L'église Saint-Félix de Lézignan-Corbières est une église située en France à Lézignan-Corbières, dans le département de l'Aude en région Occitanie.
Elle dépend du diocèse de Carcassonne et Narbonne et fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1951.
Historique Du L'église Saint-Félix primitive carolingienne est fondée dans la même période que la ville de Lézignan vers le puisqu'elle apparaît déjà dans un diplôme de 899.
L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques le .
Description du bâtiment L'église Saint-Félix est de style gothique méridional, caractérisée par une nef sans collatéraux ni transept ni déambulatoire à l'identique de la plupart des églises du Narbonnais.
Elle a été érigée sur une église carolingienne du , remplacée par une église romane puis par l'église actuelle.
Les seuls vestiges visibles de l'époque carolingienne résident dans le mur occidental (ouest), percé d'un oculus côté sud. Ce mur permet de visualiser les traces successives des époques carolingienne, romane et gothique.
Des travaux de restauration entrepris au début du ont permis de dégager le crépi du mur intérieur ouest et de mettre au jour le mur carolingien original.
La construction de la nouvelle l'église gothique a commencé aux par le chevet.
L'abside compte 7 panneaux voutés d'ogive en hémicycle dont 4 sont aveugles, les trois autres sont percés de baies-fenêtres avec des vitraux dédiés à sainte Colette pour celui du nord, saint Régis pour celui du sud et à saint Félix pour le vitrail central à l'est. C'est ce dernier dans lequel on retrouve les armoiries originales de la ville (D'azur aux trois fleurs de lys d'or) dans le deuxième panneau en partant d'en-bas.
Le maître autel d'origine, probablement du a été remplacé par un autre en marbre de couleur au .
Au nord du chœur et en limite de l'arc triomphal, on trouve une tourelle carrée dont l'accès se trouve en regard côté chœur et au sud la sacristie dont la partie la plus récente date du . Tourelle et masse-poids à l'ouest de la sacristie étayent latéralement l'arc triomphal.
Six chapelles latérales séparées par des masses-poids bordent la nef, éclairées par des baies-fenêtres avec vitrail de formes hétérogènes. Les quatre premières, édifiées côté chœur, datent probablement du . Elles sont dédiées à saint Joseph, saint Jean et saint Roch côté nord, cette dernière chapelle abritant la Porte des Morts, permettant d'accéder au cimetière primitif au nord de l'église. Les chapelles dédiées à Notre-Dame et saint François ainsi que le Purgatoire sont situés côté sud. La chapelle Saint-François reçut les tableaux, bustes et statues du monastère des Clarisses en 1792 lors de sa sécularisation.
La nef est caractérisée par des arcs doubleaux reposant sur des piliers séparant les chapelles latérales. À l'origine, la charpente reposait sur les 4 arcs doubleaux et les 8 arcs diagonaux de la nef. La voûte actuelle en brique n'est construite qu'au . La toiture initiale était en lauzes.
La tribune, assez différente du style général de l'église est édifiée au . Un orgue pneumatique y est installé et sert pour les offices.
L'achèvement de l'église au concerne la dernière travée avec ses deux chapelles, le clocher-donjon et le porche. Le donjon-clocher, puissante et massive tour carrée, est éclairé par des ouvertures réduites. Son escalier à vis est en saillie du clocher-donjon sur le mur ouest et est plus haute d'un étage, permettant l'accès à la chambre des cloches et au toit du clocher.
Le porche d'entrée est édifié au deuxième tiers du sur l'emplacement de l'ancien clocher roman, après la construction de l'actuel clocher-donjon du .
Trésors de l'église Liste des trésors La bienheureuse Bonne d'Armagnac, Sainte-Claire d'Assise, patronne de l'ancien monastère des Clarisses, Saint-François recevant les stigmates, œuvre du , Deux statues de saints (dans le chœur) dont l'un serait Saint-Antoine de Padoue, Le maître-autel du , La chaire à prêcher des
Vols Plusieurs vols ont été commis au préjudice du trésor de l'église : le buste de la bienheureuse Bonne d'Armagnac a été volé le et restitué depuis, un panneau peint de la Nativité, de l'école allemande du dérobé en , plusieurs ciboires, calices et patènes des ont également été volés dans la nuit du 23 au .
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Joseph Euzet, Histoire de Lézignan, commentée par Gabriel Chapeau, Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude (1988)
Articles connexes Liste des monuments historiques de l'Aude
Liens externes
Lezignan-Corbieres Lezignan-Corbieres Felix Catégorie:Monument historique inscrit en 1951