Le prix Lucas-Dolega est un prix photographique français, créé en 2011 par l’association Lucas Dolega et attribué pour la première fois en 2012, destiné à récompenser chaque année un photojournaliste pour un reportage photographique « traitant d’une situation de conflit (guerres civiles ou militaires, émeutes, attentats ou manifestations publiques), d’une catastrophe naturelle ou sanitaire, de leurs conséquences pour les populations civiles.
Historique Le prix Lucas-Dolega a été fondé en 2011 pour rendre hommage au jeune photographe franco-allemand Lucas Dolega, mort le , à l’âge de 32 ans, en couvrant des émeutes dans les rues de Tunis, aux premiers jours de la Révolution du Jasmin.
Organisé en partenariat avec la Ville de Paris et la Société des auteurs des Arts visuels et de l’Image Fixe (SAIF), Reporters sans frontières (RSF), le laboratoire Label Image, l’Union des Photographes Professionnels (UPP), il a pour but de soutenir les photographes qui exercent leur activité dans des conditions difficiles, au péril de leur vie, dans des zones de tension ou de conflit, et prennent des risques pour assurer la diffusion d’une information libre.
Le règlement du prix précise : « Il a pour essence de récompenser un photographe qui par son engagement personnel, son implication sur le terrain, ses prises de position et la qualité de son travail, aura su témoigner de son attachement à la liberté de l’information. »
Le prix Lucas-Dolega récompense le lauréat d’une dotation de la SAIF de , d’une future exposition à Paris (dans la galerie de l’UPP) et d’une parution dans le prochain album de Reporters Sans Frontières.
Le , le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a remis son prix au premier lauréat du prix Lucas-Dolega, le photographe espagnol Emilio Morenatti, travaillant pour l’Associated Press, récompensé pour son reportage « Displaced in Tunisia. »
Le le prix Lucas-Dolega a été remis par Anne Hidalgo, maire de Paris, à Hervé Lequeux de l’agence Hans-Lucas, pour « 9-3 » un reportage sur une jeunesse désœuvrée du quartier de la Goutte-d’Or à Paris, lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse organisée en partenariat avec Reporters Sans Frontières et la Maison des Journalistes.
Jury Pour désigner le lauréat du prix 2022, le jury était présidé par Martina Bacigalupo, photographe et directrice photo de la revue 6Mois et composé d’Elisabeth Hébert, éditrice de Photopaper et directrice du Festival L’ Œil Urbain, Maureen Auriol, rédactrice en chef du service photo de l’hebdomadaire Marianne, Ericka Weidmann, directrice de 9 Lives Magazine, Sylvie Dannay, rédactrice photo au quotidien La Croix, Marc Chaumeil, photographe indépendant, Pierre Ciot, photographe et représentant de la SAIF, Delphine Lapierre, directrice de L’Atelier Label Image, Catherine Monnet, rédactrice en chef de Reporters Sans Frontières, d’un représentant de l’UPP et d’un représentant de la ville de Paris.
Lauréats 2012 : Emilio Morenatti (Espagne, Associated Press), pour son reportage « Displaced in Tunisia »Emilio Morenatti lauréat du Prix 2012, site officiel du prix, 2012. 2013 : Alessio Romenzi (Italie) pour son travail exceptionnel en Syrie : « Surviving in Syria »Alessio Romenzi lauréat du Prix 2013, site officiel du prix, 2013. 2014 : Majid Saeedi (Iran) pour son travail en Afghanistan: « Life in War »Majid Saeedi lauréat du prix 2014, site officiel du prix, 2014. 2015 : Sébastien Van Malleghem (Belgique) pour son travail de long terme : « Prisons »Sébastien Van Malleghem lauréat du Prix 2015, site officiel du prix, 2015. 2016 : Hashem Shakeri pour son reportage sur la société iranienne « Iran, une identité multiple ». 2017 : Brennan O’Connor, pour son sujet « Peace and development », un travail photographique en noir et blanc sur les minorités ethniques en BirmanieAnnonce du lauréat 2017 sur le site officiel du prix Lucas-Dolega. 2018 : Narciso Contreras pour son reportage « Crossing Libya: the human marketplace », un travail photographique sur le trafic des migrants en Libye. 2019 : Javier Arcenillas, pour son travail de long cours sur la violence en Amérique Latine. 2020 : Ana María Arévalo Gosen pour « Dias Eternos » (« Des jours sans fin »), reportage sur les conditions de vie dans les prisons pour femmes au VénézuelaLaure Étienne, « Les lauréats des grands prix du début de l’année 2020 » , Polka Magazine, 28 avril 2020. 2021 : Hervé Lequeux pour un reportage sur « une jeunesse désœuvrée du quartier de la Goutte d’Or à Paris ». 2022 : Cédric Gerbehaye, pour son travail sur la crise sanitaire du COVID-19 dans la ville de La Louvière en Belgique. 2023 : Karine Pierre, pour son reportage « Take Me Home! » sur deux centres, dits d'accueil, réservés aux femmes au Pakistan. 2024 : Gaël Turine, pour son reportage « Les ravages de la tranq », sur la crise des opioïdes dans le quartier de Kensington à Philadelphie aux États-Unis. 2025 : Robin Tutenges, pour « Fano’s Kingdom », reportage sur les Fanos, milice nationaliste de la région Amhara en Ethiopie. 2026 : Abdul Hakim Abu Riash, pour « Gaza’s Agony: War, Hunger, and Loss », sur la crise humanitaire qui déchire l'enclave palestinienne.
Liens externes Site officiel du prix Lucas-Dolega
Notes et références
Lucas Dolega Lucas Dolega Catégorie:Distinction fondée en 2011