vignette|Musiciens romains La fabula palliata est un genre de comédie latine ayant un sujet grec : les personnages, les décors sont grecs ainsi que, le plus souvent, l'œuvre originale dont elle est tirée.

Elle se diffuse à Rome à partir du et subit l'influence de la nouvelle comédie grecque de l'époque hellénistique grecque : des poètes Ménandre, Philémon et de Diphilus de Sinope, par l'argument, la trame et le décor.

La production de se termine au , parallèlement à la propagation de la .

Les références aux coutumes, traditions et institutions romaines y sont extrêmement rares, contrairement à la , genre tragique, à l'exception cependant des œuvres de Plaute, qui mélange parfois des éléments des deux différentes réalités pour en créer des effets particulièrement hilarants.

Étymologie Le nom de ce genre dérive du pallium, vêtement issu de l'himation, l'habit national grec, porté par les acteurs de ce genre. Il s'agissait d'un mantelet couleur pourpre de forme simple, en opposition à la toge, habit romain compliqué, qui donnera son nom au genre , la comédie latine en costumes romains.

Toutes les comédies latines qui nous sont parvenues sont des .

Caractéristiques La est constituée de différentes parties : parties chantées (Cantica), dans une grande variabilité de mètres parties récitées avec accompagnement musical parties exclusivement récitées, en sénaire iambique.

Œuvres La est populaire à Rome depuis les premiers essais de Naevius () jusqu'à la mort de Térence (). Un développement rapide de ce genre a été possible dans le monde romain, durant 100 ans, grâce à ses liens avec la nouvelle comédie grecque.

Ce genre a été introduit en latin par Livius Andronicus. L'on conserve trois titres et six fragments de ses : Gladiolus (L'épée), Ludius (Le bouffon ou Lelydien), Verpus (Le circoncis) ou Virgus (Le Vierge) ou Vargus (L'homme aux pieds tordus).

En plus de celles des poètes latins archaïques (Gnaeus Naevius, Livius Andronicus et Quintus Ennius), on conserve aussi des pièces de Plaute (vingt lui sont attribuées), Térence (auteur de six ) et Caecilius Statius.

La production de Gnaeus Naevius était large. Nous en conservons trente-cinq titres et un corpus de fragments, pour un total de cent cinquante vers. Parmi ces œuvres, certaines conservent leur titre en grec : Asticozòmenos (L'homme frappé par un javelot), Agrupnuntes (Les Insomniaques), Astiologa (La femme qui parle poliment), Colax (Le Flatteur), Stalagmus ; d'autres ont un titre latin, dans lequel le suffixe -aria, -oria suggère le terme fabula, Agitatoria (La Comédie de l'aurige), Corollaria (La Comédie des couronnes), Tunicolaria (La Comédie de la tunique), Figulus (Le Potier), Tarentilla (La Fille de Tarente). Elles ressortent clairement de l'influence des œuvres de la nouvelle comédie grecque, dont il réutilise les caractères typiques.

Il est cependant impossible de reconstruire la trame d'œuvres car on ne dispose que de peu de fragments : en effet, aux éléments d'origine grecque s'en mélangent d'autres beaucoup plus typiquement romains et italiques ; d'origine italique en particulier, sont les références à des localités, certaines coutumes particulières et la présence dans les textes d'éléments triviaux et obscènes, originaires des Fescennins et d'œuvres comme le Testicularia (La comédie des testicules) et le Tripallus (Le tri-phallus).

La production comique d'Ennius est plus petite et sans doute moins appréciée. Il ne nous en reste que quelques fragments et deux titres: Caupuncula (La Fille de l'auberge) et Pancratiastes (Les Pancraces).

Articles connexes Danse dans la Rome antique Fabula saltica Théâtre latin

Sources G. Pontiggia; M.C. Grandi, Letteratura latina. Storia e testi, Milano, Principato, 1996. A. Traglia, Poeti latini arcaici, I, Livio Andronico, Nevio, Ennio, UTET, 1986. Marzia Mortarino, Mauro Reali, Gisella Turazza, Genius Loci. Storia e antologia della letteratura latina', volume 1 (Dalle origini all'età di cesare''), Loescher, 2007-2011, .

Liens externes

Catégorie:Genre théâtral Catégorie:Théâtre de la Rome antique