Jean de Corguilleray ou Jean de Corquilleray († 1488 ou après ) est un abbé commendataire et évêque français.

Biographie Élu abbé de Saint-Ouen de Rouen le . Voir la traduction de la page concernée : ., Le suivant, il produit un aveu et dénombrements du temporel de l’abbaye..

Il est cité dans le procès en nullité de la condamnation de Jeanne d'Arc (en 1455 ou peu après), dans le cadre de la réhabilitation de celle-ci.

Conseiller de Louis XI, le il assiste au sacre de ce dernier. Il remplit quelques missions pour le roi pendant la « guerre du Bien public » (mai-, révolte des grands contre l’autorité royale de Louis XI)..

Cette même année 1461, en tant qu'abbé il vend la tonture des bois de Perruel..

Évêque de Lodève Selon Fisquet, il est élu évêque de Lodève le .

Son premier acte est d'accorder aux consuls de Lodève le droit de setiérée et des bans moyennant une redevance annuelle de .

Le il confirme l'union par ses prédécesseurs de la chapelle de la cour épiscopale de Beaulieu, située au sommet de Montbrun, avec la mense capitulaire. Peu après il transige sur un conflit de juridiction survenu entre lui et le procureur du roi de Gignac ; cet accord est entériné par le parlement de Toulouse. La même année il a un conflit avec les habitants du Caylar au sujet du pâturage, de l'affouage, de la chasse et de l'institution des consuls ; un arbitrage permet de résoudre le conflit.

En 1465 il devient abbé de Saint-Guilhem le Désert et de Saint-Thibéry. Il est encore abbé ou commendataire de Saint-Thibéry lors d'une enquête faite en .

En 1472 Louis XI ordonne au sénéchal de Carcassonne d'empêcher ses sergents ou appariteurs d'exercer aucune fonction sur les terres de l'évêque de Lodève, sauf pour ce qui concerne la haute justice royale..

Le un conseiller du parlement de Toulouse fait cesser à l'amiable un conflit entre Corguilleray et son chapitre à propos des statuts et privilèges de ce dernier : de la collation des grandes et petites chapellenies de l'église Saint-Genès, deux grandes et une petites sont déclarées appartenant à l'évêque, et une grande et une petite à chaque chanoine.

En 1480 il obtient de Louis XI des lettres patentes soumettant les seigneurs de Clermont, de Saint-Félix et des Deux-Vierges à la juridiction de son official à Lodève. Il obtient aussi des maîtres de la chambre des comptes, aides et finances, un arrêt exemptant de toute prestations les biens de l'Église de Lodève.

Il est mentionné dans les chartes de Gaignières les , , ; et dans les registres du parlement de Toulouse en 1486 et 1488.

Mort Il meurt en 1488 selon Fisquet, mais - toujours selon Fisquet - une enquête faite en 1490 le déclare toujours abbé de Saint-Thibéry en . Il est enterré dans la chapelle de Saint-Fulcran, une chapelle de la cathédrale Saint-Fulcran de Lodève qu'il a fait agrandir et embellir.

Armoiries Ses armoiries sont d'or à trois fasces ondées d'azur.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie . Liens externes

Catégorie:Évêque catholique du XVe siècle Catégorie:Évêque de Lodève Catégorie:Abbé de Saint-Ouen de Rouen Catégorie:Abbé commendataire du XVe siècle Catégorie:Décès en 1488