Les puits des houillères de Lorraine sont une série de charbonnages entrepris par les houillères de Lorraine entre le et le sur les différentes communes du Bassin houiller lorrain, dans le département de la Moselle et la région historique de Lorraine (Grand Est). Il y a au total 58 puits de mine.
Groupe Faulquemont-Folschviller Puits Faulquemont n°1 et n°2 thumb|Le Siège Faulquemont.
Situé à Créhange, le puits , puits d'extraction, a été foncé en 1933 pour atteindre de profondeur.. Le puits est creusé en 1934 pour atteindre la profondeur de . L'exploitation cesse en 1974 et le puits ferme en 1990. La tour du puits est dynamitée le ..
Puits Alexandre-Dreux n°1 et n°2 Situés à Folschviller, ces deux puits seront foncés à partir de 1909. Mais en 1911, une importante venue d'eau mettra fin au creusement des deux puits à ...
Puits de Folschviller n°1 et n°2 thumb|upright|Le Siège Folschviller.
Ces deux puits sont localisés à Folschviller. Le puits est foncé à partir de janvier 1931, il sera profond de . L'extraction s'arrête en mars 1979. Le chevalement est démoli en 1986. Le puits est creusé en même temps que le puits jusqu’à sous la surface. Il ferme en mars 1979. Le chevalement est démonté en 1981...
Puits de Saint-Avold Ce puits est situé à Saint-Avold. En 1955, après reconnaissance d'un nouveau champ d'exploitation, on fonce un nouveau puits, le puits de Saint-Avold. Le creusement commence le , il cessera en à l'étage 660. En 1965, une bowette est creusée en direction du puits de Sainte-Fontaine. L'extraction prendra fin en 1971..
Puits Sainte-Fontaine
Situé à Saint-Avold, il s'agissait d'un puits d'extraction foncé à partir de janvier 1908 jusqu’à dans la vallée de la Merle, appelée depuis lors la Vallée du Charbon. Il s'appelait à l'origine puits Waldemar Müller. Le puits fermera une première fois en 1972, mais il reprendra du service en 1976, avant de fermer définitivement en 1986. Le chevalement est inscrit aux monuments historiques..
Groupe Petite-Rosselle Puits Marienau thumb|upright|Le puits Marienau.
Localisé à Forbach, ce puits d'extraction est creusé à partir de 1957 pour atteindre une profondeur de . L'exploitation sera toutefois arrêtée en 1996. Il sera alors équipé d'un sas de de haut installé dans la tour d'extraction. Il est maintenu uniquement pour l'exhaure et l'aérage et permettre ainsi une meilleure sécurité pour l'exploitation de Merlebach..
Siège Simon (5 puits)
Situé à Forbach, il fut ouvert à la veille de la Première Guerre mondiale en 1907 par l'administration allemande. Ce fut l'un des premiers sièges à avoir bénéficié de l’électricité au fond, avant sa fermeture en 1997 le puits comportait de nombreuses infrastructures telles que des tours réfrigérantes pour congeler le sol, une forge, un lavoir, une gare de triage, un parc à bois, des ateliers, ainsi que cinq puits de mine.
Puits Saint-Charles n° 1, n° 2 et n° 3 Ces trois puits se trouvaient à Petite-Rosselle. Le puits Saint-Charles a été creusé à partir de mars 1854 avec un cuvelage en fonte de de diamètre, pour s'enfoncer jusqu’à sous terre. Les premiers morceaux de charbon furent extraits le . C'est avec ce puits que l'épopée de l'exploitation du charbon en Lorraine va réellement commencer. Il cessa l'extraction le , et ferma ses portes en 1989. De nos jours, le chevalement est toujours visible, conservé par la municipalité..
Le puits Saint-Charles est creusé à partir de 1875 et sera achevé à la profondeur de , il est utilisé pour les remblais et l'aérage. Le puits cessera toute activité en 1965. Il sera remblayé l'année suivante.. Le puits Saint-Charles sera entamé en 1924 pour mesurer de fond. Il a pour fonction l'extraction et l'aérage jusqu’en 1965. Il sera remblayé en 1989 et le chevalement sera abattu en 1993..
Puits Gargan n°1, n°2 et n°3 Cet ensemble se trouvait à Petite-Rosselle et était composé de trois puits. Le puits Gargan est entrepris en 1883 jusqu’à sous la surface. Il sera exploité de à 1969. En 1972, le chevalement est démoli et le puits est remblayé.. Le puits Gargan est foncé à partir de 1891 jusqu’à sous terre. Il sera exploité de à 1969. En 1983, il subit le même sort que le puits .. Le puits Gargan est entamé en 1948 et sera stoppé à seulement de profondeur. Appelé puits de la carrière Est, il sera remblayé en 1989..
Puits Saint-Joseph n°1 et n°2 Localisé à Petite-Rosselle, ce siège d'extraction se compose de deux puits. Le puits est commencé dès janvier 1857 et sera achevé à . Un chevalement d'un vingtaine de mètres en poutrelle à treillis sera édifié en 1885. L'extraction s'arrêta en 1945. Il fut mis en sécurité en mars 2006 par Charbonnages de France.. Le puits sera commencé en et sera achevé à . Un chevalement d'un vingtaine de mètres en poutrelles à treillis sera édifié en 1885. L'extraction s'arrêta en 1945. Les chevalements sont démolis en 1966-1967 et les puits sont mis en sécurité en par Charbonnages de France..
Puits Vuillemin n°1 et n°2 vignette|Puits Vuillemin n°2.
Ce siège d'extraction se trouve à Petite-Rosselle.
Le puits est creusé à partir de 1867 pour atteindre la profondeur de . L'exploitation cessera en 1962. Le chevalement sera démoli en 1990..
Le puits est creusé à partir de 1881 pour atteindre la profondeur de . L'exploitation cessera en 1962. C'est le plus ancien des chevalements métalliques du bassin houiller lorrain conservés. Il est classé monument historique. Il est intégré à la Mine, musée du carreau Wendel..
Le un coup de grisou y tue 23 mineurs.
Puits Wendel n°1, n°2 et n°3
Situé à Petite-Rosselle, il s'agissait d'un siège de trois puits d'extraction.
Puits de Schœneck thumb|Le puits de Schœnek.
C'est le premier puits de mine des Houillères de Lorraine se trouvant à Schœneck. En novembre 1815, le second traité de Paris cause la perte de la région de la Sarre. On prend alors la décision de rechercher un hypothétique prolongement de ce gisement. En mars 1817, un sondage est entrepris sur la commune de Schœneck par l'ingénieur royal Gargan. Finalement, on découvre une couche de houille à une soixantaine de mètres sous terre..
Le fonçage du puits débute le pour s'achever à sous terre. Un chevalement en maçonnerie est édifié au-dessus du puits en 1819. En 1832, la profondeur de est atteinte malgré de fortes venues d'eau. L’aérage se fait par un simple compartiment de planches dans le puits. Le personnel utilise alors des échelles pour la descente et la montée. L’extraction est arrêtée le . Il est laissé à l'abandon en février de l'année suivante. Il est remis au jour en septembre 2005 par charbonnages de France afin de le mettre en sécurité. On coule alors du béton sur une douzaine de mètres, avant de l'entourer d'un mur de sécurité.
Puits Sainte-Marthe n°1 et n°2 thumb|upright|Le puits Sainte-Marthe .
Il s'agissait de deux puits implantés sur la commune de Stiring-Wendel. Le puits était d'abord un sondage entrepris en mars 1847. Après avoir traversé plusieurs couches de charbon, le sondage d’un diamètre de soixante centimètres est élargi avec un cuvelage en bois. Le chevalement, une tour Malakoff, est construit en 1852. Quatre années passèrent et après avoir dépassé une centaine de mètres de profondeur, une forte arrivée d’eau fit rompre le cuvelage et noya le puits qui fut utilisé jusqu'en 1950 comme château d'eau, ce qui le sauva de la destruction, en septembre 1975 il fut remblayé avec du sable. Il s'agit du plus ancien chevalement du bassin houiller lorrain. Il est inscrit aux monuments historiques..
Le puits est creusé depuis le mois d' jusqu’à sous la surface. En 1854, l’eau noya le puits. Même une pompe de 300 CV n’empêcha pas l'abandon du puits. Celui-ci sera ensuite dissimulé sous une plaque en fonte de 10 centimètres d'épaisseur. Finalement, le puits sera remis au jour en mai 2003 par Charbonnages de France afin de le mettre en sécurité. Il fut comblé avec du sable et une dalle en béton fut coulée..
Puits Sainte-Stéphanie n°1 et n°2 Ces deux puits se trouvaient à Stiring-Wendel. Le fonçage du puits commence le (on creuse d’abord le puits uniquement à mains d’hommes avant d'opter pour un trépan), pour atteindre de profondeur à la fin de l'année 1862. Le puits est abandonné en 1865 à la suite de trop fortes venues d'eau.
Le puits est foncé à partir de , atteignant de profondeur. Les travaux sont arrêtés et abandonnés en à la suite d'un accident de sondage au fond.
En mars 2003, les deux puits sont mis en sécurité par charbonnages de France. Ils sont comblés avec un coulis de cendres-ciment avant la mise en place d'une dalle de béton...
Groupe Sarre-Moselle La Houve puits ouest thumb|La Houve-ouest.
Ce puits se trouve à Bisten-en-Lorraine, il s'agit du puits d'aérage de l'unité d'exploitation de La Houve. Il a été foncé en 1987 pour atteindre de profondeur. Il s'agit du dernier puits foncé dans le bassin houiller lorrain.. Il est remblayé en et son chevalement, abattu le .
Puits Max ou Puits n°8 Au début de l'année 1854, un sondage de reconnaissance est entrepris à Carling. Le , on atteignit une couche de charbon profonde de . Le , on commença à creuser le puits Max. L'extraction démarra en 1860. En 1864, le puits atteignit de profondeur mais il sera envahi par l'eau et abandonné dix ans plus tard. En 1908, le puits fut recreusé sur pour servir à l'aérage des puits de l'Hôpital. En 1918, toute activité était finie au puits Max. Le chevalement a été abattu en 1963. Une dalle en béton est coulée en 2005 par Charbonnages de France..
Puits Barrois Creusé à Creutzwald à partir de 1935, ce puits d'extraction sera profond de . Il sera exploité jusqu’en 1986 avant de fermer deux ans plus tard. Le chevalement est démoli à la fin de l'année 1989..
Siège La Houve (5 puits) thumb|Le siège de Houve en 2006.
Creusé à Creutzwald à partir de 1923, ce puits qui sert d'aérage est d'exhaure des eaux est profond de . Il sert actuellement a l'alimentation en eaux pour la commune de Creutzwald. Situé à Creutzwald, ce grand siège d'extraction possédait cinq puits. Il est le dernier à fermer en 2004.
Puits de Falck Situé à Falck, ce puits est entrepris en avril 1858. Mais il sera laissé à l’abandon en 1860 à de profondeur à la suite de fortes arrivées d'eau. En septembre 1888, un adolescent d'une quinzaine d'années pénétra dans l’enceinte de la fosse abandonnée et fera, par la suite, une chute d'un soixantaine de mètres dans le puits noyé. Ce dernier sera finalement mis en sécurité deux mois plus tard. La cheminée sera dynamitée le par l'armée. Le puits sera remblayé en 1931 à la suite d'un nouvel accident. Les galeries affleurantes seront remblayées début 2002 par charbonnages de France..
Puits Cuvelette Nord et Sud thumb|upright|Le chevalement du puits Cuvelette Nord en 2011.
Les deux puits seront creusés à Freyming-Merlebach à partir de janvier 1930, ils dépasseront les de fond. Le puits Nord servait à l'extraction jusqu'en 1966. Il sera ensuite intégré à l'unité d'exploitation de Merlebach pour l'aérage des chantiers. En 1991, le puits Nord reçoit un nouveau chevalement métallique « moderne » de type porte-à-faux à la suite d'un approfondissement jusqu’à de profondeur. Les deux puits seront remblayé en 2003 (Cuvelette Sud) et de juin à (Cuvelette Nord) .De nos jours, la quasi-totalité du carreau est conservée vide mais en relativement bon état, le chevalement du puits Sud est le dernier chevalement en béton armé du bassin à être toujours debout, c'est ainsi qu'il a été inscrit aux monuments historiques...
Puits de Freyming Situé à Freyming (ou puits Hugo Stinnes), ce puits d'extraction est entrepris en janvier 1905 jusqu’à au nord-ouest du puits . Il était employé pour l'extraction de l'ensemble des charbons de l'unité de Merlebach grâce à quatre skips.. Le puits est remblayé du au et le chevalement est démonté (pièce par pièce) en .
Puits Hochwald ou puits n°4 Entrepris à partir de 1855 à Freyming-Merlebach pour atteindre la profondeur de .