Alphonse-Théodore Lecointe, né le à Évreux et mort le à Paris, est un général et homme politique français.

Biographie Années de formation Fils de Jacques-Pierre Lecointe, major d'infanterie, Alphonse est élève au collège d’Évreux puis rentre à l'école de Saint-Cyr en 1837 et devient successivement sous-lieutenant d'infanterie (1839), lieutenant (1842), capitaine (1848), et major (1854).

Guerre de Crimée Il prit part à la guerre de Crimée comme chef de bataillon au régiment de ligne, fut attaché au corps du général Bosquet et assista à la bataille de l'Alma et à la bataille de Malakoff, le . Il alla prendre part en Algérie à l'expédition de la Grande-Kabylie, s'empara du Fort l'Empereur, et revint en France au moment de la guerre d'Italie.

Campagne d'Italie (1859) Sa division, qui appartenait au , sous les ordres de Mac-Mahon, contribua au succès de la bataille de Magenta, en dégageant à Buffalora la division des grenadiers de la garde, très éprouvée. Blessé le même jour et promu lieutenant-colonel le , il vint en garnison à Paris après la guerre, et fut promu colonel en 1864.

Guerre de 1870 Appelé, en 1866, au commandement du de grenadiers de la garde impériale, il fit, à la tête de ce régiment, la Guerre franco-allemande de 1870 à l'armée du Rhin ; enfermé dans Metz, il fut blessé à Rezonville, s'échappa au moment de la capitulation, et rejoignit l'Armée du Nord, dirigée par Faidherbe, où il fut nommé, le , au commandement d'une brigade du . Après la retraite d'Amiens, commandant du dédoublé, il assista aux combats de Pont-Noyelles, Bapaume et Saint-Quentin. Toutes communications étant alors coupées entre l'armée du Nord et le reste de la France, le , qui comptait encore combattants et 60 bouches à feu, reçut ordre de s'embarquer à Dunkerque pour rallier Cherbourg et l'armée de Normandie.

Gouverneur militaire de Lyon puis de Paris Promu général de division, le , le général Lecointe fut mis en disponibilité, puis rappelé à l'activité en 1873, comme commandant de la du à Lille. Placé à la tête du à Toulouse en 1878, puis du (Lyon) l'année suivante, en , il devint gouverneur militaire de Lyon, et, en 1881, remplaça le général Clinchant en tant que gouverneur militaire de Paris.

Carrière politique Il fut élu, le , sénateur de l'Eure, en remplacement de Jean-Louis Lepouzé invalidé et décédé entre-temps. Il siégea à gauche, soutint les ministères républicains, et fut réélu, au renouvellement triennal du . Il reprit sa place à gauche, et continua de voter avec les républicains de la Chambre haute, tout en s'abstenant sur l'expulsion des princes. En dernier lieu, il s'est prononcé pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement, pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, pour la procédure à suivre devant le Sénat contre le général Boulanger. Le général Lecointe a été maintenu dans le cadre d'activité, sans limite d'âge, comme ayant commandé en chef devant l'ennemi.

Ses obsèques sont célébrées en l'église Saint-Sulpice de Paris et il est inhumé à Magny-en-Bessin« Obsèques du général Lecointe », Journal de Rouen, 26 décembre 1890, ..

Distinctions

Notes et références

Annexes Bibliographie .

Liens externes

Catégorie:Général français du XIXe siècle Catégorie:Gouverneur militaire de Paris Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Sénateur de l'Eure Catégorie:Gouverneur militaire de Lyon Catégorie:Membre de la Ligue des patriotes Catégorie:Militaire français de la guerre franco-allemande de 1870 Catégorie:Militaire français de la guerre de Crimée Catégorie:Naissance en juillet 1817 Catégorie:Naissance à Évreux Catégorie:Décès en décembre 1890 Catégorie:Décès dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 73 ans