Roybon. est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes et, autrefois rattachée à l'ancienne province du Dauphiné.

Géographiquement, le territoire de la commune de Roybon est très étendu et couvre une bonne partie du plateau de Chambaran à l'ouest du département de l'Isère et dont le territoire a fait l'objet d'un projet (abandonné en 2020) de centre de vacances, comprenant la construction d'un village de vacances et d'un espace aqualudique, situés en pleine forêt..

Historiquement la cité de Roybon aurait été créée au à la suite de la signature d'une charte octroyée par Humbert , Dauphin de Viennois accordant le « droit d’albergement » à toute personne qui s’installerait dans la forêt pour la défricher. Les premiers campements se firent autour d'une source où « le rif (le rû) était bon » et dont le surnom serait à l'origine du nom du village.

La commune est adhérente à la communauté de communes Bièvre Isère et ses habitants sont les Roybonnaissite habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère. Géographie Situation et description vignette|280px|Plan du territoire de Roybon Situation Roybon se situe à l'ouest du département de l'Isère, dans la haute vallée de la Galaure, au sud de la plaine de Bièvre, à la limite du département de la Drôme. La commune est située à une distance orthodromique de au nord-ouest de Saint-Marcellin., de à l'ouest de la ville préfecture, Grenoble., de au sud-est de la capitale régionale, Lyon., et de au sud-est de la capitale, Paris..

Description Entièrement cerné par la forêt de Chambaran, le bourg de Roybon, de taille modeste se présente comme un village à vocation rurale présentant un aménagement touristique sous la forme d'un petit lac artificiel situé au sud de la petite agglomération. Le Bourg possède une rue principale (la Grande rue) essentiellement composé de petits immeubles de niveau modeste et de quelques maisons de ville. Le reste de l'agglomération, y compris les hameaux présentent quelques fermes éparses entourées de maisons individuelles très souvent des résidences secondaires, la plupart ayant été construites récemment.

Le territoire communal abrite une grande surface forestière ainsi que de nombreux étangs, de petits lacs et d'importantes zones humides.

Communes limitrophes

Relief et géologie Le plateau de Chambaran sur lequel est installé le territoire de Roybon se compose de « cailloutis polygéniques » sans stratification visible, emballés dans un ensemble argilo-limoneux. Jusqu'à une dizaine de mètres de profondeur, ce cailloutis est essentiellement composé de roches siliceuses dont des quartzites mais très fortement altérées. Selon la notice d'une carte géologique au 1/50 000 : Site infoterre, page "carte géologique harmonisée du département de l'Isère / Notice technique. Le plateau de Chambaran est classé à l'inventaire national du patrimoine naturelZNIEFF 820030032 - Plateau de Chambaran, sur le site inpn.mnhn.fr.

Hydrographie vignette|280px|Roybon et son lac Le territoire de la commune abrite un plan d'eau artificiel, le lac de Roybon, présentant une superficie de sept hectares et une profondeur d'environ dix mètresSite isère annuaire, page sur le plan d'eau de Roybon ».

Le territoire est également sillonné par plusieurs cours d'eau, le principal étant la Galaure, rivière de de long qui prend sa source dans la commune est affluent du Rhône sur sa rive gaucheSite de Sandre, fiche sur la Galaure et qui compte plusieurs affluents sur le territoire même de la commune : le ruisseau de la Combe de l'Étang le ruisseau de Queue Noire le Gerbert le Grignon le Galaveyson le Galauret le ruisseau de l'Aigue Noire (qui alimente le lac de Roybon) le ruisseau vers l'Oursière (affluent du précédent) le ruisseau de Sétives Il existe également d'autres ruisseaux, tels que : le Ré le ruisseau du Layoir le ruisseau de Tourterelle le ruisseau de l'Éperon

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Moyenne vallée du Rhône » et « Alpes du nord ».. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Voies routières Il existe deux routes principales qui relient Roybon aux autres communes voisines. la route départementale 71 qui la relie à la commune de Varacieux. la route département 20 qui la relie à la commune de Chatte.

Transport La gare la plus proche de Roybon est la gare de Saint-Marcellin, située à au sudSite calculer la distance, page sur l'itinéraire entre Roybon et Saint-Marcellin.

Urbanisme Typologie Au , Roybon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (62,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (61 %), prairies (16,2 %), terres arables (11,2 %), zones agricoles hétérogènes (10,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %), zones urbanisées (0,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Hameaux, lieux-dits et écarts Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de Roybon, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique nationalSite géoportail, page des cartes IGN. Maison Rambaud Pré Raynaud Queue Noire Le Grand Fayard La Jonchère Le Château Rocher La Jonchère Les Pins Le Plan Michard Le Gerbert Les Combes La Perrache Le Villon Buisson Poncet La Frontonière Le Vatilier Les Adroits Le Guivat Le Malatras Galaveyson Le Poncin Brûlefer Le Charlet Peyrinard Les Bourrassières Les Envers Val Galaure Le Cametière La Robinière Les Bugnasses La Biche La Dupré La Blainte Varacieux L'Allemagne le Mas de Clairfont Clairfont Gargamelle Combalot La Trappe (Abbaye) Bessins Dionay Perrolière Bourgeonnière La Verne Royandière Le Grand Julin

Risques naturels et technologiques Risques sismiques

L'ensemble du territoire de la commune de Roybon est situé en zone de sismicité (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes du plateau de ChambaranSite de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité. +Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - LégifranceType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 3Sismicité modérée accélération =

Autres risques

Toponymie Selon André Planck auteur d'un livre sur la toponymie des communes du département de l'Isère, le nom de Roybon (Roybonis au ) doit son nom à une source « rivus bonus », signifiant le « bon rif (ruisseau) », dénommée plus tardivement sous le nom de « Fontaine des Collières », puis « source des Molières »L'origine du nom des communes de l'isère, André Plank, édition L'atelier, 2006, page 169.

Histoire Roybon est une commune étendue (6 731 ha / 67,31 km2) située au cœur du plateau des Chambaran, à la confluence de la plaine de la Bièvre au nord, de la vallée de l’Isère au sud-est et de la vallée du Rhône à l’ouest. Si l’occupation ancienne du site est attestée – les substructions d’une villa romaine ont été découvertes récemment dans la vallée de la Galaure – il n’est fait aucune mention de Roybon avant le XIIe siècle. Le bourg se développe à l’époque médiévale autour d’un castrum, élevé sur une colline naturelle ou artificielle ceinte d’une palissade de rondins. À compter des , la cité s’entoure d’un rempart dont d’importants fragments sont encore conservés. Il ouvre par trois portes qui correspondent à autant de routes et de vallées : la porte de Romans au sud, la porte de Saint-Vallier à l’ouest et la porte de La Côte-Saint-André au nord. En raison de sa situation géographique privilégiée à l’échelle régionale, Roybon se transforme en place-forte au cours des guerres féodales qui opposent le dauphin de Viennois et le comte de Savoie entre la fin du XIIIe siècle et la première moitié du siècle suivant. Cette période correspond précisément à l’octroi en 1294, par le dauphin Humbert , d’une charte de franchise qui permet la création d’une ville neuve au pied du castrum et, en conséquence, d’une nouvelle enceinte. En 1338, des concessions sont accordées à des maîtres-verriers par le dauphin Jean II, qui exploitent les vastes forêts qui entourent la ville. À la suite de la cession du Dauphiné (dit aussi « transport ») à la France en 1349, un échange de terres s’organise entre les familles de Savoie, de Genève et le roi de France ; la seigneurie de Roybon devenant une terre des comtes de Genève puis, par alliance, des marquis de Saluces dans le Piémont, à la suite du mariage du comte de Genève avec Béatrix de Saluces (1360). Vers 1398, le cardinal Amédée de Saluces devient le seigneur de Roybon, jusqu’à sa mort, survenue en 1419. Louis de Saluces lui succède de 1428 à 1475. En 1538, le marquisat de Saluces est conquis par la France. Au lendemain de la Saint-Barthélemy (1572), plusieurs centaines de calvinistes trouvent refuge à Roybon et contribuent au développement de la cité. La ville accueille ainsi jusqu’à fin du XVIIe siècle une importante communauté protestante qui possédait avant 1602 son pasteur et son temple. La période correspondant au règne d’Henri IV (1589-1610) est généralement considérée comme l’âge d’or de Roybon, synonyme de prospérité économique et de tolérance religieuse.