Jeanne Bloch dite Jane Block ou Block, née le dans l'ancien 8e arrondissement de ParisActe de naissance reconstitué (vue 32/51). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil reconstitué de l'ancien 8e arrondissement, naissances de l'année 1858. et morte le dans le 18e arrondissementActe de décès n° 3294 (vue 13/21). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du , registre des décès de 1916. L'acte précise qu'elle était célibataire.., est une chanteuse et actrice française au théâtre et au cinéma.

Biographie Fille d'un opticienSusmann Bloch, fils de colporteur, était originaire de Grussenheim en Alsace (1828-1882). Son épouse, Flore Half, était originaire d'Haguenau (1830-1914). Ils s'étaient mariés à Paris en mars 1852. de la place des Vosges, Jeanne Bloch monte dès l'âge de 7 ans sur la scène du théâtre Déjazet.

Éloi Ouvrard écrit dans ses mémoires (1929) que Jeanne Bloch, à dix-huit ans, vers 1877, lui donne la réplique au Concert du , dans « une petite pièce qu'il fallait changer tous les samedis » pour « cinq saisons d'hiver ».. Par la suite, au plus tôt début 1879Ces veinards de bidards, paroles et musique d'Émile Mathieu, est créée fin 1878 au Grand Concert Parisien par Valentine Demay. Le Musée de la conversation, Paris, 1897, ., ils interprètent en duo Ces veinards de bidards.. Elle fait ses véritables débuts à L'Européen. vers 1880.

En 1886, elle est à l'affiche de la Scala. La troupe comprend : Libert, Ouvrard, Marius Richard, Caudieux, Réval ainsi que Amiati, Duparc et Valti..

Elle reprend en , comme le font de nombreux interprètes (dont Polaire), Ta-ra-ra-Boum-di-hé, succès de la revue éponyme, adapté de l'anglais Paroles de Fabrice Lémon, musique originale de Henri J. Sayers, arrangée par Édouard Deransart, édition Langlois ; cf. Martin Pénet, 1998, ..

Engoncée dans un costume militaire, elle interprète les « colonels Ramollot »., les « colonels Scrogneugneu » ., et des chansons d'Aristide Bruant. Vers 1894-1897 elle est à l'affiche du Parisiana.. Elle aussi été à La Cigale.. C'est une des vedettes attitrées de la Scala vers 1905 ; elle revient ensuite à l'Européen pour y interpréter des pièces réalistes.

Chanteuse comique, elle s'essaye au genre « gommeuse » en fin de carrière..

Elle incarne également au cinéma le personnage de Tartinette dans six courts-métrages tournés entre janvier et .

Morte célibataire à l'âge de 57 ans, elle est inhumée aux côtés de ses parents au cimetière du Montparnasse (30e division) où sa tombe est toujours visible.

Ses sœurs Fanny Bloch dite Blockette (1863-1956), Sarah BlochPortraits d'artistes : Sarah Bloch. La Fraternité, août 1892, p. 4, . dite Sahari (1864-1938)Tribunaux. Un accident de scène. Comoedia, 18 juillet 1912, p. 2, . et Rachel Bloch dite Doralys (1873-1934)Portraits d'artistes. Doralys. La Fraternité, juillet 1892, p. 4, . furent également chanteuses et actrices. Elle avait aussi un frèreEntre cour et jardin. Folies-Dramatiques : Les Vices de Paris. Le Journal amusant, 2 août 1913, p. 12, ., Léon Bloch (1866-1922)Liste des sociétaires réguliers. Pseudonymes. Noms de famille. Annuaire de la Société de secours mutuels des artistes lyriques, 1910, p. 66, à ., chanteur-imitateur connu sous le nom de Léon Stiv-HallLe concours de pêche de Comoedia. Les nouvelles inscriptions. Comoedia, 25 mai 1913, p. 2, à . ou Stiv-HallAffiche de spectacle à .. Tous les cinq ont fait partie, à un moment ou à un autre de leur carrière, de la troupe de la Scala.

Carrière au théâtre

1881 : Cherchez le Kroumir !, revue en deux actes de Victor MeusyVictor Meusy, chansonnier et auteur dramatique. La Rampe, 11 juin 1922, p. 16, . et Julien SermetJulien Sermet, biographie littéraire. Le Théâtre libre illustré par Rodolphe Darzens, tome 2, pp. 59-61, Paris, E. Dentu éditeur, 1890, ., musique de Jacques Roques, à la Scala () 1882 : Les Fiançailles de Malpioncet, folie carnavalesque en un acte de Julien Sermet, musique de Jacques Roques, à la Scala () 1882 : Auteur par amour, opérette d'Albert Cahen, Édouard Norès et Émile Cohl, musique de Charles Thony, à la Scala () 1885 : L'Agence est au troisième, comédie de Louis Péricaud et d'Amédée de Jallais, musique de Victor Herpin, à la Scala (avril) 1886 : Le Roi Maboul, pièce d' Édouard HermilMilher. La Justice, 15 août 1898, p. 2, . et Armand Numès, musique de Victor Herpin, à la Scala () : le capitaine des Gardes féminines 1887 : Le Voyage à Cythère, fantaisie mythologique d'Édouard Hermil et Armand Numès, à la Scala () : Héloïse 1887 : Frantrognon, fantaisie en un acte d'Ernest Lévy et Julien Sermet, musique de Victor Herpin, à la Scala () 1887 : La Queue du lapin, ou la Pension de jeunes filles, fantaisie en un acte d'Ernest Lévy et Julien Sermet, à la Scala () : la femme du savant fou 1889 : La Reine de Mysotutu, opérette en un acte d'Octave Pradels et CelmarL'auteur dramatique Marcel Louis Celmar dit Celmar avait débuté au théâtre comme acteur aux Folies-Dramatiques sous le nom de Marcel., musique d'Alfred PatussetCeux qui s'en vont. Alfred Patusset. Comoedia, 22 mars 1924, p. 1, ., à la Scala () 1892 : Un mariage à bout portant, vaudeville-opérette de Paul Bilhaud et Félix Rémy, musique d'Henri CieutatNécrologie. Le Ménestrel, 1er décembre 1906, p. 379, ., à la Scala () 1892 : Cambriolons, revue de l'année 1892 de Battaille-Henri et Julien Sermet, à la Scala ()Courrier des théâtres. Le Petit Parisien, 25 décembre 1892, p. 3, . 1893 : Carnaval conjugal, folie carnavalesque de Benjamin LebretonBenjamin-François Lebreton (1845-1925), auteur dramatique, officier d'Académie en 1907. et Henry MoreauLa vie qui court. La Semaine à Paris, 1er janvier 1937, p. 6, . , musique d'Albert Petit, à la Scala () 1893 : LysistataCourrier de la semaine. Le Monde artiste, 16 avril 1896, p. 188, . Lysistata était une parodie de Lysistrata, comédie en quatre actes de Maurice Donnay, créée au Grand-Théâtre en décembre 1892 avec Réjane dans le rôle-titre., revue en deux actes et cinq tableaux de Battaille-HenriL'acteur, chansonnier et auteur dramatique Henri Battaille (mort en 1964) ne doit être confondu avec le poète et également auteur dramatique Henry Bataille (1872-1922). En raison de cette quasi-homonymie, Henri Battaille finira par prendre le pseudonyme de Battaille-Henri. et Julien Sermet, musique d'Alfred Patusset, à la Scala () puis au Ba-Ta-Clan () : Lysistata 1894 : La Tante Lochard, comédie-vaudeville en un acte de Gardel-HervéEmmanuel Ronger dit Gardel-Hervé (1847-1926) est le fils du compositeur Hervé., à la Scala () : la tante Lochard 1895 : La Vraie Ghismonda, « opérette hystérique » de Battaille-Henri et Saint-Maurice, à la Scala ()<ref>Cette opérette était une parodie de Gismonda, drame de Victorien Sardou créé l'année précédente au théâtre de la Renaissance avec Sarah Bernhardt dans le rôle-titre..</ref> : Ghismonda 1895 : Tananarive, ça y est !, revue en deux actes et quatre tableaux de Paul Burani, Arrachart et Gardel-Hervé, musique de Laurent Halet, au Parisiana () : Coquelin / Du Guesclin 1896 : La Macaroni, vaudeville en deux actes, mêlé de chant, d'Ernest Grenet-Dancourt et Octave Pradels, au Parisiana () : Macaroni 1896 : Napoléon malgré lui, opérette-bouffe à grand spectacle de Victor de CottensLa galerie algérienne de Paris : Victor de Cottens. L'Écho d'Alger, 15 avril 1935, p. 4, . et Paul Gavault, à la Cigale () 1896 : Paris-Voyant, revue d'été de Paul Burani et Gardel-Hervé, au Concert de l'Horloge () : Régiane 1896 : La Revue rosse, revue d'Arthur Verneuil, Maxime Guy et Émile HerbelBiographies artistiques : Émile Herbel. Le Rideau artistique et littéraire, n° 421 de 1906, pp. 1 et 2, ., musique de Laurent HaletLaurent Halet (1863-1932) compositeur et chef d'orchestre de théâtre, était le mari de la danseuse et chorégraphe Germaine Mitty., au Parisiana ()Premières représentations. L'Art lyrique et le music-hall, 20 septembre 1896, p. 4, . 1898 : Le Mauvais Rêve, pantomime japonaise en quatre tableaux de Félix Régamey, à la Cigale 1898 : Allo ! ... Allo ! ... 407-60 ?, revue en deux actes et cinq tableaux de Léon NunèsNécrologie. Le Cornet, août 1911, p. 3, . et Henri Fursy, à la Cigale () 1898 : Pour qui votait-on ?, revue en deux actes et six tableaux d'Henri Fursy, à La Cigale, ()Affiche du spectacle par Jules Grün . 1899 : Ohé Vénus !, pièce-féérie en deux actes et neuf tableaux de P.-L. Flers, à la Cigale 1900 : Les Petits Croisés, opérette à grand spectacle en deux actes et sept tableaux, de Paul Gavault et P.-L. Flers, à la Cigale () 1900 : Voilà pour Longchamp !, fantaisie sportive en deux actes et quatre tableaux de Miguel Zamacoïs et Alexandre Petit-Mangin, musique de François PerpignanFrançois Perpignan (1864-1942), connu également sous le nom de Francis Darfons, est un compositeur de musique de scène et de musique de chambre. , à la Cigale () 1900 : T'y viens-t'y ?Affiche de Jules-Alexandre Grün., revue en deux actes et quatre tableaux de Miguel Zamacoïs et Alexandre Petit-Mangin, à la Cigale () 1901 : Voyons voir !, revue-féérie à grand spectacle en deux actes et quatre tableaux de Miguel Zamacoïs et Alexandre Petit-Mangin, musique de Paul Monteux-BrisacPaul-Abraham Monteux dit Monteux-Brisac (Marseille 1862-Paris 1928), compositeur et chef d'orchestre. Il est le frère de l'acteur Henri Monteux (1874-1943) et du chef d'orchestre franco-américain Pierre Monteux (1875-1964)., à la Cigale () : Mme Popotte / le petit chaperon rouge / Lidia 1901 : Les Marraines du siècle, féérie à grand spectacle en deux actes et huit tableaux de Maurice Froyez et Henry de Gorsse, à la Cigale ()A la Cigale, les Marraines du Siècle. Le Journal, 10 juin 1901, p. 5, . : la fée Casse-Noisette 1902 : Froufrous et culottes rouges !, fantaisie-vaudeville en deux actes et cinq tableaux de Charles Clairville et Harry Blount, musique de Paul Monteux-Brisac, à la Cigale () 1903 : La Plus Jolie Fille de Paris, fantaisie à grand spectacle en deux actes et sept tableaux d'Henry de Gorsse, musique de Paul Monteux-Brisac, à la Cigale () 1903 : Qu'est-ce qu'on risque ?, revue à grand spectacle en deux actes et dix tableaux de Charles Clairville et Adrien Vély, à la Cigale () 1904 : Y a du linge !, revue-féérie en deux actes et dix tableaux de Charles Clairville et Adrien VélyAdrien Lévy dit Vély (1864-1935), journaliste, auteur dramatique et romancier., à la Cigale () 1905 : Ça vous la coupe !, revue en deux actes de Maurice de Marsan, Léon Nunès et Fabrice LémonGabriel-Gaston-Louis Lemoine dit Fabrice Lémon (1864-1934) a mené parallèlement une carrière de haut fonctionnaire au ministère des Colonies et d'auteur dramatique. Il était officier de la Légion d'Honneur., à l'Européen () 1906 : Cherchez la femme, revue en neuf tableaux de Marc Bonis-Charancle, à l'Européen () 1906 : Pif ! Paf ! Pouf ! ou le Voyage endiablé, féérie en trois actes et trente-huit tableaux de Victor de Cottens et Victor Darlay, musique de Marius BaggersMarcus Baggers dit Marius Baggers (Amsterdam 1855- Paris 1939) est un compositeur et chef d'orchestre français d'origine hollandaise. Son frère Joseph Baggers (Anvers 1858-Paris c. 1940), professeur de la classe de percussions au Conservatoire national de musique dont il fut le premier titulaire en 1914, fut également compositeur., au théâtre du Châtelet ()Avant-premières. Le Figaro, 4 décembre 1906, p. 4, . 1906 : Le Potache, pantomime de Paul Franck, musique d'Édouard Mathé], au Cercle militaire de Paris () 1907 : Les Pâmoisons, folie-vaudeville en deux actes et quatre tableaux d'Alin MonjardinAlin-Eugène Monjardin, né à Marseille le et mort à Paris le , est un auteur dramatique, librettiste, romancier et poète français. Il est aussi l'auteur du scénario du film Barnabé réalisé par Alexandre Esway en 1938., à l'Européen 1907 : Miss Pantouflette, fantaisie humoristique en deux actes et six tableaux de Paul Briollet et Léo Lelièvre, à l'Européen ()