Bender Tordeur Rodríguez ( Rodríguez en version originale), robot immatriculé « 2716057 », est un personnage de fiction et l’un des principaux (anti-héros dans son cas) de la série télévisée Futurama. Il fait partie avec son meilleur ami humain Fry et Leela d’un équipage spatial travaillant pour la société de livraison interstellaire Planet Express.
Personnage Bender est un robot du , conçu dans une chaîne d’assemblage de la Fábrica Robótica de la Madre (« Usine à Robots de M’man ») dans la ville de Tijuana, en Basse-Californie au Mexique : lui-même ignorant longtemps qu’il n’était en réalité pas conforme en sortie de chaine de montage (car dénué d’unité de sauvegarde), l’inspecteur 5 à l’époque chargé de l’approuver, attendri par sa petite bouille, outrepassa malgré tout le rejet de son propre chef pour qu’il soit « certifié ». Il en sortit donc avec le numéro de série « 2716057 » en 2996.
Cleptomane, il est aussi passionné par l’argent, égoïste, pervers, vulgaire et cynique. Fumeur porté sur les cigares les plus gros et fumigènes possible — pour l’unique raison de se donner un air « classe », il résiste tant bien que mal à se droguer au « Jack », de l’électricité que des robots « toxicomanes » s’injectent par l’intermédiaire de leur prise du même nom. Les différents sens du nom « bender » correspondent à sa fonction de « tordeur-plieur » ainsi que, dans un registre familier, son caractère autant « bagarreur » qu’adepte de « cuite ». Il exprime aussi régulièrement un suprémacisme robotique vis-à-vis des Humains, qu’il méprise de manière générale (à la seule exception de « son » — ami — Humain, Fry). Il ne supporte de plus aucune critique vis-à-vis de son peuple d’origine. Les répliques cultes appartenant à ses blagues les plus récurrentes, sont « Et mon cul, c’est du Téflon !? », « Bender est génial » ainsi que l’affirmation — par lui-même ou l’un de ses proches — qu’il serait « constitué à 40 % de » quelque chose (changeant selon le sujet ou la situation).
Le , alors que Bender faisait la queue pour utiliser une cabine à suicide de New New York, il rencontre l’Humain du à peine décryogénisé Philip J. Fry, qui devient vite son meilleur ami, collègue ainsi que colocataire.
Apparence Les caractéristiques visibles de Bender sont : sa teinte gris fumée (« […] la couleur de ma finition : ‹ gris vago ›. ») ; son antenne en haut du crâne (qui a pour lui la même valeur connotée que l’organe reproducteur masculin humain) ; ses yeux, semblables à deux ampoules incrustées dans une visière ; sa bouche, ressemblant ordinairement à une grimace figée ; ses membres en accordéon extensibles, dont deux pieds en forme de ventouses rigides et plates comme des sabots ; ainsi que son corps cylindrique — dont la silhouette rappelle une cuve à brassage ou un seau à ordures — et creux dans lequel il emmagasine tout et n’importe quoi (le plus souvent, le butin de ses larcins réguliers ; parfois, une créature ou un individu recroquevillé) grâce à une trappe sur son devant. Il a aussi un amour sacré pour son propre « cul », c’est-à-dire la reluisante plaque inférieure fixée sous son tronc, qu’il enlève ou enfile par ses jambes comme un caleçon (et prétend « lustrer tous les jours »).
Famille Son ascendance n’est pas clairement établie : sa mère est une matrice d’assemblage ; son père, un robot innomé tué par un ouvre-boîte (envenimant son antagonisme envers eux) ; son grand-père, une pelleteuse ; et sa tante Rita, une boîte à musique. Il a aussi un oncle châtelain de Thermostadt en Robo-Hongrie, Vladimir, qui l’a désigné comme l’un de ses héritiers par voie testamentaire, Bender étant son neveu préféré : il se méfie pourtant toute sa vie que celui-ci ne tente de l’assassiner. Il meurt de vieillesse alors que Bender devient une voiture-garoute : il précise par testament qu’il hériterait « à condition toutefois qu’il ne soit pas responsable de ma mort » et « passe une nuit entière dans mon château ». En partant pour le Mexique à la recherche de ses racines familiales, Bender sympathise par hasard avec un cousin robot tordeur (avec une moustache à la mexicaine) également roublard, Doblando Rodríguez, et se redécouvre une famille élargie chez les Rodríguez avec leur matriarche, sa grand-mère maternelle robot industriel Mamitabot, aussi « pochetronne » que lui.
Bender a pour sosie (hormis un postiche au menton) Flexo, également robot tordeur : leurs têtes sont côte-à-côte dans la machine qui les sélectionne pendant leur montage. Ils se rencontrent quand Fry écrase accidentellement Flexo dans une reconstitution du vieux New York. Un autre robot tordeur, simple et honnête fermier lunaire du nom de Billy West qui est son portrait craché, se fera descendre à cause de cette méprise par Bella, la fille cadette outragée de Don Bot.
Il a un fils premier-né qu’il cède au Robot Diable sans le moindre remords, avec beaucoup de brutalité et de bestialité — même selon les critères personnels du concerné. Il a également un second fils, Ben Distributeur Rodríguez, mais doit l’abandonner suite à une mise à jour qui le rend amnésique pour le laisser faire des études et poursuivre son rêve, la même passion que son père : tordre.
Entourage Au-delà de ses comportements antisociaux (atteignant dans les cas les plus extrêmes la psychopathie) ainsi que de son narcissisme décomplexé, il lui arrive de se montrer sensible, comme lorsqu’il déprime car Fry décide d’habiter sans lui et ne peut accepter ses visites, à cause de son antenne produisant des interférences avec les télévisions du voisinage. Capable de se montrer très possessif jusqu’à l’immoralité, il ne supporte pas d’être mis à l’écart par ses amis et peut lorsqu’il est contrarié, aller occasionnellement jusqu’au chantage au suicide pour attirer l’attention.
Peu après leur rencontre, Bender partage avec Fry son appartement 00100100 de l’immeuble Robot Arms à New New York : l’Humain du désirant spontanément devenir son ami à leur premier contact et partageant nombres de points communs avec lui (entre autres une certaine insouciance, le sens de la fête avec leur goût pour l’alcool, le dilettantisme au travail…), Bender malgré certains mauvais tours à son détriment, s’attache sincèrement à Fry et en vient à le considérer à la fois comme son meilleur ami et « seul » ami humain, lui qui les méprise : au point que Fry demeure la seule personne pour qui Bender — qui en temps normal s’aime plus que tout — manifeste à plusieurs reprises la capacité au don de soi, ou dont il pleure la perte lors d’une mort présumée.
Une autre exception — par défaut cette fois — le rattache comme tous les autres robots à un être humain qui jouit de leur reconnaissance universelle : leur conceptrice officielle M’man, propriétaire des usines qui les ont vus naître, et qui est aimée d’eux comme une mère symbolique recevant tous les ans à cet égard leurs cadeaux affectueux (le sien compris) au cours de la fête des Mères.
Parmi ses collègues de Planet Express, le personnage qui moralement parlant reste le plus souvent antagoniste au robot immoral et tire-au-flac à travers la série est la capitaine d’équipage Leela qui, bien qu’elle finisse par progressivement accepter ses défauts — ou s’y habituer de guerre lasse — et se montre parfois même compréhensive envers lui, est en comparaison une employée modèle (selon les critères de Planet Express) habituellement aussi diligente qu’autoritaire dans le cadre de leur travail, et qui sert plus souvent que les autres de boussole morale ainsi que de voie de la raison au sein de l’équipe, notamment en s’opposant à ses fautes ou bêtises — ce qui n’empêche pas à la cyclope de céder elle-même ponctuellement à ses propres travers : Bender et elle conservent en dépit de cela une relation globalement amicale au cours de l’histoire, dont l’ambivalence est renforcée par l’amour pour Leela que son meilleur ami humain développe et entretient tout du long.
Pour ce qui a trait à ses soucis techniques ou existentiels de robot, leur patron un peu sénile et savant fou sur les bords le Farnsworth, peut en qualité d’inventeur scientifique (qui se révèle être le concepteur originel de ses semblables à l’époque où il travaillait pour M’man), en constituer selon la situation du moment la solution et/ou le problème.
Il parle couramment chinois, ce qui lui permet de s’adresser à Amy sans que les autres personnages ne s’en rendent compte. Il tente d’assassiner son collègue le Zoidberg pour pouvoir le cuisiner : il est comme une espèce de homard extra-terrestre, et Bender est passionné par la cuisine. Il y mettrait d’ailleurs du sel à hauteur de « 10 % de moins que la dose mortelle ». Dans le cas du bureaucrate Hermes, il assume « ne pas l’encadrer du tout » jusqu’à ce qu’ils sympathisent, à l’issue d’un voyage à deux finissant à son usine natale du Mexique en essayant de retrouver l’inspecteur 5 (Bender ignorant que les deux Humains concernés sont en vérité une seule et même personne).
Leurs débuts avec Nibbler, la mascotte informelle de Planet Express récupérée sur Vergon 6 et adoptée comme « animal de compagnie » par Leela, se passent tellement mal qu’il en vient à évacuer le Nibblonien glouton (pour avoir suscité trop d’attentions et englouti la pièce montée par le robot pour son anniversaire, mais avant qu’il n’ait pu se faire mousser auprès de l’équipe) dans les égouts de New New York par le siphon des toilettes, sans aucune espèce de remords ni de compassion face au chagrin de sa collègue cyclope : du moins, avant de se faire implanter de force une puce à émotions pour le contraindre à éprouver de l’empathie, ce qui le poussera — par incapacité à encaisser le sentiment de culpabilité — à partir à sa rescousse avec Fry et elle dans les bas-fonds de la ville.
Concernant Scruffy, dont la discrétion le rend anecdotique auprès de tout le monde, il lui est pour ainsi dire totalement indifférent au point même d’oublier son existence : quand l’Escroc Extra-terrestre Nudar menace d’abattre le concierge de Planet Express avec son désintégrateur pour s’assurer de la coopération de Bender, alors que Scruffy est présent depuis le début — et que le robot lui-même leur est déjà soumis par le Virus de l’Obéissance, sa seule réaction spontanée est de lever les mains au ciel avec un « Je le connais même pas ?! » sincèrement dubitatif.
Amours Bender a de nombreuses idylles durant la série, toutes de courte durée et pour la plupart superficielles : étant souvent le fait de son caractère jouisseur, volage et irresponsable, certaines de ces histoires deviennent tout de même sérieuses ou conséquentes pour le robot tordeur.
Les plus notables sont avec :
Épisode Personnage RacePour des raisons historiques dans la diégèse de l’œuvre, les relations « robosexuelles » (Humain‑robot) ont été rendues taboues avant le début de la série. Sexe Type Détails 1×02 Choupinette Robot Féminin Véhicule(transformable) Fille aînée du fermier lunaire ; rencontrée opportunément à la ferme hydroponique familiale. 1×10 Comtesse de la Roca Mondaine Dame de la noblesse robotique ; coup de foudre rencontré au cours d’une croisière spatiale sur le Titanic Ⅱ. 3×01 Robot meuf Meuf Dirigeante misandre d’Amazonia déguisée en « Ordinatrice » ; rencontrée inopinément en découvrant son secret. 3×05 Manchote plutonienne Animale(extra‑terrestre) Manchote Habitante de Pluton ; femelle rencontrée suite à sa réinitialisation accidentelle en « semblable ». 3×06 Angéline Robot Tordeuse Ancienne femme de Flexo ; collègue rencontrée dans leur usine de tordage de métaux. 3×15 Lucy Liu Humaine(Tête en Bocal) Actrice Actrice populaire du siècle ; la séduit après avoir vertement sermonné Fry sur sa propre idylle « inacceptable » avec une copie robotique de la concernée.