Claude-Ignace François Xavier Alexis Franchet de Rans, né en 1722 à Besançon est un évêque catholique franc-comtois, évêque auxiliaire de Besançon en Franche-Comté de 1756 à sa mort en 1810Claude-Ignace Franchet de Rans dans la base historique du clergé comtois.

Biographie Claude-Ignace Franchet de Rans est né d'une famille franc-comtoise originaire de PontarlierAnnales fribourgeoises, 1919, page 63., anoblie en 1552Clovis Guyornaud, Album franc-comtois, 1842, page 16 . Il est le fils de Charles-Ignace Esprit Franchet, seigneur de Rans, marquis de Franchet en 1745Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, volume XIX, 1927, page 203., conseiller au parlement de Franche-Comté, et de Jeanne de Masson d'Autume. Il est baptisé le dès le lendemain de sa naissance.

En 1745, à l'âge de 23 ans, il est reçu chanoine prébendé du chapitre métropolitain de Besançon, seigneur prébendier d'Audeux et Rans (prébende de Tarcenay dite Levert), en 1750 il est seigneur prébendier de Longepierre et La Chaux (prébende de Mont-lès-Salins)Histoire de l'église, ville et diocèse de Besançon par François-Ignace Dunod de Charnage, 1750 p395. La même année 1745 il est nommé prieur commendataire du prieuré de Saint Pancrace les Fontaines, titre qu'il conservera jusqu'en 1756.

Après la mort en 1754 de Pierre-François Hugon, évêque auxiliaire de Besançon, évêque titulaire de Philadelphie-en-Arabie et vicaire général du diocèseFiche de Pierre-François Hugon sur www.catholic-hierarchy.org, il est nommé en 1756 vicaire général du diocèse et le de la même année évêque titulaire de Rosy en Syrie, suffragant de BesançonAlmanach royal, 1790, page 68., par le cardinal de ChoiseulHistoire des diocèses de Besançon et de Saint-Claude par M. Richard, 1851 p432. Il poursuit son ascension au sein de l'église diocésaine en devenant en grand trésorier du chapitre et abbé commendataire de l'abbaye de Balerne ; en 1769 il est nommé grand chantre, le grand archidiacre et enfin en haut doyen du chapitre.

Après la Guerre de Dix Ans et la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV, de nombreux édifices religieux sont détruits ou ruinés. Au , la paix enfin retrouvée, un grand mouvement de reconstruction a lieu dans les villes et villages donnant lieu à l'essor du style baroque dans la région. On retrouve donc le nom de Monseigneur de Rans dans beaucoup d'églises de cette époque qu'il a consacrées comme l'église de Borey ou celle de RecologneHistoire de l'église de Recologne.

Pendant la Révolution

Suite la proclamation de la Constitution civile du clergé, de Rosy fait partie des prêtres insermentés, mais étant donné son grand âge (70 ans) il n'est pas emprisonné lors de la rafle des prêtres non jureurs du . Il est toutefois expulsé du territoire français le et trouve refuge à Soleure en Suisse où avaient fui l'archevêque et le vicaire général de Chaffoy. Après le décès de de Durfort le à Soleure, il devient administrateur du diocèse de Besançon comme son titre de Haut doyen du chapitre le lui accordait. Toutefois la charge effective en est assurée par l'évêque de Lausanne qui la confie à un autre vicaire général de de Durfort, l'abbé de Chaffoy. L'évêque de Rosy appose sa signature sur de nombreuses lettres écrites par les évêques français exilés à SoleureDocuments inédits relatifs aux affaires religieuses de la France 1790-1800 par le R.P Augustin Theiner, .

Après la Révolution

Après le Concordat de 1801, il revient à Besançon. Lors de l'entrée officielle du nouvel archevêque Claude Le Coz, de Rans à la tête du clergé bisontin accueille le prélat porte d'Arènes accompagné du maire de Besançon Antoine Louis Daclin. Ayant rétabli le chapitre métropolitain qui avait été dissout le par l'assemblée départementale, Le Coz nomme Franchet de Rans chanoine honoraire. Toutefois Franchet qui ne partage pas les vues du nouvel archevêque, continue d'administrer le sacrement de confirmation dans le diocèse sans autorisation de l'évêque. Les autorités ne s'en inquiétèrent pas vu son âge avancé.

de Rans décède le à Besançon. Il est inhumé à Rans où sa famille possédait le châteauDictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté et des hameaux qui en dépendent, classés par département: département du Jura, Volume 5, 1837, page 410..

Parenté Claude-Ignace Franchet de Rans est l'oncle de l'abbé François-Marie Franchet de Rans né en 1769 qui était chanoine de la cathédrale et chambrier de l'archevêque de Besançon.

Postérité Claude-Ignace Franchet de Rans a laissé son nom à l'hôtel de la Palud à Besançon, qui fut appelé hôtel Franchet de RansInventaire général du patrimoine culturel de France-Hôtel dit de la Palud puis Franchet de Rans. Situé dans le quartier capitulaire de Besançon cet hôtel lui servit de résidence jusqu'à la Révolution.

Voir aussi Articles connexes Évêque Archidiocèse de Besançon

Bibliographie René Surugue, Les archevêques de Besançon : biographies et portraits, Besançon, 1931 Jean-Marie Thiébaud, Les Francs-Comtois de la Révolution, Pontarlier, 2 vol, 2006. Abbé Loye, Histoire de l’Église de Besançon, 1903, tome IV, p343

Notes et références

Catégorie:Évêque de Besançon Catégorie:Prêtre catholique français du XVIIIe siècle Catégorie:Religion pendant la Révolution française Catégorie:Naissance en janvier 1722 Catégorie:Décès en février 1810 Catégorie:Décès à 88 ans Catégorie:Décès à Besançon