La famille de Kersauson (ou de Kersauzon), anciennement Le Ny, est une famille subsistante de la noblesse française, d'ancienne extraction, originaire de Bretagne. Elle est maintenue noble en 1669 devant le Parlement de Bretagne, à Rennes.
Subsistent actuellement, les branches du Vieux-Châtel et de Pennendreff.
Cette famille a produit plusieurs officiers de la Marine royale, ainsi que le navigateur Olivier de Kersauson, issu de la branche de Pennendreff.
Histoire La famille de Kersauson est originaire de BretagneRégis Valette, Catalogue de la noblesse française au , Paris, 2007, p.???. La seigneurie de Kersauson se trouve en Guiclan, évêché de Léon, dans le FinistèreGuy Le Borgne, Armorial breton, 1667.
Jean de Kersauson, chevalier, vivant en 1350, issu de la première famille de Kersauson, laissa une fille unique, Suzette de Kersauson, qui épousa vers 1400 Salomon Le Ny. Leur fils Hervé, seigneur de Kersauson, adopta le nom et les armes de sa famille maternelle et fonda la seconde famille de Kersauson. C'est de lui que descendent tous les membres actuels de la famille de Kersauson.
Plusieurs Kersauson ont été maintenus lors des montres de la noblesse en Léon, de 1427 à 1574.
Elle est maintenue noble le .
La branche issue des Kersauson de Pennendreff est subsistante en 2024. Elle a été admise au sein de l'association d'entraide de la noblesse française, en 1961..
Filiation La généalogie de la famille de Kersauson est établie de façon certaine à partir d'Hervé de Kersauson :
Branche de Brézal Le château de Brézal se trouvait dans la commune de Plounéventer.. Il a été remplacé au par l'actuel château de Brézal.
Rameau de Rosarnou
Le manoir de Rosarnou se trouvait dans la commune de Dinéault dans le Finistère. Ce manoir a totalement disparu de nos jours.
L'auteur de cette branche est Jean de Kersauson (fils de Tanguy de Kersauson et de Claude Le Ny), seigneur de Rosarnou, qui épouse Marie Touronce le à Plouzané. Raoul de Kersauson fit don d'un vitrail à la chapelle Saint-Exupère de Dinéault en 1635.
Branche de Guénan Le manoir de Guénan se trouvait dans la paroisse du Minihy du Léon qui regroupait les communes actuelles de Saint-Pol-de-Léon, Roscoff et Santec et désormais dans la commune de Saint-Pol-de-Léon. De l'ancien manoir de Guenan (), il ne subsiste qu'une fontaine. Ce manoir fut la propriété de la famille de Kersauson, sieurs de Rosarnou (en 1505 et en 1661), puis de la famille de Kersauzon-Goasmelquin.
Jean de Kersauson (fils cadet d'Hervé II de Kersauson et de Ysabeau de Pontplancoët), seigneur de Rosarnou, marié avec Catherine du Quinquis, est à l'origine de cette branche.
Rameau de Kervelec thumb|Le manoir de Keramprat à Saint-Pol-de-Léon
Le manoir de Kervelec se trouvait à Plouzané (Finistère). Ce manoir a totalement disparu de nos jours.
Branche de Penhoat Le manoir de Penhoat. se trouvait à Saint-Frégant (Finistère). Le nom de Penhoat ("la lisière du bois" en français) est très fréquent en Bretagne : il ne faut par exemple pas confondre de manoir de Penhoat avec le château de Penhoët, situé dans la commune voisine de Saint-Thégonnec et qui était le fief de la famille de Penhoët. Mais l'homonymie laisse supposer que le manoir de Penhoat était peut-être une dépendance du château de Penhoët.
Guillaume de Kersauson, fils d'Hervé I de Kersauson, est à l'origine de la branche des Kersauson de Penhoat, épouse vers 1447 Gilonne du Chastel, fille d'Olivier du Chastel et de Jeanne de Malestroit. C'est lui qui achète en 1440 le manoir de PenhoatLes restes de ce manoir ont été rasés en 1980. en Saint-Frégant, manoir que ses descendants habiteront jusqu'en 1563. Mort après 1483. il fut sénéchal de Landerneau en 1472. Guénolé de Kersauson, sieur de Penhoat, marié avec Anne-Catherine de Langoueznou, originaire de Plouvien. Il représente son père aux montres de 1481 et 1483. Guillaume II de Kersauson, sieur de Penhoat, épouse le Catherine de Lescoët. Guillaume III de Kersauson, sieur de Penhoat, épouse le Claude de Cornouaille, du manoir de Lossulien, paroisse de Guipavas (commune du Relecq-Kerhuon désormais). François de Kersauson, sieur de Penhoat, époux de Marie de Kergadiou, mort le au manoir de Penhoët en Saint-Frégant. Vincent-Gabriel de Kersauson, sieur de Penhoat, époux de Marie du Drenec, mais tous leurs enfants moururent en bas âge. Anne de Kersauson, mariée le avec Olivier II de Coëtlosquet. Guillaume IV de Kersauson (voir ci-dessous), frère des précédents.
Rameau de Pennendreff Le manoir de Pennendreff se trouve à Plourin, près de Ploudalmézeau.
Guillaume IV de Kersauson (fils cadet de François de Kersauson, mort le et inhumé à Saint-Frégant, et Marie de Kergadiou), devint écuyer et sieur de Penhoat après la mort de son frère. Marié d'abord avec Marie du Quenquis, puis avec Marie de Kerangarz, héritière du château de Pennendreff en Plourin. Il quitte le manoir de Penhoat pour s'installer à Pennendreff. Hervé de Kersauson, sieur de Pennendreff, épousa le Françoise de Kerouartz, originaire de Lannilis. Il meurt en 1624 et est enterré à LanrivoaréLe château de Pennendreff se trouvait en Plourin, mais à la limite de la paroisse de Lanrivoaré. Tanguy de Kersauson, sieur de Pennendreff, épouse le Gabrielle Rannou, dame du Glazeou, puis le Françoise Huon de Kermadec. Il meurt en 1664 et est enterré à Lanrivoaré. Joseph-Hervé de Kersauson, sieur de Pennendreff, épouse le Marie Audren, originaire de Landunvez. Il meurt avant 1687. François-Louis de Kersauson, né le au château de Tromeur en Landunvez. Nicolas, comte de Kersauson de Pennendreff, né le , écuyer, est lieutenant de vaisseau et membre de l'Ordre de Saint-Louis. En 1740, alors qu'il était enseigne de vaisseau sur le Juste, il eût les deux jambes blessées à la suite d'un accident ; par la suite il embarque sur la Vénus, puis sur le Formidable. Il épouse le Marie-Marguerite du Four, originaire de Brest. Il meurt en 1773 et est enterré à Lanrivoaré. Jean-Marie, comte de Kersauson de Pennendreff, né le à Plourin, épousa en 1790 Marie-Anne-Guillemette Torrec de Basse-Maison. Un temps emprisonné à Carhaix pendant la Révolution française, il devint maire de Plourin et conseiller général du Finistère. Mort au château de Pennendreff le et inhumé à Lanviroaré. Nicolas Joseph Marie de Kersauson, né le 12 brumaire an III () à Plourin, marié avec Jeanne Marie Aimé Bérubé Nicolas Hippolyte Marie de Kersauson, né le à Brest, mort le à Brest, marié avec Émilie du Saisy Quinquis ; mariés le à Saint-Frégant. , né le à Brest. Il part pour le Transvaal en 1899 lorsqu'éclate la guerre des Boers. Ayant appris l'afrikaans, il est détaché dans un corps d'élite de l'armée boer, il organise la guerilla des derniers Boers luttant contre la domination anglaise dans le Namaqualand, puis s'enfuit à travers le Sud-Ouest africain allemand et lance une ultime attaque contre la ville du Cap après même la capitulation des Boers. Pendant la Première guerre mondiale, il se bat héroïquement, en particulier à Verdun. Entre 1919 et 1939 il travaille pour la firme Citroën en Afrique centrale. Mobilisé en 1939 avec le grade de chef de bataillon, il est atteint par la limite d'âge en 1940 et finit sa vie, en compagnie de son épouse Marie Louise Goutorbe en Afrique du Sud où il avait obtenu la nationalité sud-africaineBernard Lugan, Robert de Kersauson : le dernier commando boer, éd. du Rocher, 1989. Mort le à Franschhoek (Afrique du Sud). Armand Marie I, comte de Kersauson de Pennendreff, né le à Morlaix, époux de Marie de Coataudon, puis en 1835 de Pauline-Marie-Jeanne Huchet de Cintré, originaire de Cintré en Ille-et-Vilaine. Mort le à Rennes. Armand-Marie II, comte de Kersauson de Pennendreff, né à Rennes en 1837. Il entre en 1855 à l'École militaire. Devenu officier, il est blessé à un bras lors de la bataille de Frœschwiller, puis prisonnier des Prussiens à Dusseldorf, doit subir l'amputation du bras. Marié avec Adélaïde de Saisy de Kerampuil. Il quitte l'armée en 1880 avec le grade de chef d'escadron d'état-major. Officier de la Légion d'honneur. Henri Marie de Kersauson, né le à Pacé (Ille-et-Vilaine), marié le à Lorient avec Angélique Augustine Fanny Jan de la Gillardaie. Henri Marie Joseph de Kersauson, né le à Lorient, marié le à Nostang avec Marie Anne Léontine de Harscouet de Saint-Georges. Mort le à Nantes. Robert Léonce Henri de Kersauson de Penandreff, né le à Nostang, , mort le à Alicante (Espagne). Fait Saint-Cyr (promotion « Metz et Strasbourg»). Pendant l'été 1940, il rallie la France libre et prend le commandement du de spahis marocains, puis il commande pendant l'été 1941 la première unité blindée de la France libre et participe aux combats d'El Alamein. Devient général. Marié le à Crach avec Anne Marie d'Aboville. Paul Édouard Marie Joseph de Kersauson, né le à Lorient, marié le à Taulé avec Catherine Marie Madeleine Cazin d'Honincthun, capitaine au 4e régiment de dragons, mort pour la France le à Locre (Belgique) . Henri-Armand-Marie de Kersauson, né le à Dinan et mort le à La Trinité-sur-Mer, époux de Jeanne Monique Marie Eugénie Buffet. Tanguy de Kersauson de Pennendreff, né en 1935 et mort en 2012. Yves de Kersauson de Pennendreff, né le et mort le , est un amiral français, spécialiste du renseignement militaire. Marié à Aude de Sevin, dont cinq enfants ; Olivier de Kersauson de Pennendreff, né le à Bonnétable, célèbre navigateur. Veuf de Caroline Piloquet-Verne (1958-2005), avec laquelle il a eu un fils : Arthur de Kersauson., marié avec Clotilde d'Urso, belle-fille du mannequin et designer Inès de La Fressange. Florent de Kersauson de Pennendreff, né le au Mans, est un homme d'affaires français qui n'est pas, comme il le prétend, créateur de la Route du Rhum. Marié à Sybile Marie Cécile Michele de Sevin, dont trois enfants, remarié à Catherine Rose Hirsch, dont deux enfants ; Joseph Marc Marie de Kersauson de Pennendreff (fils de Jean-Marie, comte de Kersauson de Pennendreff et de Marie-Anne-Guillemette Torrec de Basse-Maison), né le à Plourin, mort le à l'abbaye de Timadeuc en Brehan, démissionna de ses fonctions de juge à Brest en 1830 pour ne pas renier ses convictions légitimistes. En 1848 il siégea brièvement comme député à l'Assemblée constituante ; Armand Casimir Victor de Kersauson de Pennendreff (le plus jeune fils de Jean-Marie, comte de Kersauson de Pennendreff et de Marie-Anne-Guillemette Torrec de Basse-Maison), né le à Plourin, mort le à Brest, fut à deux reprises brièvement député du Finistère (membre de la droite légitimiste entre le et le en raison du Coup d'État du 2 décembre 1851 d'une part, et membre de l'Union des droites entre le et le , date de sa mort, d'autre part)..
Sous-sous-branche de Coathuel Le manoir de Coathuel se trouvait à Châteauneuf-du-Faou. Ce manoir a totalement disparu de nos jours. François de Kersauson, fils cadet de Guillaume IV de Kersauson et de Marie de Kerangarz, est l'auteur de ce rameau.
Branche du Vieux-Châtel L'origine de cette branche remonte à Paul de Kersauson ( -1502) marié à Sibille de Saint-Georges.
Rameau de la Ferrière François Joseph Hamon de Kersauson, né le à Plouescat, décédé en 1774, chevalier, seigneur du Vieux Chastel, se marie en 1724 avec Françoise Rose de Lantivy, héritière du château de la Ferrière en Buléon, laquelle décède en 1732. Leur fils Honorat François Joseph Louis de Kersauson du Vieuxchastel, né le à Morlaix (voir plus haut), s'est marié quatre fois. De sa quatrième épouse, Laurence Thérèse Jacquemine Girard de La Haye est né entre autres : Louis Marie Laurent de Kersauson de La Ferrière, né le à Buléon (Morbihan), marié le à Merdrignac avec Marie Josèphe Louise Ange De La Ville Gontier de La Boullaye. Son petit-fils Louis Marie de Kersauson (1855-1909) fut maire de Buléon (Morbihan) entre 1896 et 1909.
Branche de Kervern