La ricotta ( « Le Fromage blanc ») est un film italien réalisé par Pier Paolo Pasolini. C'est le des quatre sketches du film Rogopag sorti en 1963.
Synopsis Un réalisateur reconnu, interprété par Orson Welles, tourne une version de la Passion du Christ, entre champs, vestiges romains et immeubles HLM de banlieue. En gros plan, il récite un poème. Sur le plateau entre les prises, les acteurs passent le temps. L'un d'entre eux, Stracci, qui joue l'un des deux larrons crucifiés avec Jésus, n'a qu'une idée en tête : trouver à manger. Il finit par trouver un gros morceau de ricotta, le dévore et, pris d'indigestion, meurt sur la croix.
Fiche technique Titre original : La ricotta Réalisation : Pier Paolo Pasolini Scénario : Pier Paolo Pasolini Production : voir Rogopag Musique : Carlo Rustichelli Photographie : Tonino Delli Colli Montage : Nino Baragli Costumes : Danilo Donati Décors : Flavio Mogherini Durée : 40 minutes Date de sortie : voir Rogopag
Distribution
Autour du film thumb|Pasolini durant son procès en 1963. Ce film s'inscrit dans un film à sketches, Rogopag, comprenant aussi d'autres réalisations, créés par Roberto Rossellini, Jean-Luc Godard et Ugo Gregoretti et sorti en 1963. Pasolini aimait les formes narratives courtes.
Dans ce moyen métrage, Pasolini mélange poésie et peinture et procède par tableaux vivants, inspirés des peintres maniéristes Rosso Fiorentino et Jacopo da Pontormo.. Le poème récité par Orson Welles, est inséré l'année suivante, en 1964, dans son recueil Poésie en forme de rose.
Le film à sketches Rogopag est à sa sortie le sujet de controverses et fut censuré en raison de cet épisode de Pasolini, La Ricotta, jugé blasphématoire, Olivier Bombarda, Arte..
Pasolini sera condamné en première instance à une peine de 4 mois de prison avec sursis pour « outrage à la religion d’État ». En appel, le procureur de la république retirera sa plainte et ordonnera un non-lieu : entre-temps Pasolini venait d'être choisi pour représenter l'Italie au festival de Venise avec L'Évangile selon saint Matthieu. Pasolini, dans son parcours, sera poursuivi 33 fois en justice pour des affaires de droit commun, des accusations de produire des contenus obscènes ou outrageant à la religion catholique, mais il sera toujours acquitté en définitive.
Références
Voir aussi Bibliographie Ouvrages Tomaso Subini, Pier Paolo Pasolini, "La ricotta", Lindau, 2009 . Xavier Vert, “La ricotta” : Pier Paolo Pasolini, Lyon, Aléas cinéma (Le vif du sujet ; 3), 2011
Articles "Pier Paolo Pasolini's La ricotta: The Power of Cinepoiesis", Italica, vol. 86, No. 2 (été, 2009). « Image dialectique et contamination dans La ricotta de Pier Paolo Pasolini », Images re-vues : histoire, anthropologie et théorie de l'art 2010. « Le procès de Pasolini pour La ricotta, un jugement eschatologique ? », Histoire, monde et cultures religieuses, 2015/1 n° 33. "Pasolini and Third World hunger: An approach to Cinema Novo through La ricotta", Journal of Italian, Cinema & Media Studies, Volume 4, Issue 3, juil. 2016, p. 369-385 DOI: https://doi.org/10.1386/jicms.4.3.369_1 « La poétique de la parabole chez Pier Paolo Pasolini : autour du film La ricotta », ThéoRèmes, 2017, n° 10.
Travail universitaire « Le temps des figurants : La réserve eschatologique dans La ricotta, de Pasolini », thèse, université de Lyon, 2018
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