Henri-Charles, comte de La Roche Saint-André (Montaigu, – Château de Chambrette (Les Landes-Genusson), ), est un militaire et homme politique français des .

Il ne doit pas, comme l'on fait plusieurs auteurs, être confondu avec son demi-frère puiné Charles-Henri de La Roche Saint-André (1774-1849), qui rejoignit lui aussi l'armée des Princes et appartenait au régiment d'Hector. Charles-Henri faisait partie de l'état-major de Charette.

Biographie Arrière petit-fils de Gilles de La Roche-Saint-André, gendreConstance du Chaffault, avait obtenu la grâce de soldats républicains faits prisonniers lors de la prise de Montaigu en 1793. Elle participa ensuite à la Virée de Galerne avant d'être découverte à Nantes, condamnée à mort elle fut sauvée in extremis par un des soldats qu'elle avait fait relâcher à Montaigu. Georges Laronze, Montaigu, Ville d’histoire (), 1958, d'Auguste du Chaffault, fils du célèbre amiral Louis Charles du Chaffault de Besné, Henri-Charles de La Roche Saint-André entra dans la marine à douze ans, devint garde-marine, enseigne, lieutenant de vaisseau, et fit en cette qualité la guerre d'indépendance des États-Unis de 1781 à 1784.

Il émigra à la Révolution française, prit du service à l'armée des princes et fut versé comme lieutenant au régiment d'Hector, escadron de la marine. Blessé à Quiberon, il parvint cependant à regagner à la nage l'escadre anglaise alors qu'un de ses frères y mourut.

À peine convalescent, il quitta l'Angleterre et revint en France avec l'expédition du marquis de Sérent, qui débarqua dans la baie de Cancale à la mi-. Il poursuivit le combat pour la liberté d'exercer son culte et pour le rétablissement du Roi dans le Maine sous les ordres du comte de Rochecotte. Plus tard, en octobre 1799, il fut lieutenant du général vendéen Pierre Constant de Suzannet, commandant en chef de l’armée catholique et royale du Bas-Poitou et du Pays de Retz, lors de la vaine tentative de s'emparer de la ville de Montaigu. Il fut blessé à cette occasionGeorges Laronze, Montaigu, Ville d’histoire (), 1958, . Il participa ensuite aux pourparlers avec Hédouville en vue de la pacification, puis à sa mise en œuvre en 1800 et 1801.

Aussi, à la Restauration, de demander un commandement actif. Mais il ne reçut que sa mise à la retraite avec le grade de capitaine de vaisseau (). Pendant les Cent Jours, Louis XVIII, qui prévoyait que son retour ne se ferait qu'avec le soutien des populations de l'Ouest, ordonna au duc de Bourbon de s'appuyer sur Henry-Charles.

Élu le député du électoral de la Vendée (Bourbon-Vendée) par 173 voix (244 votants, 308 inscrits) et réélu le par 186 voix (248 votants, 312 inscrits), fidèle à ses engagements lors des guerres de Vendée et au mandat reçu de ses électeurs, il soutint et défendit les prérogatives de la royauté de droit divin. En 1825, il fit partie de la commission chargée d'attribuer sur la cassette du roi des aides aux paysans les plus méritants et les plus nécessiteux qui avaient participé aux guerres de Vendée. À la révolution de Juillet 1830, il cessa ses fonctions de député et se retira dans ses terres de Chambrette.

Armoiries De gueules à trois roquets d'or. Notes et références

Annexes Articles connexes Liste des députés de la Vendée

Liens externes

Bibliographie

Jacques et François de La Roche Saint-André, Les La Roche Saint-André pendant la Révolution française, 1990

Catégorie:Officier royaliste de la guerre de Vendée Catégorie:Naissance en mars 1765 Catégorie:Naissance dans la province du Poitou Catégorie:Militaire français du XVIIIe siècle Catégorie:Officier de la Marine royale (France) Catégorie:Militaire français de la guerre d'indépendance des États-Unis Catégorie:Émigré sous la Révolution française Catégorie:Armée des émigrés Catégorie:Général français de la Restauration Catégorie:Député de la Vendée Catégorie:Député de la Restauration Catégorie:Décès en juin 1836 Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Décès à 71 ans