Terma est un mot tibétain signifiant « Trésor spirituel ». Les termas sont issus surtout de Padmasambhava et de ses principaux disciples. Ils ont été cachés pour être retrouvés au moment opportun par les tertöns. Les termas peuvent être des objets (termas de la terre), souvent des signes symboliques inscrits sur des rouleaux de parchemin, ou des graines spirituelles placées dans l'esprit (termas de l'esprit), la découverte s'effectue alors par le réveil des enseignements dans la nature de l'esprit du tertönPhilippe Cornu, Padmasambhava : la magie de l'éveil (avec la collaboration de Virginie Rouanet ; préface de Sogyal Rinpoché). Éditions du Seuil, coll. « Points. Sagesses » n° 116, Paris, 1997. 275 p. ..

Jigmé Lingpa explique dans le Drölthig wangtchok la finalité des termas :

Jigmé Lingpa ajoute dans le Gongdü namshé :

Padmasambhava dissimula des enseignements aussi car il aurait prophétisé la persécution du Bouddhisme par le roi LangdarmaArticle de Philippe Cornu dans le magazine de l'exposition « Rituels tibétains, Visions secrète du 5 dalaï-lama », Éditions des musées nationaux, 2002, . qui régna au Tibet de 838 à 842.

Philippe Cornu déclare :

Les termas sont surtout caractéristiques des enseignements Vajrayāna de l'école Nyingmapa du Bouddhisme tibétain. Cependant, le fait que des enseignements soient dissimulés pour être redécouverts par des maîtres accomplis remonte à une tradition plus ancienne que l'on retrouve aussi bien dans les tantras et les soutras du Mahayana. Déjà dans le Mahayana, des enseignements étaient découverts surgissant du ciel, de montagnes, d'arbres ou dans des livres. Dans le dernier cas, ils étaient souvent confiés à des dieux ou nâga afin de les protéger et de les restituer le moment venu aux maîtres spirituels.

Par exemple, le Soutra du Lotus aurait été un enseignement prodigué par le Bouddha à la fin de sa vie terrestre, au mont des Vautours. Ces enseignements, trop difficiles pour les gens de l’époque, devaient être révélés plus tard. C’est ainsi que le Soutra du Lotus aurait été conservé dans le monde des Nâgas jusqu’à l’époque du quatrième concile. De la même façon, Nāgārjuna aurait reçu de nombreux soutras prajnaparamita des Nâgas au - .

On distingue cinq rois des tertönsPhilippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme. Nouvelle édition augmentée, Éditions du Seuil, Paris, 2006. 952 p. . : 1136–1204 : Nyangrel Nyima Özer ; 1212–1270 : Guru Chöwang ; 1346–1405 : Dordjé Lingpa ; 1445/50–1521 : Orgyen Péma Lingpa ; 1820–1892 : Jamyang Khyentsé Wangpo.

Le terma le plus célèbre, même en occident, est le Bardo Thödol, le « Livre des morts tibétain », découvert par Karma Lingpa au .

Bibliographie

Philippe Cornu, Longchenpa, la liberté naturelle de l'esprit (préface de Sogyal Rinpoché). Éditions du Seuil, coll. « Points. Sagesses » n° 66, Paris, 1994. Philippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme. Nouvelle édition augmentée, Éditions du Seuil, Paris, 2006. 952 p. . Philippe Cornu, Padmasambhava : la magie de l'éveil (avec la collaboration de Virginie Rouanet ; préface de Sogyal Rinpoché). Éditions du Seuil, coll. « Points. Sagesses » n° 116, Paris, 1997. 275 p. . Tulku Thondup Rinpoché, Les trésors cachés du Tibet, Guy Trédaniel Éditeur, 2000, . Drubpön Tharchin Rinpoché, Tertön et auteur du Précieux guide bouddhiste, 2020, .

Références

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