The Beatles Live! at the Star-Club in Hamburg, Germany; 1962 est un album double non officiel de ce groupe rock britannique, enregistré en direct, au Star-Club de Hambourg, fin . À ce point de leur carrière, les Beatles ont un nouveau batteur engagé durant l'été, Ringo Starr, ont en poche un contrat avec le producteur George Martin et le label Parlophone, division d'EMI, ont publié leur premier single, Love Me Do et ont enregistré le suivant, Please Please Me qui marquera en 1963 le début de la Beatlemania.
Ce bootleg, de piètre qualité sonore et rejeté par les Beatles, est le témoignage de leurs débuts dans les quartiers chauds de Hambourg. Il est publié en 1977 dans des versions quelque peu différentes en Europe et en Amérique.
Historique
vignette|gauche|L'entrée du Star-Club en 1968; le « point de rencontre de la jeunesse ». Les Beatles ont fait leurs dents dans les clubs de Hambourg ; ils y sont devenus professionnels. Les conditions de vie étaient difficiles et ils passaient de longues heures sur scène. Lors des deux premiers séjours en Allemagne de l'Ouest, d'août à et d'avril à juin l'année suivante, le groupe, qui avait comme batteur Pete Best, fut sur scène pour un total de 918 heuresLewisohn, (à coup de 4½ à 6 heures par soir, six fois par semaineLewisohn, pages 351 et 427). Durant leur troisième séjour, du au , ils jouèrent de trois à quatre heures par soirLewisohn, . Pour leurs deux derniers contrats au Star-Club, du au et du 18 au , avec Ringo Starr maintenant membre du groupeLewisohn, ., ils n'avaient qu'à jouer trois heures par soir, sept soirs par semaine avec une pause d'une heure après chaque heure de prestation..
À leur dernier séjour à Hambourg, ils étaient deuxième tête d'affiche derrière Johnny and the Hurricanes (groupe instrumental américain très populaire en Allemagne de l'Ouest à l'époque) et devant The Strangers, (deux groupes de Liverpool), Tony Sheridan, Roy Young. (qui jouaient dans le groupe en résidence du Star-Club) et Carol Elvin (une chanteuse de Londres). Malgré le fait qu'ils avaient de meilleures conditions, étaient mieux rémunérés 637,50DM (57£) chacun par semaine contre 180,00DM (15£) lors de leur première visite. et logés gratuitement avec chacun une chambre à l'hôtel Pacific située non loin, le groupe n'avait plus la motivation de rester à Hambourg. Ils avaient un contrat en poche avec EMI, un 45 tours dans les « charts» et un second d'enregistré, mais ils se devaient de respecter un contrat signé antérieurementLewisohn, . vignette|Plaque mémoriale derrière le Star-Club sur la rue à Hambourg. Un soir La date exacte est inconnue. Dans un reportage de la BBC en 1973 (Youtube : Lost Beatles Tape Discovered (BBC 1973)) Taylor affirme que l'enregistrement a été fait la veille de Noël 1962. durant cette ultime visite dans le quartier Sankt Pauli, Ted « Kingsize » Taylor demande à Barber a fait partie des , un autre groupe de Liverpool, et maintenant responsable de la scène au Star-Club. Source : Gottfridsson d'enregistrer la performance de certains des groupeshttps://books.google.ca/books?id=BiUEAAAAMBAJ&pg=PT7&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false à l'aide d'un magnétophone Philips RK 14 quatre pistes mono (aussi connu par son numéro EL3541)Les quatre pistes sont ici indépendantes, c'est-à-dire qu'on peut enregistrer sur une piste ou sur l'autre et ensuite inverser la direction et enregistrer les deux autres. Quatre chansons différentes pourraient être sur la même longueur de ruban. Source : Gottfridsson - Record Collector Magazine Partie 2. Il n'utilise qu'un seul microphone Sennheiser qui est placé devant la scène suspendu du plafond. près de John Lennon et son amplificateur.. Au moins trois tours de chant des Beatles ont été enregistrés et seules cinq chansons ont été jouées deux fois parmi les 37 chansons enregistréesLewisohn, Les chansons I Saw Her Standing There, A Taste Of Honey, Roll Over Beethoven, Ask Me Why et To Know Her Is To Love Her ont été enregistrées deux fois et deux reprises inédites, My Girl Is Red Hot de Billy « The Kid » Emerson (avec Roy Young au piano) et Road Runner de Bo Diddley, n'ont pas été publiées sur ce disque.. pour un total de quarante-deux prestations différentesVoir note sur Twist and Shout.. sans compter les enregistrements des autres artistes. De retour à Liverpool, Taylor transfert tous ces enregistrements sur le magnétophone deux pistes Grundig TK 120 de son père.
En plein cœur de la « Beatlemania », Taylor tente de vendre les bandes à l'imprésario Brian Epstein. Celui-ci n'en offrit que 20£https://news.google.com/newspapers?id=UlwlAAAAIBAJ&sjid=Z6EFAAAAIBAJ&pg=878%2C2871872. Taylor refuse son offre et en 1968 ou 1969, il remet les bandes à John Seddon, un producteur local, propriétaire de Studio One sur Temple Street, pour qu'il puisse améliorer le son. Peu après, le studio est contraint de fermer et Taylor doit recupérer les bandes qui ont été laissées dans le studio abandonné. Ceci fait, avec l'aide d'un vieil ami des Beatles, Bill Harry, il prend contact avec quelques maisons de disques, telle Polydor, mais comme le groupe était déjà sous contrat par EMI au moment de l'enregistrement, toutes déclinent de prendre le risque de publier ces enregistrements. En revanche, la section juridique de la compagnie découvre un moyen de détourner cet obstacle en autant que tout demeure secret. Mais un article sur ces bandes, écrit par Ed Blanche de la Associated Press, est publié dans plusieurs journaux ce qui met alors un terme au projet. En 1973, avec l'aide d' (le premier gérant du groupehttp://abbeyrd.best.vwh.net/lingsong.htm ), il contacte, à tour de rôle, George Harrison et Ringo Starr qui sont emballés par la nouvelle de l’existence de ces bandes mais qui rapidement déchantent dû à la très mauvaise qualité du son. Apple refuse donc d'en faire l'acquisition.. Paul MurphyPaul Murphy est le gérant de Tony Sheridan et produit, en 1964, l'enregistrement des nouvelles paroles de Sweet Georgia Brown sur la bande enregistrée par les Beatles à Hambourg en 1962 (Sources : Gottfridsson - Record Collector Magazine Partie 1 et http://thebeatles-collection.com/wordpress/2012/02/04/sweet-georgia-brown-nobodys-child-polydor-nh-52906/). Ce musicien a fait partie des Raving Texans, groupe précurseur de Rory Storm and The Hurricanes qui a eu dans ses rangs Ringo Starr (Sources : Lewisohn - Tune In et Bill Harry http://www.triumphpc.com/mersey-beat/a-z/johnnyguitar-diaries4.shtml)., dirigeant de Buk Records (label associé à Polydor, ayant existé de 1974 à 1977.), les achète en 1974 pour la somme de . Il s'associe à Lee Halpern et une société américaine Double H Licensing Corp qui engagent le producteur Larry Grossberg, l'ancien agent d'Andy Warhol et de Mohamed Ali., afin d'effectuer la restauration des bandes, au Sound Ideas Studio de New York, au coût de plus de 100 000$US. Ces enregistrements sont finalement publiés sur étiquettes Lingasong (en Angleterre et en Amérique du Nord) et Bellaphon (en Allemagne de l'Ouest), à peine un mois avant la mise en marché de l'album « live » officiel The Beatles at the Hollywood Bowl. Sur l'édition américaine, pour des raisons de droits d'auteurs, quatre titres, dont les deux écrits par John Lennon et Paul McCartney, ont été remplacées, ce qui fait que celle-ci ne contient que des reprises. Une version australienne intitulée The Beatles Historic Sessions, calquée sur la version européenne, a été publiée par le label Telmak la même année..
Afin de brouiller les pistes et tenter de s'éviter des tracas juridiques, les notes de la pochette indiquent faussement que . Ces enregistrements de ont un intérêt surtout historique, car la qualité du son est pauvre. La société Double H s'étant dissoute, la propriété des bandes revient donc à Larry Grossberg. À partir de 1998, les Beatles ont pris le contrôle des droits légaux de ces enregistrements et ont empêché toute commercialisation subséquente des bandes qu'ils jugent médiocres http://www.thebeatles.org/album/live-at-the-star-club. Des versions studio ou en spectacle de la plupart de ces chansons existent sur d'autres disques mais cette collection contient tout de même dix morceaux inédits.
Le ., les bandes du Star Club sont mises aux enchères, avec une réserve de ( US), par Larry Grossberg, mais la dernière offre n'a atteint que . Lors d'une entrevue dans le podcast Something About the Beatles en , le cinéaste Peter Jackson a indiqué qu'il voudrait appliquer la technologie d'intelligence artificielle, que son studio a développé pour le documentaire Get Back qui a grandement améliorer le son capté par les magnétophones Nagra en 1969.. Il a déjà en sa possession les bobines originales, achetées de Larry Grossberg qui, à 78 ans, voulait s'en départir. À ce jour, aucune annonce dans ce sens n'a été faite.
Liste des chansons Le symbole ‡ dénote une chanson qui n'a jamais été publiée par Parlophone ou Apple Records. D'autres versions en direct des pièces suivies des symboles ฿ et § se retrouvent sur les disques Live at the BBC et On Air - Live at the BBC Volume 2 respectivement. Celles suivies du symbole ₳ peuvent être entendues sur Anthology 1, elles aussi en versions différentes. Tous les autres titres ont subséquemment été enregistrés en studio pour une sortie officielle. Versions allemande et britannique Un astérisque signifie que la chanson est absente de la version américaine (voir plus bas). Les titres sont écrits tel que sur l'édition du Royaume-Uni qui peuvent varier d'une édition à l'autre. Disque 1
Disque 2
Version américaine Mêmes chansons que les versions européennes exceptées les pistes précédées d'un astérisque qui ont été remplacées par celles-ci :
Notes sur les chansons de l'album
Musiciens vignette|La ville de Hambourg a inauguré sa « » en à l'intersection de l'avenue Reeperbahn et de la Große Freiheit.. John Lennon : guitare, chant Paul McCartney : basse, chant George Harrison : guitare, chant Ringo Starr : batterie Fredi Fascher : chant (piste 18) Horst Fascher : chant (piste 19)
Parutions subséquentes Avec l'apparition des disques compacts, plusieurs albums avec ces enregistrements ont été publiés, souvent illégalement, par différents label. Même la compagnie Sony a brièvement publiée une version CD en 1991, sous sa bannière Sony Music Special Products, jusqu'à ce qu'Apple Records les traînent en justice.. Voici une liste non exhaustive de ces parutions, toutes non-officielles. The Beatles – Live in Hamburg '62 : 1986 – États-Unis (). Live at the Star-Club, 1962 - Vol.1 1991 – États-Unis (Sony Music Special Products). Reeperbahn – The Early Beatles : 1996 – Allemagne (Flash Light). The Beatles – Last Night in Hamburg : 1999 – Allemagne (Sonotec). En Vivo! En El Star-Club De Hamburgo, Alemania: 1962 : 2007 – Venezuela (Velvet). Reeperbahn : 2008 – Allemagne (Arena Records).
Articles connexes Les Beatles à Hambourg Discographie des Beatles The Beatles' First !
Notes et références Notes
Sources .
Références
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