Talcini ( ) est une ancienne piève de Corse. Située dans le centre de l'île, elle relevait de la province de Corte sur le plan civil et du diocèse d'Aléria sur le plan religieux.
Géographie Situation La piève de Talcini occupe une dépression entre les vallées du Golo et du Tavignano.
Elle a pour pièves voisines :
Habitat La piève de Talcini correspond au territoire des communes suivantes : Castirla ; Soveria ; Omessa ; Tralonca ; Santa-Lucia-di-Mercurio ; Corte.
Histoire Au début du , la piève de Talcini était composée des communautés de Santa Maria de Talsini, Corte, Omessa, Santa Lutia, Tralunca, lo Soarello, Castirla.
Tous les pays situés sur les deux rives du Golo obéissaient aux AmondaschiAprès avoir chassé les Sarrasins de la Corse, Ugo Colonna donna à Amondo Nasica qui l'avait accompagné sur l'île avec Guido Savelli, Avoglino (ou Giovellina) avec tout le bassin du Golo. Leur chef Amondino Nasica s'en alla dans le « Delà des monts » ; il occupa le territoire de Cinarca ; il dépouilla de leurs châteaux les seigneurs de la Catena et de Giunepro, puis s'empara de la pieve de Vico. Dans le « Deçà des monts », il se rendit maître des pièves de Venaco et de Talcini. Mais les gentilshommes de Tralonca se révoltèrent encore contre eux à Talcini et leur enlevèrent les chapelles de cette pièveNote de l'abbé Letteron : .
Truffetta de Covasina alla à son tour attaquer à Talcini les Amondaschi. Avec l'aide d'autres familles, il s'empara de Corte qu'il fortifia. Giovanni della Grossa in Chronique, traduction de Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse, Bulletin de la Société des sciences historiques & naturelles de la Corse – Tome I - 1888. .
vignette|300 px|Talcini en 1737 du Cap. Vogt, cartographeLe capitaine Vogt faisait partie des troupes auxiliaires de l’empereur Charles VI en Corse
Vers 1520, la piève de Talcini avait pour lieux habitésCORSE : Éléments pour un dictionnaire des noms propres : Santa Maria de Talsini, village disparu à proximité de l'église Santa Mariona ; Corte, Corte Omessa, Omessa Santa Lutia, Santa-Lucia-di-Mercurio Tralunca, Tralonca lo Soarello, Castirla, Castirla.
Le , par le traité de Versailles, Gênes charge la France d’administrer et de pacifier la Corse. Passant sous administration militaire française, la piève de Talcini devient en 1790 le canton de Talcini, lui-même démembré en 1793 et réparti entre trois nouveaux cantons : canton de Corte formé de Corte ; canton de Golo formé avec Castirla, Omessa, Soveria et les communes du canton de Giovellina ; canton de Mercurio formé avec Santa-Lucia-di-Mercurio, Tralonca et les communes du canton de Bozio.
La pieve civile Au début du , l’abbé Francesco Maria Accinelli à qui Gênes avait demandé une estimation des populations de Corse, avait rédigé un texte manuscrit en langue italienne à partir des registres des paroisses. Il avait écrit : Francesco Maria Accinelli in L’histoire de la Corse vue par un Génois du - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974.
Selon le cartographe Domenico Policardi, la pieve de Talcini faisait partie de la province d'Aléria, se trouvait dans le préside de Corte et dans le ressort de sa juridictionCarta dell'isola di Corsica, dedicata a sua eccelenza il signor Giuseppe Rocco Boyer de Fonscolombe commendatore, e gran croce dell'ordine di San Michele di Baviera, governatore della citta d'Hieres in Provenza / Domenico Policardi capitano ingegniere 1769. Talcini comptait 300 habitants et le préside de Corti 400 habitants. Selon Accinelli, la province de Corte comptait habitants et était composée de huit pievi : Talcini, Venaco, Castello, Bozio, Giovellina, Vallerustie, Niolo, et Rogna.
Accinelli fit le commentaire suivant : .
La pieve religieuse Talcini relevait de l'autorité épiscopale d'Aléria. De Agostino Giustiniani qui, entre 1522 et 1531, écrivait dans son Dialogo nominato Corsica :
Au début du , Francesco Maria Accinelli décrivait ainsi l'évêché qui comprenait toujours 19 pievi : .
Le centre de la pieve
Santa Mariona était l'église principale de la piève de Talcini. Elle était probablement l'église piévane (ou "piévanie, ou "pieve") du Talcini.
L'église pisane de Santa Mariona depuis longtemps ruinée, avait été bâtie au Geneviève Moracchini-Mazel propose de dater l'église Santa Mariona de la deuxième moitié du sur les flancs méridionaux de la Serra d'Avena, à environ « à vol d'oiseau » au nord de Corte, à d'altitude, dominant l'ancienne route nationale 193 renommée RN 2193.
La découverte de fonts baptismaux lors d'un sondage effectué en 1973 permet d'établir que l'église fut la chiesa matrice (église principale) si ce n'était la plebs baptimalis de la piève de Talcini.
Au début du , l'église de Santa Mariona, Pieve de Talcini, se trouve sur le territoire de la commune de Corte, à trois kilomètres environ du centre de la cité. Elle a fait l'objet d'études archéologiques par Pergola PhilippePhilippe Pergola. Une pieve rurale corse : Santa Mariona di Talcini. Problèmes d'archéologie et de topographie médiévales insulaires. In Mélanges de l'École française de Rome. Moyen Âge, Temps modernes T. 91, N°1. 1979. pp. 89-111. Selon celui-ci, , dans un contexte de reconstruction pisane. En note de bas de page, Philippe Pergola précise : .
En 1589 elle était déjà en ruines selon un compte-rendu du visiteur apostolique Mascardi.
Voir aussi Articles connexes Liste des pièves de Corse Cortenais
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Piève de Corse