Bradley Charles BirkenfeldCoder, Jeremiah (September 2012). IRS PAYS BIRKENFELD $ 104 MILLION WHISTLEBLOWER AWARD (PDF). 1. (Section 7623 -- Expenses of Detecting Frauds)". Tax Notes Today. 2012 TNT 177-1 (177). Sheppard, Lee A. (12. September 2012). "NEWS ANALYSIS: SWISS BANKING DEROBED: INTERNATIONAL IMPLICATIONS OF BIRKENFELD1. ". Tax Notes Today. 2012 TNT 177-2 (2012 TNT 177-2). Williams, Lindsey M.; u.a. Urgent Request for Independent Review UBS Whistleblower Case Bradley Charles Birkenfeld (PDF). Project on Government Oversight. Extrait le 29 août 2013. (né le ) est un banquier américain et lanceur d'alerte dont les révélations au gouvernement des États-Unis ont mené à une instruction massive pour fraude contre la banque suisse UBS et d'autres banques ayant permis l'évasion fiscale de contribuables des États-UnisBrowning, Lynnley (10 novembre 2008). Indictments Said to Be Possible in UBS Inquiry New York Times. Extrait le 16 septembre 2013.Hilzenrath, David S. (10 novembre 2008). U.S. Given A Look at Swiss Bank Accounts Washington Post. Extrait le 16 septembre 2013.UBS to Pay a Total of $0.98B to Settle SEC and DOJ Charges". LawUpdates.com. Extrait le 16 septembre 2013.. En , en raison des informations qu'il avait communiquées aux autorités US, le département de la Justice des États-Unis [DOJ] a annoncé avoir conclu un accord de poursuites différées ayant contraint UBS à verser une amende de 780 millions de dollars et à révéler des informations antérieurement confidentielles sur les fraudeurs fiscaux américainsBaxter, Brian. UBS to Pay $780 Million Fine in Tax Case Settlement. American Lawyer. Extrait le 16 septembre 2013UBS Enters into Deferred Prosecution Agreement: Bank Admits to Helping U.S. Taxpayers Hide Accounts from IRS; Agrees to Identify Customers & Pay $780 Million. U.S. Department of Justice. Extrait le 16 septembre 2013.. Birkenfeld a reçu une récompense de 104 millions de dollars du Bureau des Lanceurs d’Alerte de l’IRS (services fiscaux américains) en en raison de ses révélations ayant permis des redressements fiscauxLaura Saunders and Robin Sidel (11 septembre 2012). Whistleblower Gets $104 Million. The Wall Street Journal..
La récompense pour ces révélations battant tous les records est tombée moins de six semaines après la libération conditionnelle de Birkenfeld du centre pénitentiaire, où il avait été incarcéré pour sa complicité à la fraude fiscale d'un de ses clientsVoreacos, David. "UBS Whistle-Blower Birkenfeld Released From U.S. Prison". Bloomberg News. Extrait le 20 janvier 2014.. En dépit de la recommandation des procureurs d'une peine plus légère due à sa coopération continue avec les autorités fédérales, Birkenfeld avait été condamné à 40 mois de prison et à une amende de 30.000 dollars en . De nombreux groupes de soutien partout dans le monde ont critiqué la poursuite judiciaire et la peine infligées à Birkenfeld ayant un effet potentiel dissuasif sur les lanceurs d'alerte du secteur financierBrown, Tom (9 octobre 2009). "Prosecution of UBS informant seen backfiring on U.S.". Washington Post. Extrait 16 septembre 2013.. Le , Birkenfeld fut transféré de prison vers une maison de transition dans le New Hampshire, avant d’être libéré et soumis à une période probatoire le .Après avoir été libéré de prison, Birkenfeld a reçu 104 millions de dollars du Trésor américain. C’était son paiement en tant que dénonciateur qui révélait que la banque UBS avait versé au gouvernement des États-Unis un règlement pour avoir aidé les Américains à esquiver leurs impôts.
Ayant commencé avec les révélations de Birkenfeld, l'érosion du légendaire secret bancaire Suisse s’est concrétisée par la modification de sa loi fédérale sur les opérations bancaires en 2009 au lendemain du scandale UBS, cycle qui s'est soldé par la signature officielle helvétique de la Convention sur l'assistance administrative mutuelle en matière fiscale le "Switzerland signs away bank secrecy". UPI. Extrait 16 octobre 2013.. La signature de la convention, un traité fiscal international avec près de 60 signataires facilitant l'échange de données fiscales entre les pays, signifie le repositionnement du statut de la Suisse en tant que paradis fiscal pour les capitaux offshore.
Les médias suisses attribuent le changement radical dans les opérations bancaires suisses à l’action de Birkenfeld. À la suite de sa récompense, le journal suisse Blick a affirmé que, « Birkenfeld était une bénédiction pour le secteur financier suisse, » du fait que ses révélations aient contribué à accélérer l’éloignement de l'industrie de sa dépendance de l'argent « sale » en condamnant les lois du secret bancaire permettant l'évasion fiscaleBradley, Simon (12 septembre 2012). "Birkenfeld reward may tempt other bankers". International Service of the Swiss Broadcasting Corporation Russian ENG. Extrait le 16 septembre 2013..
Birkenfeld a comparé le secteur bancaire suisse à des racketteurs. « Le secret bancaire est essentiellement comparable au trafic criminel - et le gouvernement suisse, ainsi que chaque banquier privé suisse, en est complice. »Birkenfeld, Bradley (Printemps 2010). "Inside the Cartel". World Policy Journal 27 (1): 1012. doi:10.1162/wopj.2010.27.1.10. Extrait le 17 septembre 2013.
Le rôle principal de Birkenfeld en tant que lanceur d'alerte du secteur financier fut reconnu par Tax Analysts, une organisation à but non lucratif fournissant des informations et des analyses aux responsables financiers et comptables fiscalistes. Elle l'a déclaré comme étant pour elle, la personnalité de l'année 2009. En le surnommant « Le Benedict Arnold de l'industrie des services bancaires aux particuliers », Tax Analysts constate qu'il a provoqué « d'une seule main » des changements fondamentaux du système fiscal global par ses révélations au sujet de l’évasion fiscale ayant poussé des gouvernements à la poursuite des fraudeurs fiscaux"Year in Review: The 2009 Person of the Year". Tax Analysts. Extrait le 20 janvier 2014..
Jeunesse et éducation
Birkenfeld est né le , à Brookline, Massachusetts, une banlieue de Boston"Petition for Commutation of Sentence" (PDF). Whistleblowers.org. 15 avril 2012.Hilzenrath, David S. (16 mai 2010). "Swiss Banker Turned Whistleblower Ended Up With a Prison Sentence". The Washington Post. Extrait le 6 juillet 2012.Pfeifer, Stuart (26 octobre 2009). "He put a dent in tax evasion". The Los Angeles Times. Extrait le 6 juillet 2012.. Son père était neurochirurgien. Birkenfeld entra à la Thayer Academy, une école de préparation, et obtint un diplôme de l'Université de Norwich au Vermont en 1988Voreacos, David. "Banker Who Blew Whistle Over Tax Cheats Seeks Pardon". Bloomberg. Extrait le 25 août 2013.... La plupart de ses camarades de classe à Norwich, l'académie militaire la plus ancienne des États-Unis, entrèrent à l’armée après l'obtention de leur diplôme, mais Birkenfeld, lui, se tourna vers une carrière dans la financeBronner, Michael. "Telling Swiss secrets: 222 billionaires". Global Post. Extrait le 20 janvier 2014.. Il obtint une maîtrise de la American Graduate School of Business [École supérieure de commerce] à La Tour-de-Peilz, en Suisse.
Carrière bancaire vignette|Zurich Switzerland Paradeplatz Birkenfeld commença sa carrière bancaire dans le département de changes de la State Street Bank & Trust à Boston. Birkenfeld prétendit avoir lancé l'alerte une première fois pour activités illégales en se rapprochant du Bureau Fédéral d'Investigation en 1994, pendant son activité chez State Street. L'information n'entraîna aucune mise en examen. Il dit avoir refusé l’offre de rejoindre le Bureau Fédéral d'Investigation après l'incident, mais cette affirmation fut contestéeVoreacos, David. "Banker Who Blew Whistle Over Tax Cheats Seeks Pardon". Bloomberg News. Extrait le 20 janvier 2014..
En 1996, il fut engagé en tant que banquier privé au Crédit Suisse, en passant par Barclays Bank en 1998. En , Birkenfeld commença à travailler chez UBS à Genève, en Suisse, à nouveau en tant que banquier privé, proposant des services de gestion de fortune. Sa principale responsabilité fut de solliciter des américains fortunés à transférer leurs capitaux vers la banque, leur permettant de dissimuler leurs fonds grâce aux lois strictes sur le secret bancaire en Suisse et d'éviter ainsi de payer leurs impôts aux États-Unis. Bien qu'UBS ne fût pas autorisé à promulguer des conseils d'investissement aux États-Unis, Birkenfeld et d'autres employés semblables mentirent quant à la nature de leurs voyages aux États-Unis. Birkenfeld conseilla les clients américains avec pour objectif d’éviter l'examen du IRS, y compris par le placement de fonds en espèces et de bijoux dans des coffres forts suisses.
Selon Birkenfeld, UBS commandita des événements tels que des expositions d'art et des courses à la voile aux États-Unis afin d’attirer une clientèle fortunée. Ces événements donnèrent à ses banquiers basés en Suisse et se comportant essentiellement comme des commerciaux offrant le produit du paradis fiscal suisse, l’opportunité d’entrer en contact avec des personnes fortunées afin de sceller des marchés, procédé contraire aux lois d'opérations bancaires américaines"Banking: A Crack in the Swiss Vault". CBS News. Extrait le 25 août 2013.Hilzenrath, David S. (16 mai 2010). "Swiss banker turned whistleblower ended up with a prison sentence". Washington Post. Extrait le 25 août 2013..
L'un des clients les plus riches de Birkenfeld fut un promoteur californien, Igor Olenicoff, un milliardaire qu'il avait rencontré tout en travaillant chez Barclays et qu'il ramena avec lui en tant que client chez UBS. En 2001, Olenicoff et Birkenfeld se réunirent à Genève, ayant comme résultat un transfert de 200 millions de dollars à UBS, accessibles à Olenicoff par des cartes de crédit, fournies par Birkenfeld. Birkenfeld présenta prétendument Olenicoff aux banquiers l'ayant assisté à la création de compagnies offshore pour masquer ses capitaux et frauder le fisc"Banking: A Crack In The Swiss Vault". CBS News. Extrait le 22 août 2013..
Par la suite, Olenicoff plaida coupable d'évasion fiscale et versa une amende de 52 millions de dollars, mais évita une peine d'emprisonnement. Le département de la Justice (DOJ) des États-Unis finit par poursuivre Birkenfeld pour avoir aidé Olenicoff à frauder le fiscBronner, Michael. "Why Is the UBS Whistle-Blower Headed to Prison?". Time Magazine. Extrait le 22 août 2013..
Dénonciation et arrestation
Selon Birkenfeld, il apprit en 2005 que les transactions d'UBS avec les clients américains violaient un accord entre la banque et l’IRS. Il démissionna d'UBS le après lecture d'un document interne rédigé par le service juridique d'UBS limitant les opérations bancaires transfrontalières interdites aux États-Unis. Les interdictions étaient contraires à la description des fonctions des gestionnaires de patrimoine chargés des clients américains aux États-Unis. Birkenfeld croit que le mémorandum fut préparé pour servir de couverture légale à UBS, en cas de découverte d’activités illégales, approuvées par la banque. Ainsi, la banque aurait pu blâmer ses employés"Telling Swiss secrets: A triple-double cross". Global Post. Extrait le 7 septembre 2013..