Neyron (prononcer ) est une commune française, située dans le département de l'Ain dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, à une dizaine de kilomètres de Lyon. Elle appartient à la région naturelle de la Côtière et elle fait partie de l'unité urbaine de Lyon.

Traversée par le canal de Miribel, la commune accueille également sur son territoire une partie du Grand Parc de Miribel-Jonage.

La commune est connue pour être le lieu de l’assassinat d'Hélène et Victor Basch par la Milice française de Lyon dirigée par Paul Touvier, le . Plusieurs lieux à Neyron commémorent et évoquent ce fait historique : la place Victor-Basch de la mairie, le viaduc Hélène-et-Victor-Basch et le mémorial Hélène-et-Victor-Basch situé chemin du Barry, désormais non loin du lieu de l'exécution puisque le monument a été déplacé lors de la construction du viaduc. La commune est également le lieu de naissance de l'historien Marcel Ruby.

En 2008, très peu d'habitants vivent et travaillent à Neyron : au contraire, près de 70 % des actifs de 15 ans ou plus, ayant un emploi et résidant à Neyron, travaillent dans un autre département que l'Ain, en particulier dans la Métropole de Lyon.

Ses habitants sont appelés les Neyrolands.. Géographie Localisation

Située en banlieue de Lyon, Neyron est à du centre de Lyon. La commune se situe en bordure du Grand Parc de Miribel-Jonage (dont une petite partie. est sur le territoire de la commune ; à ce titre des élus de la commune siègent au Symalim).

Enfin, elle est encadrée au nord par le plateau dombiste et au sud par le canal de Miribel, qui coule sur le territoire de la commune.

Communes limitrophes

Relief et géologie La superficie de la commune est de ; son altitude varie entre 165 et Répertoire géographique des communes, Institut national de l'information géographique et forestière, ., zone des Brotteaux (BrittiauxPrésentation, . en patois local) aujourd'hui incluse dans le Grand Parc de Miribel-Jonage et , sur le coteau de la Côtière, au lieu-dit « Séveillant »), à l'emplacement d'une des deux redoutes de Neyron.

Hydrographie

vignette|Le canal de Miribel à Neyron, longé par la ligne de Lyon-Perrache à Genève. vignette|gauche|Le Molliet se jetant dans le canal de Miribel.

Le Rhône (canal de Miribel) coule sur le territoire de la commune.. Avant la construction du pont de Miribel en 1940, la traille de Neyron était l'un des seuls moyens de franchir rapidement le Rhône séparant les villages environnants de la Côtière et la région lyonnaise. De la fin du jusqu'au milieu du , la commune a alors une réelle vocation fluviale : présence du port de la traille (le Barriot), présence d'un fustierUn fustier était un constructeur de bateaux. et une activité d'orpaillage était effective.

Un petit affluent du Rhône coule à Neyron du nord vers le sud et rejoint le canal de Miribel sur le territoire de la commune : le ruisseau du Molliet...

Le Grand Parc de Miribel-Jonage compte un certain nombre de petits cours d'eau qui alimentent, en particulier, le lac des Eaux Bleues.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bron à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Neyron est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (46,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (37,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (28,3 %), zones urbanisées (26,3 %), zones agricoles hétérogènes (13,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (12,1 %), forêts (9,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (8,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,9 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine Les zones d'habitation sont les suivantes : le bourg de Neyron (ou Neyron-le-Bas) situé entre l'orée du coteau de la Côtière et le Grand Parc de Miribel-Jonage ; Saint-Didier (ou Neyron-le-Haut) situé sur le coteau ; et enfin Sermenaz, quartier « partagé » avec Rillieux-la-Pape situé également sur le coteau, mais s'étendant jusqu'au début du plateau de la Dombes. Le quartier de SarrazinCoordonnées du quartier de Sarrazin : . (qui doit son nom à Monsieur de Sarrazin, propriétaire du domaine dans les années 1820Le quartier Sarrazin, .) sur les hauteurs, est parfois considéré comme un hameau de la commune (néanmoins, il est assez fréquemment assimilé à Sermenaz).

Logement En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de 858 en 1999LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie..

Parmi ces logements, 93,4 % étaient des résidences principales, 1,9 % des résidences secondaires et 4,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 74,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 24,8 % des appartementsLOG T2 - Catégories et types de logements..

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 73,2 %, en légère hausse par rapport à 1999 (71,2 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 11,7 % contre 8,8 % en 1999LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation..

Voies de communication et transports

Transport ferroviaire La Compagnie du chemin de fer de Lyon à Genève met en service la section de ligne entre Lyon et Ambérieu-en-Bugey, par Miribel, le ; le chemin de fer passe donc à Neyron depuis le . Le territoire communal est traversé par la ligne de Lyon-Perrache à Genève.

Il y eut une gare ferroviaire à Neyron : la gare de Neyron.

À noter également la proximité de la gare de Miribel desservie par les lignes 1 et 2 de Colibri.

Voies routières vignette|Panneau indicateur à « Neyron-le-Bas ». Le territoire communal est traversé par plusieurs routes départementales. Le centre-ville est traversé par la RD 1084, anciennement la route nationale 84 entre Lyon et Genève. Au nord, sur le plateau, passe au niveau du quartier Sarrazin, la RD 71 reliant Rillieux-la-Pape à Tramoyes. Le territoire de la commune est également traversée par l'autoroute A46 sur le viaduc Hélène-et-Victor-Basch ainsi que par l'autoroute A42 dont la sortie 4 dessert la commune.

Transports routiers Les Cars Région Ain, ont plusieurs arrêts sur le territoire de la commune, sur la route départementale « RD 1084 », anciennement la route nationale 84, appelée également « route de Genève » : la ligne A32., entre Bourg-en-Bresse et Lyon et la ligne A71, entre Dagneux et Lyon.

Le réseau de bus Colibri de la communauté de communes de Miribel et du Plateau dont l'exploitation a débuté en , compte sept arrêts à Neyron desservis par le service de transport à la demande Colib' et par les lignes A32 et A71 accessible avec un titre Colibri.

Toponymie

vignette|Panneaux à Sermenaz.

Il existe peu de certitudes sur l'origine du toponyme. Néanmoins, des documents antérieurs au attestent de l’écriture NeronHistoire, . : ainsi à la mort de saint Didier, saint patron du village, (autour de 608), le nom du village est mentionné sous la forme Neron, on trouve aussi Neyron en 1380..

L'hypothèse d'une origine liée à Néron, empereur romain du alors que la région est une province romaine, est celle généralement retenue (par des sources non spécialisées en toponymie), même si elle n'est fondée sur aucun argument probant. Il n'y a en effet, aucun nom d'empereur romain employé de manière absolue dans la toponymie française, c'est-à-dire sans un appellatif toponymique. En outre, seuls César (qui n'était pas empereur) et Auguste ont été associés à des appellatifs toponymiques (d'origine gauloise) tels que durum, dunum, magus bien identifiés par les spécialistes. Albert Dauzat et Charles Rostaing rapprochent Neyron des types Néron (Eure-et-Loir, Norons 771, Neiron vers 1125) et Noiron (Haute-Sâone, Côte-d'Or) qui sont d'anciens Neiro 801, Neirun 1147. Le second élément -on représente le suffixe gallo-roman -ŌNEAlbert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit. d'origine gauloise ou latine, et dénotant généralement une présence vague (faune, flore, propriété, etc.).. Le premier élément est l'anthroponyme gaulois Nerius.

Pour Sermenaz, Le suffixe -az témoigne d'une origine linguistique arpitane..

Une étymologie légendaire existe autour du toponyme de Neyron :

Histoire Antiquité

Avant la conquête romaine, le territoire du département de l'Ain est occupé par le peuple gaulois des Ambarres, dont le nom signifie « vivant des deux (amb) côtés de la Saône (Arar, la Saône) ». Cette terminologie se retrouve également dans le nom d'Ambérieux-en-Dombes en amont du Rhône, au nord-est de Neyron.

Moyen Âge