Massieux est une commune française, située dans le département de l'Ain dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Description Massieux est une commune périurbaine située au nord de l'agglomération lyonnaise, aux confins ouest du département de l'Ain, au bord de la Saône, qui présente un territoire étroit de forme allongée s'étirant sur environ de la rive de la Saône jusqu'aux premières hauteurs du plateau de la Dombes.

Elle est desservie par l'autoroute A46 et l'ancienne route nationale 433 (actuelle RD 933). Le sentier de grande randonnée de pays (GRP) Beaujolais -Bugey par la Dombes passe sur le territoire communal.

Communes limitrophes

Hydrographie La commune est limitée à l'ouest par le lit de la Saône, l'affluent principal du Rhône.

Le ruisseau du Vignard traverse la commune du nord au sud, et je jette dans le Grand Rieux, qui constitue la limite sud du territoire communal et conflue dans la Saône.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villefranche-sur-Saône à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Massieux est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4 |alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (49,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (38,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (45,3 %), terres arables (42,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (5,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,1 %), prairies (2,3 %), zones agricoles hétérogènes (0,4 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Habitat et logement En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de 972 en 2015 et de 913 en 2010.

Parmi ces logements, 96,1 % étaient des résidences principales, 1,1 % des résidences secondaires et 2,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 85,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 14 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Massieux en 2020 en comparaison avec celle de l'Ain et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (1,1 %) inférieure à celle du département (5,5 %) et e à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 79,5 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (81,4 % en 2015), contre 62,4 % pour l'Ain et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Massieux en 2020. Typologie Massieux. Ain. France entière. Résidences principales (en %)96,186,382,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)1,15,59,7 Logements vacants (en %)2,88,28,2

Toponymie Le nom de la commune est attesté sous la forme Machiaco en 1153, Maceu en 1228Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 421., au , on écrivait Marcieu, Marssieu ou Macieu.

D'après l'abbé Gringoz, le mot misellus est devenu Maissia, Massia, indiquant qu'un village d'après son exposition permettait le soin aux déshérités. Cependant, l'évolution d'un hypothétique *Misellus en Machiaco est phonétiquement impossible.

En 1853, L'abbé Jolibois précise que « Massieux a un nom d'origine latine et parait signifier habitation de Matius »Histoire de la ville et du canton de Trévoux », publiée en 1853, rééditée par Les éditions de Trévoux en 1981.. Le toponyme avec une terminaison -eu(x) franco-provençale trouve son origine dans le nom d'une villa gallo-romaine, basé sur l'anthroponyme Macius, suivi du suffixe -acum, d'origine gauloise et marquant l'appartenanceHistoire des communes de l'Ain, éditions Horvath.

Massieu (Maciacum ) est homonyme des formes d'oïl Machy, Massy, Macé et d'oc Massac, MassatA. Dauzat et Ch. Rostaing, op. cit...

Les habitants de Massieux s'appellent les Masserots et Masserotes.

Histoire On a trouvé sur son territoire des urnes cinéraires, des tuiles et des médailles .

La seigneurie dépend des sires de Villars puis de Bourbon à partir de 1402 et fait alors partie de la souveraineté de Dombes, sauf une petite partie qui relève du Franc-Lyonnais. Le village de Massieux fait partie de la Dombes jusqu'au rattachement de celle-ci au royaume de France en 1762.

Les crues Situé en bord de Saône, Massieux sait composer avec les crues.

Les premiers témoignages remontent en l'an 580 sous le règne de Childebert II quand une crue est suivie d'une épidémie de peste qui fait disparaître les deux tiers de la population locale. Les plus importantes depuis que l'on note le niveau des crues (milieu du ) ont été celles de 1840 (record absolu avec ), 1910, 1955 et plus récemment celles de 1970, 1981, 1983 et 1987.

Révolution française et Empire

La première élection municipale a lieu le , par l'. Cette assemblée s'est tenue dans l'église paroissiale, convoquée par le . La liste des citoyens actifs avait été établie par délibération du . Outre M. le curé, l'assemblée comptait 33 personnes sur 190 habitants dénombrés.

L'organisation est réglée par les lettres patentes du roi données sur le décret de l'assemblée nationale du , et suivant l'instruction de l'assemblée nationale du .

Le dénombrement de population implique que la municipalité soit composée de trois membres, y compris le maire, et d'un procureur de la commune.Sont élus à la majorité absolue Benoît Simon (payant 64 livres d'impôts) comme maire, Jean Paul (payant 12 livres d'impôts) comme procureur, et Claude Debouttière (payant 70 livres d'impôts) et Claude Perraud (payant 40 livres) comme membres de la municipalité.

Les notables élus pour composer le conseil de la commune sont au nombre de six, payant entre 6 et 20 livres d'impôts.

Le dimanche , l', regroupant 43 personnes, se réunissent pour la garde nationale. Le dénombrement de la population fait que doivent être nommés deux officiers et un sous-officier. Sont élus Antoine Jacquit capitaine, lieutenant, Perret fils fourrier et sergent, et Étienne Bérieu caporal. Ces nouveaux élus ont prêté serment de . En , s'engagent Martin Bernardin, Étienne Bérieu et Jacques Josserand, conformément à l'article 4 du décret de l'Assemblée nationale du .

En 1790, le village devient une commune du département de l'Ain appartenant au canton de Trévoux, puis à celui de Reyrieux en 1985, et de nouveau à celui de Trévoux en 2015.

Le , la municipalité déclare que les modèles de poids qui sont en usage pour la partie qui était en Dombes sont identiques à ceux de Trévoux, et ceux de la partie qui était en Franc-Lyonnais étant identiques à ceux de Lyon.

Le est élu à la fonction de maire Monsieur Balmond, négociant à Lyon et propriétaire à Massieux.

D'après les archives de l'Ain (1888) :

Époque contemporaine Demeuré longtemps un territoire voué à l'agriculture, le village connaît à partir des années 1970 un fort développement avec notamment la création de zones pavillonnaires en raison de sa proximité avec l'agglomération lyonnaise. La population est multipliée par cinq entre 1968 et 1982.

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Bourg-en-Bresse du département de l'Ain.

Elle faisait partie de 1793 à 1984 du canton de Trévoux, année où elle intègre le canton de Reyrieux. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Trévoux porté de 6 à 12 communes.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010..

Intercommunalité Massieux était membre de la communauté de communes Saône Vallée, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1994 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes Dombes Saône Vallée, dont est désormais membre la commune.

Liste des maires

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