L'ambassade du Venezuela en France est la représentation diplomatique de la république bolivarienne du Venezuela auprès de la République française. Elle est située 11 rue Copernic, dans le de Paris, la capitale du pays. L'ambassadeur est, depuis juin 2026, Samuel Moncada.
En 1976, elle a donné son nom à la place du Venezuela voisine.
Histoire En 1913, l'ambassade se trouvait 19 rue Octave-Feuillet, également dans le arrondissementLe Gaulois, 19 juin 1913, sur RetroNews..
En 1924, la légation était située 115 rue de la Pompe (), le consulat général se trouvant 30 rue de Montholon ()« Legaciones y Oficinas de Pasaportes », La Semaine à Paris, 21 novembre 1924, p. IV, sur Gallica..
1. Origines de l'immeuble et construction (Fin du XIXe siècle)
Le quartier et le style : L'hôtel particulier qui abrite aujourd'hui l'ambassade a été construit à la fin du XIXe siècle par le Dr Élie de Cyon dans la rue Copernic. Ce secteur résidentiel exclusif du XVIe arrondissement de Paris connaissait alors un essor important à la suite de l'Exposition universelle de 1889 (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982). Premiers propriétaires : Avant de devenir la propriété de l'État vénézuélien, le terrain et l'édifice ont appartenu à divers dignitaires, médecins et aristocrates de nationalités différentes, notamment à la princesse russe Amélie Valentine Mestre (princesse Soltykoff), qui fit l'acquisition du domaine en octobre 1894 (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982).
2. Acquisition par le Venezuela (Époque de Juan Vicente Gómez)
La décision d'achat : L'acquisition de l'hôtel particulier de la rue Copernic a été réalisée sous le mandat du général Juan Vicente Gómez. Par cet achat, cette demeure est devenue la toute première propriété immobilière permanente acquise par la République du Venezuela à l'étranger pour son service diplomatique (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982). Le contexte politique : Cet achat est intervenu à une époque où les relations commerciales et pétrolières du Venezuela commençaient à se déplacer massivement vers les États-Unis au détriment de l'Europe. De plus, la décision de Gómez était également motivée par des considérations de politique intérieure, notamment pour assurer le suivi et la surveillance des mouvements d'opposants vénézuéliens exilés à Paris (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982).
3. Période d'après-guerre et détérioration (Milieu du XXe siècle)
Installation de la Chancellerie : Après la Seconde Guerre mondiale et la Libération de Paris, la Chancellerie et l'ensemble des services diplomatiques de l'ambassade du Venezuela furent définitivement regroupés et unifiés au numéro 11 de la rue Copernic (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982). Les années de délaissement : Au cours des décennies suivantes, le bâtiment souffrit d'un long abandon institutionnel. Au milieu des années 1970, l'état physique de la demeure était alarmant : moquettes détruites, sous-sols encombrés de mobilier historique détérioré, jardins laissés à l'abandon et infrastructures vétustes par manque d'entretien. Des projets officiels, aujourd'hui archivés, avaient même suggéré de démolir la maison historique pour la remplacer par un immeuble moderne (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982).
4. Restauration et valorisation culturelle (1976 - 1978)
Le défi de la conservation : En juillet 1976, lors de sa prise de fonction en tant que chef de mission, l'ambassadeur Manuel Rafael Rivero s'opposa fermement à l'idée d'abandonner ou de démolir la demeure. Il considéra la restauration de Copernic comme une question de dignité nationale et un lieu essentiel pour préserver la mémoire historique du Venezuela en France (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982). Soutien institutionnel : Le projet de restauration complète fut mené à bien sur une période de deux ans. Ce chantier d'envergure fut rendu possible grâce aux budgets alloués et approuvés par le ministre des Affaires étrangères de l'époque, le Dr Ramón Escovar Salom (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982). Création d'espaces artistiques : Dans le cadre de cette rénovation et afin d'orienter l'ambassade vers le rayonnement culturel, la mission s'entoura des conseils du célèbre critique d'art français Gaston Diehl. Sous sa direction, les salons de l'ambassade furent aménagés pour accueillir les galeries d'exposition « Arturo Michelena » et « Cristóbal Rojas », transformant ainsi le 11, rue Copernic en un centre actif de diffusion de l'art et de la culture vénézuélienne au cœur de Paris (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982).
Ambassadeurs du Venezuela en France
Date denomination Date de remise deslettres de créance Ambassadeur ? Remise de lettres de créance, JORF 218 du 29 mai 1948, 5140. ? Remise de lettres de créance, JORF 231 du 29 septembre 1950, 10118. Antonio Chalbaud Cardona ? Remise de lettres de créance, JORF 249 du 21 octobre 1953, 9392. Henrique Gil Fortoul ? Remise de lettres de créance, JORF 218 du 17 septembre 1958, 8607. Juan Oropeza ? Remise de lettres de créance, JORF 239 du 15 octobre 1959, 9891. M.A. Pulido Mendez ? Remise de lettres de créance, JORF du 9 novembre 1965, 9891. Luis Humberto Croce Orozco ? Remise de lettres de créance, JORF 255 du 30 octobre 1969, 10659. Marcel Granier-Doyeux ? Remise de lettres de créance, JORF 204 du 2 septembre 1973, 9555. Edecio La Riva Araujo ? Remise de lettres de créance, JORF 275 du 24 novembre 1974, 11772. ? Remise de lettres de créance, JORF 200 du 27 août 1976, 5164. Manuel Rafael Rivero ? Remise de lettres de créance, JORF 291 du 15 décembre 1979, 3166. Fernando Paredes Bello ? Remise de lettres de créance, JORF 86 du 12 avril 1986, 5374. ? 1990 ? Remise de lettres de créance, JORF 128 du 4 juin 1991, 7374, NOR MAEP9150034E. ? Remise de lettres de créance, JORF 285 du 8 décembre 1995, 17903, NOR MAEP9550032G. Francisco Kerdel Vegas ? Remise de lettres de créance, JORF 213 du 14 septembre 1999, 13766, NOR MAEP9950095G. ? Remise de lettres de créance, JORF 155 du 5 juillet 2002, 11576, texte 1, NOR MAEP0250024E. Jésus Arnaldo Perez ? Remise de lettres de créance, JORF 220 du 21 septembre 2004, 16368, texte 1, NOR MAEP0450091G. Roy Chaderton Matos ? Remise de lettres de créance, JORF 242 du 18 octobre 2006, 15442, texte 1, NOR MAEP0650096G. Jesús Arnaldo Perez ? Remise de lettres de créance, JORF 48 du 26 février 2014, 3465, texte 1, NOR MAEP1450025G. Héctor Michel Mujica Ricardo Août 2023 29 février 2024 Remise de lettres de créance, JORF 51 du , NOR EAEP2406143X Arturo Enrique Gil Pinto.Juin 2026En attenteSamuel Moncada
Consulats thumb|right|Section consulaire de l'ambassade du Venezuela en France, 8 impasse Kléber (Paris). Outre la section consulaire de son ambassade à Paris (un bâtiment annexe du même pâté de maisons, impasse Kléber), le Venezuela avait un consulat général à Fort-de-France, en Martinique« Ambassades et consulats étrangers en France : Venezuela », sur le site de la Maison des Français de l'étranger. (la Martinique et le Venezuela partagent une frontière maritime), fermé en 2019 pour restrictions budgétaires..
Références Dans le Journal officiel de la République française (JORF), sur Légifrance :
Autres références :
Voir aussi
Articles connexes Ministère vénézuélien des Relations extérieures Représentations diplomatiques du Venezuela Ambassade de France au Venezuela Relations entre la France et le Venezuela
Liens externes
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