rosay.

Urbain Le Clerc de Juigné Urbain Le Clerc de Juigné, qui obtint, par commission du , la lieutenance-colonelle du régiment d’infanterie de Schomberg, levé depuis deux ans. Il combattit avec ce régiment à Épouilles, en 1677, et servit au siège de Puigcerdà en 1678, au siège et à l'assaut de Gironne en 1684.

Brigadier des armées du Roi par brevet du , il fut employé à l'armée de Roussillon, par lettres du , se trouva à la reprise de Saint-Jean-de-las-Baldesès et de Ripouille, et au blocus de Gironne la même année. Il fut nommé inspecteur général de l'infanterie pour le département de Provence, par commission du : il quitta la lieutenance-colonelle de son régiment, passa l’hiver en Provence, retourna servir en Roussillon, et se trouva au siège d'Urgel, à la prise des châteaux de Valence (Espagne) et de Boy, et au secours de Prats-de-Molou, la même année.

Il continua d’inspecter les troupes en Provence pendant l’hiver, servit pendant la campagne de 1692, en Roussillon, où on se tint sur la défensive ; se trouva au siège de Roses (1693), et fut employé brigadier et inspecteur en Provence et au comté de Nice, pendant l’hiver. Par lettres du ; fut employé à l'armée de Catalogne, par lettres du ; il combattit avec la plus grande valeur sur le Ter ; servit aux sièges de Palamós, de Gironne, d’Ostalric et de Castelfollit, qui se rendit le . Il y fut mis pour commander et y passa l’hiver.

Sorti le , de cette place avec huit cents hommes, . Attaqué à Saint-Félix de Pallarole, par le viguier de Vic, avec quatre à cinq mille hommes, il se retira en combattant, jusqu’au pont de Saint-Roch, dont il chassa les troupes qui le gardaient : ce pont passé, il se retira jusqu’à Aulat. . Les ennemis, désespérant de la forcer, y mirent le feu, qui contraignit le de Juigné de se rendre. Il avait été dangereusement blessé, et mourut à Aulat, de cette blessure, le .Son nom est à Versailles sur les tables de marbre ;

Anne Léon Antoine Le Clerc de Juigné Anne-Léon-Antoine Le Clerc (°  † ), comte Léon de Juigné. Il entra au service, en qualité d'enseigne au régiment des Gardes françaises, en 1784.

Émigré en 1791, il servit les Bourbons, en pays étranger, pendant onze ans.

Il fut créé, par Louis XVIII, chevalier de Saint-Louis le , et nommé, le , colonel de la légion (de gardes nationales) de la Seine.

Chevalier de la Légion d'honneur. depuis de , le comte Léon de Juigné était, l'année suivante, colonel du de ligne. Il commanda, en 1823, le de réserve à l'armée des Pyrénées, sous les ordres du duc d'Angoulême.

Louis-Henri Le Clerc de Lassigny de Juigné Louis-Henri Le Clerc (Lorgues - (), Les Arcs (Var) - ), vicomte de Lassigny de Juigné, est entré dans les gardes du corps du roi, compagnie de Luxembourg, le .

Breveté lieutenant de cavalerie le suivant, il a été nommé lieutenant dans le régiment des chasseurs du Gard () à la fin de l'année 1815, lors de la formation de ce régiment.

Le vicomte Henri de Juigné, qui se trouvait en congé à Lorgues à l'époque du retour de l'île d'Elbe, fit partie d'un petit corps de cavalerie qui marcha à sa poursuite de Napoléon jusqu'à Gap (sous les ordres de M. de Perier-la-Garde), gui lui délivra un certificat très honorable lorsqu'il quitta ce corps pour rejoindre les gardes à Paris. Le vicomte de Juigné, en passant à Nîmes, fut présenté au duc d'Angoulême, qui , et qui lui donna l'ordre de continuer sa route pour Paris ; mais ayant appris à Montauban l'occupation de Paris, il se rendit tout de suite à Toulouse où se trouvaient réunis, à cette époque, des militaires des divers corps de la maison du Roi, auxquels il se joignit.

Il ne quitta Toulouse que lorsque le drapeau tricolore y eut été arboré, et il revint ensuite à Lorguesle . Il fut du nombre des jeunes gens de Lorgues qui enlevèrent le drapeau tricolore pour y substituer le drapeau blanc, malgré les menaces du maréchal Brune, dont le quartier général n'était éloigné, à cette époque, que de quelques lieues de Lorgues.

Il était chevalier de la Légion d'honneur (). et chevalier de de l'ordre royal et militaire de Saint-Ferdinand d'Espagne (, autorisation du ).

Les politiques Richard Leclerc, en 1228, bailli et vice-sénéchal d'Anjou, du Maine et de Touraine, après la mort d'Amaury de Craon ; Jean II, conseiller et chambellan du roi René d'Anjou (1450) ; Jacques Gabriel Louis Le Clerc de Juigné (1727-1807), marquis de Juigné, lieutenant général, ministre plénipotentiaire de France en Russie, député aux États généraux de 1789 ; Antoine-Éléonor-Léon Leclerc de Juigné (1728-1811), évêque de Châlons (1764-1781), archevêque de Paris (1781-1791), député aux États généraux de 1789 ; Léon Marguerite Le Clerc de Juigné (1733-1810), maréchal de camp, député aux États généraux de 1789 ; Louis Jean Baptiste Le Clerc de Lassigny de Juigné (1758-1792), comte de Lassigny , député aux États généraux de 1789 ; Olivier Le Clerc de Juigné (1776-1831), député de la Manche ; Victor Le Clerc de Juigné (1783-1871), préfet du Cantal (1818-1820), préfet du Cher (1820-1823), préfet de la Haute-Garonne (1823-1828), préfet du Doubs (1828-1829), préfet d'Indre-et-Loire (1829-1830) ; Charles Philibert Gabriel Le Clerc de Juigné (1762-1819), pair de France ; Charles Marie Le Clerc de Juigné (1764-1826), pair de France ; Jacques Marie Anatole Le Clerc de Juigné (1788-1845), pair de France ; Charles Léon Ernest Le Clerc de Juigné (1825-1886), député de la Sarthe (1871-1876) ;