L’affaire est dans le sac est un film français des frères Pierre et Jacques Prévert sorti en 1932.
Synopsis Le chapelier Benjamin Déboisé projette d'enlever le fils du roi du buvard, le milliardaire Hollister. Il monte le coup avec son commis et un jeune homme dont la fille de Hollister est amoureuse. Le coup réussit mais les ravisseurs découvrent qu'ils se sont trompés et ont en réalité enlevé le milliardaire lui-même.
Fiche technique Titre original : L’affaire est dans le sac Titre anglophone : Réalisation : Pierre Prévert Scénario et dialogues : Jacques Prévert, d'après le scénario original d'Akos Rathony Assistant-réalisateur et monteur : Louis Chavance Décors : Lou Bonin Photographie : Alphonse Gibory Cameraman : Éli Lotar Assistants-opérateurs : 1) Pierre Lebon / 2) Henri Lebon Musique : Maurice Jaubert Producteurs : Bernard Natan, Emile Natan Directeur de production : Charles David Production : Pathé Distribution Pays de production : Format : Noir et blanc - Son mono - 1,37:1 Genre : Comédie Durée : 43 minutes Date de sortie : France :
Distribution Julien Carette : Clovis Anthony Gildès : Hollister, le milliardaire Étienne Decroux : Benjamin Déboisé Jean-Paul Le Chanois (crédité comme J.P. Dreyfus) : Jean-Paul Dutilleul Pierre Darteuil : Stanislas, le monsieur ignoble Paul Darcy : le monsieur distingué Georges Jamin : le monsieur aux vernis Freddy Castel : l'abruti Jean Deninx : un jeune homme Marcel Boucard : le petit frère Lucien Raimbourg : le client myope au chapeau de curé Jacques Brunius : Adrien, le client au béret Marcel Duhamel : le monsieur pressé/le capitaine de dragons Daniel Gilbert : le client désolé Ghislaine May : la nurse Marise Rey : la mère de l'efféminé Lora Hays : Gloria Hollister Lou Bonin : l'agent de police Jean Bremaud : le balayeur Louis Chavance : un passant Pierre Desouches : un manœuvre Philippe Richard : le domestique Lou Tchimoukoff : l'agent Guy Decomble (non crédité) : le pasteur Jacques Prévert (non crédité) : le flûtiste
Accueil La première projection a lieu au Magic-Convention, et provoque un scandale: les Croix-de-Feu sifflent le film, et menacent d'incendier l'écranDictionnaire de la censure au cinéma, Jean-Luc Douin, Presses Universitaires de France, 1998, La bizarrerie du film ne séduira pas le public et déclenchera, à l’époque, l’ire des Croix-de-feu, un mouvement nationaliste ridiculisé dans le récit par le personnage du client au béret. Mal distribué par Pathé qui n’avait pas apprécié le scandale de sa première projection, les copies sont détruites et le film va alors sombrer dans l’oubli. Le film fut très bien restauré par la suite owlapps : accueil du film et destruction des copies. En 2020 le film, considéré film de patrimoine, appartenant maintenant à Doriane Films, est restauré et numérisé 4K grâce à l'aide apportée par le CNC.
Bibliographie . Jean-Pierre Pagliano, "L'Affaire est dans le sac est un film sans âge": entretien avec Pierre Prévert (1980), Positif n°723, mai 2021.
. Jean-Pierre Pagliano, Le Cinéma des frères Prévert, France Culture (Mardis du cinéma), . Dans Jacques Prévert, celui qui rouge de cœur (Séguier, 1994, 320p, 80), Danièle Gasiglia-Laster présente ainsi le film : Le tournage, qui se déroule en huit jours seulement - le budget est limité - se fait dans l'ambiance des tréteaux du groupe de choc Prémices [futur groupe Octobre] et la plupart de ses membres y participent. Lou Bonin, qui se fait à présent appeler Tchimoukow […] arrange d'anciens décors […] le film est fort mal accueilli. Les plus horrifiés, rapportera Brunius, étaient les Croix-de-feu et les Francistes. Dans Prévert, portrait d'une vie (Ramsay, 2007, 239 p, 73), Carole Aurouet écrit : L’humour cocasse et dévastateur de L’affaire est dans le sac fut globalement plus apprécié et reconnu les années passant qu’au moment de sa sortie. Jacques Prévert se souvient que « les spectateurs n'ont pas cassé les fauteuils, mais c'était tout juste ». Pour Jacques Prévert, que l'on voit traverser quelques séquences du film en joueur de flûte, ce film a une importance particulière : « D'ailleurs si j'avais à choisir, c’est encore le film que je préfère de tous ceux que j'ai faits comme scénariste et avec mon frère comme metteur en scène ».
Carole Aurouet, Le Cinéma dessiné de Jacques Prévert, Textuel, 2012
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Film français sorti en 1932 Catégorie:Comédie française Catégorie:Moyen métrage français en noir et blanc Catégorie:Film scénarisé par Jacques Prévert Catégorie:Moyen métrage de Pathé Catégorie:Film avec une musique composée par Maurice Jaubert