Thomas-Jacques de Cotton, né le à Lyon et mort le à Avignon, est un officier de marine, administrateur et homme politique français.

Biographie Vie familiale Thomas-Jacques de Cotton est, a-t-on dit, le petit-neveu de Pierre Cotton, célèbre jésuite, confesseur d'Henri IV. Il est le fils de Martial-Paul de Cotton, écuyer, avocat au Parlement de Dijon, et de Marie de Vincent de Panette (sœur de Jean-François de Vincent de Panette).

Il se marie avec Françoise-Thérèse de Pomey de Rochefort, fille de Jean-Joseph-Luc de Pomey de Rochefort, chevalier, capitaine au régiment d'Eu-infanterie, et de Claudine-Sulpice de Ferrus. D'où : Zéphirine, femme de Maurice de Payen de l'Hôtel, baron de Lagarde, mousquetaire gris ; Jeanne-Louise-Gabrielle, femme de Aimé-Joseph de Guilhermier ; Marie-Aimée-Gabrielle, femme d'Albin Tron de Bouchony de Montalet ; Jean-Marie-Eusèbe, marié à Anne-Clothilde Bottu de Limas Jean-François-Séverin, marié à Louise-Gabriel du Puy-Montbrun (fille du dernier marquis du Puy-Montbrun, son fils est autorisé à relever le nom de Dupuy-Montbrun par décret de 1866) ;

Carrière Il entre dans la Marine royale comme aspirant en 1779, est nommé garde de la Marine en 1780, et atteint le grade de lieutenant de vaisseau.

En 1791, il émigre et sert dans l'armée des Princes, fait campagne dans ses rangs en Champagne en 1792.

Rentré en France en 1800, il est, jusqu'en 1814, employé dans l'administration des Hôpitaux de Lyon et au conseil général du Rhône.

En 1814, il est nommé par le comte de Bubna, après la prise de la ville par les Autrichiens, préfet provisoire du Rhône ; la Restauration le fait la même année, chevalier de l'ordre de Saint-Louis et capitaine de Vaisseau honoraire, et le collège de département du Rhône, l'élut député.

Il siège dans la majorité de la Chambre introuvable, fait partie de la commission de la loi dite d'amnistie, et propose d'affecter la vente des forêts de l'État au rachat des rentes. Réélu, le , il réclame l'augmentation du budget de la Marine, défend les autorités de Lyon dans les terribles évènements qui ensanglantèrent cette ville, appuie la nouvelle loi électorale, en déclarant « qu'elle devait être adoptée puisqu'elle ne renfermait rien en faveur du peuple », et réclame l'ordre du jour sur une pétition demandant le rappel des bannis.

Le , il est invité, comme député du Rhône, au baptême de Monseigneur le duc de Bordeaux, fixé au et fait chevalier de la Légion d'honneur.

Il est nommé préfet de Vaucluse, le , et est réélu député le suivant. Sorti de la Chambre au renouvellement partiel d', il administre sa préfecture d'Avignon, est nommé préfet de la Drôme, le , et est admis à la retraite comme préfet, le .

Décoration

Sources Casimir-François Barjavel, Dictionnaire historique, biographique et bibliographique du département de Vaucluse..., 1841 Jean-Pons-Guillaume Viennet, Raymond Trousson, Mémoires et journal: 1777-1867, 2006 Léonard Boitel, Aimé Vingtrinier, Revue du Lyonnais, L. Boitel., 1876

Notes et références

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Articles connexes Familles subsistantes de la noblesse française

Catégorie:Naissance en juin 1766 Catégorie:Naissance à Lyon Catégorie:Décès en mars 1841 Catégorie:Militaire français du XVIIIe siècle Catégorie:Officier de la Marine royale (France) Catégorie:Armée des émigrés Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1821 Catégorie:Conseiller général du Rhône Catégorie:Député du Rhône Catégorie:Député de la Restauration Catégorie:Préfet de Vaucluse Catégorie:Préfet de la Drôme Catégorie:Décès à Avignon Catégorie:Décès à 74 ans