Bernin est une commune française, située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.
La commune, adhérente au parc naturel régional de Chartreuse et à la communauté de communes « Le Grésivaudan », se positionne au cœur de la vallée du Grésivaudan, secteur appartenant au sillon alpin, ainsi que sur l'axe routier qui relie les villes de Chambéry, Grenoble et Albertville.
Ses habitants sont dénommés les BerninoisSite habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 19 août 2019.
Géographie vignette|285 px|Plan de Bernin et des communes limitrophes Situation et description Bernin est une commune de plus de appartenant dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, et du département de l’Isère.
Nichée au cœur du Grésivaudan, à de Grenoble, la ville de Bernin est adossée aux contreforts de la Chartreuse. Dominée par la Dent de Crolles et le Plateau des Petites Roches, son territoire, bordé par l'Isère, fait face à la chaîne de Belledonne.
Communes limitrophes
Géologie La plaine de l’Isère, basse, assez large et relativement plate, résulte du passage des glaciers du quaternaire et de la fonte du lac post-glaciaire qui a laissé une épaisseur très importantes d’alluvions accumulé au fil du temps.
Le village de Bernin s'est développé sur une pente qui s’élève régulièrement de 200 à environ jusqu’à l’escarpement abrupt de la falaise de la Chartreuse.
Sites géologiques remarquables Le « torrent du Manival », avec ses ouvrages de correction torrentielle, est un site géologique remarquable de qui se trouve sur les communes de Bernin, Saint-Ismier et Saint-Nazaire-les-Eymes. En 2014, ce site d'intérêt géomorphologique est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique », Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Versoud à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Hydrographie Le principal cours d'eau de la commune est l'Isère, rivière longue de , dont le bassin versant représente et qui borde l'est du territoire communal.
Cette rivière compte au moins un affluent dans le territoire communal, le ruisseau de Craponoz, d'une longueur de . qui s'écoule depuis le massif de la Chartreuse et qui marque la séparation entre les communes de Bernin et de Crolles.
Voies de communication et transport vignette|redresse|Panneau d'entrée de Bernin sur la RD1090. Le territoire de la commune de Bernin est traversé par deux voies à grande circulation, l'autoroute A41 et l'ancienne route nationale 90 reclassée en RD1090.
L'autoroute A41 relie Grenoble à Genève. Sa date mise en service remonté à l'année 1981. La section Grenoble – Crolles a été construite pour les JO d'hiver de Grenoble. Cette voie autoroutière est gérée en concession par la société AREA (Société des Autoroutes Rhône-Alpes), Bernin est desservie par une bretelle d'accès directe : à (demi-échangeur côté Grenoble)
La route départementale 1090 (RD 1090) traverse la commune selon un axe nord-est - sud ouest (vers Crolles) et sa gestion a été confiée au département.
Urbanisme Typologie Au , Bernin est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de CrollesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Crolles, il y a une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (48,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (51,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (30,4 %), forêts (26 %), zones urbanisées (20,8 %), terres arables (17,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,8 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine
Hameaux lieux-dits et écarts
Risques naturels et technologiques Risques sismiques
L'ensemble du territoire de la commune de Bernin est situé en zone de sismicité n°4 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographiqueSite de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité.. +Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance.Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 4Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s
Autres risques
Toponymie vignette|redresse|Vue générale. Nom de la commune Selon l'Office Géographique Arpitan, le nom de la commune en arpitan est Brenin, prononcé . Le nom de Bernin est mentionné pour la première fois au , sous la forme capella sancta Maria de berniaco. D'après Jacques Bruno, Bernin provient du nom gaulois Brennos et du suffixe locatif -iacum..
Nom de hameaux Le hameau de Craponoz s'appelle en arpitan Craponou, prononcé . Comme beaucoup de toponymes d'origine arpitane, le z final ne sert qu'à marquer le paroxytonisme et ne doit pas être prononcé.. Le nom aurait une origine celtique : en effet, les Gaulois donnaient souvent le nom de « crapon » à certaines localités remarquables par la qualité de leurs sources, or Craponoz est situé à proximité d’une cascade de de hauteur.
Histoire vignette|Le Château de Craponoz au , illustré par Victor Cassien (1808 - 1893).
Préhistoire et Antiquité À compter du , la mise en culture progressive des terroirs sur les flancs du Grésivaudan et de la Combe de Savoie par des paysans néolithiques a pu être constatée par des recherches archéologiquesSite archéologique d'Aimé Bocquet, page sur le Grésivaudan.
Durant la période antique, le territoire de Bernin, en plein cœur de la vallée du Grésivaudan, au pied des plus hauts sommets du massif de la Chartreuse, se situait dans le territoire des Allobroges, ensemble de tribus gauloises qui occupaient la future Savoie ainsi qu’une partie du futur Dauphiné.
Moyen Âge Au , deux maisons fortes sont construites : la Véhérie ou Veyrie et Craponoz. Dès lors et jusqu’à la Révolution de 1789, se succédèrent de nombreuses familles de seigneurs. Située sur un promontoire, dominant la vallée de l’Isère, la Véhérie occupait une position défensive remarquable. C’est également au que les Bénédictins installèrent un prieuré à mi-hauteur de la colline de la Véhérie. Ainsi, dès cette époque, Bernin possédait tous les éléments de la société féodale : seigneurs, moines et cultivateurs.
Époque contemporaine Bernin a élu son premier maire le : il s’appelait Jean-Philippe Colin. À cette époque, le village comptait , soit , et était chef-lieu de canton. Puis, sa population augmenta lentement jusqu’au milieu du avant de décliner puis d’exploser au cours des 20 dernières années.
Politique et administration vignette|La mairie en 2015. Administration municipale
Élections de 2026 Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 23. et 2 au conseil communautaire.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Anne-Françoise Besson (71,32 %), maire sortante., et Laurence Bellicard (28,68 %). 20 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste d'Anne-Françoise Besson et trois à celle de Laurence Bellicard. Deux sièges au conseil communautaire sont alloués à la liste gagnante. Anne-Françoise Besson est réélue maire le ..
Liste des maires
Jumelages Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.
Population et société Démographie
Enseignement La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Équipement culturel et sportif Un terrain de football est situé dans la commune. Il fait partie des équipements sportifs mis à la disposition de la population.
Médias