Arandon est une ancienne commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle d'Arandon-Passins.
Ses habitants sont appelés les Arandonnais.
Géographie vignette|gauche|Ancienne gare d'Arandon. Le village compte plusieurs hameaux : Concharbin, Bologne, Lonne.
Les communes les plus proches d'Arandon : Courtenay (38510), Sermérieu (38510), Morestel (38510), Creys-Mépieu (38510), Passins (38510). Autrefois, la gare d'Arandon faisait partie du réseau ferroviaire du Chemin de fer de l'Est de Lyon.
Toponymie Du mot gaulois Randa (« limite, frontière ») avec le préfixe are- (« près de »).
Histoire
En 1914, on note une première implantation des cimenteries Montalieu et Vicat sur le site de l'étang de Serre. En 1920, après la Première Guerre mondiale, la société Barron-Vialle implantée à Lyon s'installe sur une propriété de 100 ha en bordure des étangs de Serre. Fondée par Antoine Vialle, elle fabrique des camions, des autocars et des automobiles de luxe. Le « pont à couple conique » qui a remplacé la transmission par chaîne sur les camions fut inventé dans la fonderie Vialle à Arandon. L'activité cesse en 1937.
Entre et , les habitants de la ville vécurent un épisode peu connu. Après la chute de Barcelone tombée aux mains des Franquistes le , de nombreux réfugiés espagnols arrivent à Grenoble, où ils sont très mal hébergés. À la demande des autorités, en , M. Vialle, maire, accepta de louer les locaux de son usine inactive ; y furent accueillis, à partir du , 1300 républicains espagnols, principalement des familles de réfugiés qui restèrent là jusqu'en octobre. 2 jours après la déclaration de guerre du , le gouvernement de la République prescrivit l’internement des hommes « ressortissants des puissances ennemies », considérés comme suspects. Ce furent presque exclusivement des antinazis, hommes, pour la plupart des réfugiés juifs d'Allemagne et d'Autriche, qui furent internés à partir d' dans des conditions particulièrement dures. . L'activité de ce centre cessa alors, quelques mois avant la mise en place du régime de Vichy, le . M. Vialle fut par la suite révoqué de ses fonctions de maire par le régime de Vichy.
L'usine a retrouvé sa vocation en 1946 avec la SOFAL (fonderie d'aluminium) jusqu'à sa cessation d'activité en 1967, avec cession de l'usine à la société Pierre Calignon (fonderie de fonte). Celle ci dépose le bilan en 1987 pour être reprise par les fonderies G-H Bouyer qui ferment le site définitivement en 1993. Le site sert ensuite de stockage de pneu puis de matieres chlorées jusqu'à sa dépollution.
Politique et administration
Démographie
Économie L'économie locale est caractérisée par : production de fromage de chèvre ; fonderie d'aluminium ; chambres d'hôtes ; passage (récent) de la ViaRhôna, qui devrait alimenter le tourisme.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|Église Saint-Cyprien d'Arandon. Église Saint-Cyprien, . Ancien prieuré Les étangs de la Save et de Serre Fours à pain (principalement à Concharbin)
Personnalités liées à la commune
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Articles connexes Chemin de fer de l'Est de Lyon Liste des anciennes communes de l'Isère
Liens externes
Arandon sur le site de l'Institut géographique national Arandon pendant la guerre de 14-18
Catégorie:Ancienne commune en Isère Catégorie:Commune déléguée en Isère