Les vestiges antiques de Riez sont des vestiges gallo-romains et médiévaux situés sur le territoire de la commune de Riez, dans le département français des Alpes-de-Haute-Provence, en France.

Histoire

Avant l'arrivée des Romains, les Reii Riez est considérée comme l’ancienne capitale des Reii, peuple gaulois qui occupait la butte Saint-Maxime avant la conquête romaine. L’attribution de Riez aux Albices est abandonnée depuis les recherches de Guy Barruol dans les années 1950Michel Heymès (transcription et annotation), « Un manuscrit inédit : Description de la ville de Riez en Provence, par M. J. Solomé, prêtre (1720-1750) », Chroniques de Haute-Provence, n° 360, été 2008, p. 39. Selon la Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, elle relevait soit des Salyens, soit des Voconces.

Une colonie romaine Les Romains fondent une colonie (la Colonia Julia Augusta Apollinarium Reiorum) dans la plaine, qui devient ensuite l'une des treize cités de droit latin de la Narbonnaise, ce qui lui permet de devenir un centre importantJacques Gascou, « Duumvirat, quattuorvirat et statut dans les cités de Gaule Narbonnaise », Epigrafia. Actes du colloque international d'épigraphie latine en mémoire d'Attilio Degrassi pour le centenaire de sa naissance. Actes du colloque de Rome (27-28 mai 1988). Rome, École Française de Rome, 1991. 552. collection « Publications de l'École française de Rome », ). Gouvernée par des quattuorvirsJacques Gascou, , 554., elle bénéficie notamment de la construction, en l’an 3 , d’une voie qui la relie à Aix et traverse le Verdon à Garruby. Une voie figurée sur la Table de Peutinger la reliait à Fréjus ; enfin, une troisième voie est identifiée en direction de Digne.

L’implantation d’une agglomération est attribuée à la présence d’une plaine alluviale ( d'altitude), et à la ligne de sources surgissant au pied de la commune. Les fouilles de Benjamin Maillet en 1842, récemment reprises (en 2003), ont mis au jour un complexe thermal romain. Deux nécropoles ont été fouillées, deux autres sont probables.

Christianisation au Bas-Empire Son siège épiscopal (dont le premier titulaire connu est Maxime, précédemment abbé de Lérins, qui fut consacré vers 434, mourut probablement vers 460 et fut très tôt vénéré comme saint)Pascal Boulhol & alii, Maxime de Riez entre l'histoire et la légende (2014), et n. 137 (début de l'épiscopat en 434) ; et n. 172 (décès vraisemblablement survenu vers 460). Selon les deux sources les plus sûres (le Panégyrique composé par Fauste de Riez et la Vita Maximi de Dynamius de Marseille), Maxime eut au moins un prédécesseur sur le trône épiscopal de Riez : ibid., , n. 137 avec références et sa situation privilégiée (au carrefour entre trois vallées sur une des routes majeures reliant les Alpes à la Basse Provence) permirent ensuite à Riez de conserver son importance pendant tout le Moyen Âge. L’engorgement du Colostre, provoquant des inondations, poussa le village à s’implanter sur la colline Saint-Maxime, où l’évêché fut transféré. La plaine est de nouveau habitée seulement à partir du .

Vestiges

Les colonnes de Riez

Les colonnes de Riez sont les vestiges d'un temple dédié à Apollon. Ils sont composés de quatre colonnes de style corinthien supportent trois éléments d'architrave. La colonnade se dresse dans un pré situé entre le Colostre et l'Auvestre : quatre colonnes romaines monolithes de granit gris, hautes de près de 5, 90 m. et surmontées de chapiteaux corinthiens en marbre blanc, supportent encore une architrave. Elles sont les derniers vestiges d'un temple dont certains ont supposé qu'il était dédié à Apollon, et qui pourrait dater de la fin du de notre ère. Leur particularité est d’avoir été conservées en place depuis l’Antiquité, à l’entrée de la ville. Les Colonnes de Riez ont été classées monument historique dès la liste de 1840. Voir Philippe Borgard, "Riez" (1997), p. 366-366..

Les thermes

Les thermes furent découverts en 1842, ont été fouillés à partir de 1970 Voir Philippe Borgard, "Riez-la-Romaine : deux édifices thermaux méconnus", dans Les Dossiers d'Archéologie, 323 (2007), p. 44-51.. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1983.

Le baptistère

Le baptistère de Riez remonte probablement au . Bâti avec des matériaux antiques en remploi, il appartenait à un premier groupe cathédral aujourd'hui détruit. Comparable au baptistère de Fréjus, dans le Var, il est de plan octogonal inscrit dans une construction de plan carré ; quatre absidioles, dont l'une contient l’autel, se greffent sur les pans coupés et s'enfoncent dans la maçonnerie, sans faire saillie à l'extérieur. Huit colonnes antiques de granit surmontées de chapiteaux corinthiens de marbre, disposées en cercle, entourent la cuve baptismale, dont il ne reste que des débris. La coupole de l'édifice a été refaite au . Le baptistère de Riez est, comme la colonnade antique, classé monument historique depuis la liste de 1840. Sur cet édifice, voir Borgard & Michel d'Annoville (2006/2007)Le baptistère du à Riez.

Références

Voir aussi Bibliographie

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Liens externes

Riez Riez Riez Riez Catégorie:Monument historique dans les Alpes-de-Haute-Provence Catégorie:Monument historique classé en 1983 Catégorie:Riez