Le Grand Théâtre de Dijon est un théâtre situé à Dijon.

Son architecture se rapproche de celles du Palais Brongniart. à Paris et du Grand Théâtre de Bordeaux.

Administrativement, la salle est intégrée à l'Opéra de Dijon, qui réunit l'Auditorium Robert-Poujade et le Grand Théâtre. En moyenne, chaque année, l’Opéra de Dijon accueille plus de spectateurs dont 20 % de ces spectateurs viennent d’autres régions de France ou de l’étranger..

Historique left|thumb|180px|Le Grand théâtre.

Dijon possédait depuis le une salle de spectacle, installée dans un ancien tripot transformé, appelé alors salle des tripots, rue Legouz-Gerland. En 1802, la Sainte-Chapelle est détruite et son cloître libère un espace suffisamment important pour que la ville se dote d’un Grand Théâtre. La première pierre de cet édifice fut posée le . Les travaux, suspendus de 1811 à 1822, ne s’achevèrent qu’en 1828 ; l’inauguration se déroula le . Le théâtre servit alors de base à une troupe , qui devait donner des représentations dans quatre départements. La salle fut éclairée au gaz à partir de 1839 et réaménagée en 1855, puis à nouveau en 1887Paul Gonnet, Les spectacles scéniques au chef-lieu avant le cinéma (Dijon en 1890), Théâtre et spectacles hier et aujourd'hui, Époque moderne et contemporaine, Actes du national des sociétés savantes (Avignon 1990), Paris, CTHS, 1991, , ..

Une rénovation complète a été réalisée en 1969 et 1970. La capacité a alors été réduite de 1000 à 692 places, pour améliorer le confort visuel des spectateurs Grand théâtre de Dijon: faste et lyrique sur Dijon Beaune Mag. Toutes les appliques et les lustres en verre de Murano et de Venise réalisés en 1900 datent de cette intervention.

Les façades et toitures de l'édifice ont été inscrites au titre des monuments historiques en 1975.

L’intérieur de l’édifice a été de nouveau restauré en 2005.

Architecture

L'architecture du théâtre est l’œuvre de Jacques Cellerier et de Simon Vallot. Les lignes du Grand Théâtre s'inspirent de l’Antiquité classique, à la mode sous le Premier Empire. En effet, à la fin du , le goût de l’Architecture classique est relancée par la découverte du site de Pompéi au détriment du baroque. Ainsi, le Grand théâtre de Dijon est un exemple monumental de cet engouement pour le goût du sublime, du faste et de l’impressionnant, mais également du rejet du modernisme de la révolution industrielle.

L’édifice, imposant, a été construit sur un plan rectangulaire de de longueur, de largeur et environ de hauteur. Sa façade comportant un péristyle remarquable constitué de huit colonnes corinthiennes qui supportent un entablement surmonté d’un attique donnant au Grand Théâtre toute sa prestance.

Cette façade principale à colonnade forme un portique ; elle s'apparente à celle du Grand Théâtre de Bordeaux et du Palais Brongniart de Paris.

Description

La majorité de la décoration intérieure fut confiée en 1828 aux frères Moench, peintres décorateurs à Paris.

Le vestibule

Le grand vestibule est décoré en majorité par Charles Moench. Les tympans des portes situées à ses extrémités sont agrémentés de bas-reliefs ornés de végétaux et de guirlandes de fruits, au milieu desquels figurent, d'un côté, le blason de la ville de Dijon et de l'autre, celui du maire de Dijon à l'époque de l'inauguration du théâtre, Le Compasseur de CourtivronHenri Chabeuf, Dijon. Monuments et Souvenirs, Dijon, Damidot, 1894, .. Il comporte également un lustre monumental en cristal de Murano datant de 1900 qui mesure de diamètre sur de hauteur avec 860 éléments. Deux grands escaliers latéraux tournant en maçonnerie mènent vers la salle.

Le foyer

Le Grand Théâtre possède un vaste foyer doté d'un mobilier Charles X en frêne ronceux commandé à Werner, tapissier du roi et d'une corniche due à François Devosge. Les lustres, en cristal de Murano datent de 1900 et mesurent de hauteur sur de diamètre. Ils sont composés chacun de 150 éléments et pèsent .

La salle

Le Grand Théâtre est doté d'une salle à l’italienne semi-circulaire, avec 3 étages de galeries et des loges d’avant-scène pouvant accueillir à sa construction 1000 spectateurs .

Elle compte au total 692 sièges depuis 1969 lors de sa restauration pour améliorer le confort visuel : 305 places au parterre, 164 places au premier balcon, 93 places au deuxième balcon, 116 places au troisième balcon et 14 places dans les loges d’avant-scène. L’ornementation intérieure a été réalisée par Pierre-Luc-Charles Ciceri, célèbre décorateur de l’Opéra de Paris. L’éclairage de la salle est situé sur chaque balcon avec en tout 37 appliques en cristal de Murano : 12 sur le balcon du et du ainsi que 13 sur le . 7 petits lustres en cristal de Murano sont aussi situés entre les colonnes du . Au plafond de la salle est suspendu le lustre en cristal de Murano le plus imposant du grand théâtre qui mesure de diamètre sur de hauteur, pèse et est composé de 2000 tubes en verre de Venise. Le plafond de la salle est orné d'un décor en trompe-l’œil réalisé par Charles-Antoine Cambon, élève de Pierre-Luc-Charles Ciceri, lors des travaux de 1855-1856. Il crée l'illusion d'un jardin entouré d'une balustrade et de sculptures, particulièrement des sphinx et des angelots ailés tenant le portrait d'un auteur dramatique ou d'un compositeur. Le plafond de l'avant-scène, également de Cambon, représente quant à lui une scène mythologique célébrant la danse et la musique. Les rideaux de scène furent quant à eux réalisés par Pierre-Luc-Charles Ciceri.

Références

Annexes

Articles connexes Auditorium Robert-Poujade Liste des monuments historiques de Dijon

Bibliographie Claudine Hugonnet-Berger, Pascale de Maulmin, Bernard Sonnet, Théâtres en Bourgogne Architectures du spectacle 1800-1940, Dijon, Direction régionale des Affaires culturelles de Bourgogne, Service régional de l'Inventaire général, 1996, .

Liens externes

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