vignette|droite|Les régions de l'empire achéménide. La Parthie est une région historique située au nord-est du plateau iranien, ancienne satrapie de l'Empire des Achéménides et berceau de l'Empire parthe qui domine le plateau iranien et par intermittence la Mésopotamie entre et

Les frontières de la Parthie sont la chaîne montagneuse du Kopet-Dag au nord (aujourd'hui la frontière entre Iran et Turkménistan) et le désert du Dasht-e Kavir au sud. À l'ouest se trouve la Médie, au nord-ouest l'Hyrcanie, au nord-est la Margiane et au sud-est l'Arie. Cette région est fertile et bien irriguée pendant l'Antiquité, et compte aussi de grandes forêts à cette époque.

Les textes assyriens mentionnent un pays nommé Partakka ou Partukka au À une époque inconnue, ses habitants ont été assujettis par les Mèdes, qui ont régné sur le premier empire perse avant d'être renversés par Cyrus le Grand en La Parthie a ensuite appartenu à l'Empire achéménide pendant les deux siècles suivants.

Histoire

thumb|right| et son satrape Khvasak. Bas-relief trouvé à Suse, La puissance des débuts de l'empire semble avoir été surestimée par certains historiens anciens, qui n'ont pas su clairement séparer l'empire ultérieur de ses origines indo-européennes.

À l'origine, deux frères nommés Arsace et Tiridate se rendent indépendants de la domination séleucide dans des zones reculées de l'Iran septentrional, vers bat dans un premier temps les Parthes en , . Toutefois, c'est seulement à partir de la seconde moitié du que les Parthes, descendants des Scythes Vesta Sarkhosh Curtis, Persian myths, Legendary past., University of Texas Press 2005 , profitent de l'affaiblissement des Séleucides pour contrôler progressivement tous les territoires situés à l'est de la Syrie. Ayant grignoté l’Empire séleucide et leurs autres voisins, les Parthes deviennent les concurrents majeurs de Rome dans l'est de la Méditerranée.

À partir du , les Parthes interviennent fréquemment dans la politique de la Méditerranée orientale et s'opposent aux Romains. Ils acquièrent leur respect lorsqu'ils parviennent à détruire l'armée de Crassus en à la bataille de Carrhes, et deviennent les plus grands ennemis de Rome. Cette dernière tente en vain de détruire leur empire par des invasions (par exemple sous Trajan). Elle n'y parvient pas, bien que ces incursions les aient considérablement affaiblis. En 224, Ardachêr, le gouverneur de la province achéménide de Fars/Persis/Perside, renverse et fonde la dynastie sassanide.

On sait peu de choses des Parthes : ils n'avaient pas de littérature propre et leur histoire écrite se résume aux descriptions partiales de leurs conflits avec les Romains, les Grecs et la Chine. Leur force était une combinaison des tactiques de harcèlement propres à une tribu de cavaliers nomades avec l'organisation nécessaire à l'établissement d'un vaste empire, bien que ce dernier n'ait jamais atteint la puissance des empires achéménide et sassanide. Les royaumes vassaux des Parthes semblent avoir constitué une grande partie de leur territoire. Les cités d'origine grecque (Séleucie du Tigre) disposaient d'une certaine autonomie.

Après leur défaite, les Parthes, alors constitués d'une petite classe de nobles, semblent avoir disparu en laissant peu de traces.

Illustrations

Notes et références

Annexes Articles connexes

Arsacides Parthe Tir parthe

Bibliographie Historien antique Justin, Abrégé des Histoires Philippiques de Trogue Pompée .

Auteurs modernes « Les Parthes, l'histoire d'un empire méconnu, rival de Rome », dans Les Dossiers d'archéologie, 271, . .

Liens externes

. Persée : Les cavaliers parthes. Aspects de la structure sociale de la Parthie.

Catégorie:Satrapie de l'Empire achéménide Catégorie:Histoire de la Perse antique 00

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