Le mufti de la République tunisienne (), parfois appelé mufti de la Tunisie, est la plus haute autorité religieuse du pays. Il assume les fonctions de conseiller, de référence et de représentant de l'État concernant les affaires religieuses islamiques.
Nommé par le président de la République, parmi les oulémas du pays, le mufti de la République, qui a rang de ministre., siège au cabinet du mufti (Diwan Al Ifta.) qui est rattaché à la Présidence du gouvernement.. Il est assisté dans son travail par des cadres.
Contexte La fonction de mufti en Tunisie s'inscrit dans une longue tradition institutionnelle remontant à l'époque médiévale. Toutefois, c'est sous la dynastie des Husseinites (1705-1957) que cette fonction se structure davantage. Les Husseinites organisent un système judiciaire dans lequel les muftis occupent une place centrale. Un premier mufti (bach mufti) se trouve à la tête de la hiérarchie religieuse, tandis que d'autres muftis exercent des fonctions importantes dans les tribunaux et les conseils juridiques.
Après l'indépendance de la Tunisie en 1956, les réformes judiciaires suppriment les tribunaux religieux et mettent fin à l'ancien système judiciaire. À la suite du décret du portant réorganisation des institutions musulmanes et création de la fonction de , il ne subsiste alors qu'un seul mufti pour l'ensemble du pays ; Mohamed Abdelaziz Djaït assume cette charge à compter du .. Le , le président Habib Bourguiba appelle à rompre le jeûne et lui demande une fatwa. Puisque celui-ci s'y oppose, il est démis de son poste qui est laissé vacant durant deux ans..
La fonction est renommée avec le décret du . et confiée à Mohamed Fadhel Ben Achour. Cette fonction, qui occupe initialement un emploi de haut rang dans la fonction publique, conserve un rôle uniquement consultatif dans les affaires religieuses..
Fonctions Répondre aux questions relatives à l'islam, par correspondance ou de façon directe ; Représenter la République tunisienne dans les séminaires scientifiques et les académies internationales islamiques, en y présentant des études spécifiques ; Délivrer les certificats de conversion à l'islam à la demande des non musulmans de tous pays et nationalités ; Donner avis et conseils au sujet, des documents, politiques et études en rapport avec l'islam ; Fixer le début de chaque mois du calendrier hégirien et des fêtes religieuses en se basant sur l'observation du croissant lunaire et l'aide du calcul astronomique ; Fixer le montant de la zakât.
Liste
vignette|Mohamed Fadhel Ben Achour, le premier mufti de la République (1962-1970).
+ImageMuftiMandat80pxMohamed Fadhel Ben Achour.80pxMohamed El Hédi Belkadhi.80px.80px.80pxKameleddine Djaït.80pxOthman Battikh.80pxHamda Saïed.80pxOthman Battikh.80pxHichem Ben Mahmoud.en cours
Références
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