Saint-Georges-de-Commiers est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ancienne paroisse rattachée à l'ancienne province du Dauphiné, le village est situé aux confins du Trièves et du plateau de la Matheysine et ses habitants sont dénommés les Saint-Georgeois.

Géographie

Localisation La commune, rattachée à l’intercommunalité de Grenoble Alpes Métropole, est située à au sud de Grenoble, sur un plateau ensoleillé de la montagne du Conest formant une terrasse qui domine la rive droite du Drac. Le Drac sert de délimitation occidentale de la commune avec le chaînon formé par le Petit Brion et le Grand Brion, qui séparent Saint-Georges-de-Commiers et le massif du Taillefer de la vallée de la Gresse et du massif du Vercors.

Géologie et relief La commune a une superficie de et est située à d'altitude au minimum, et 1370 au maximum. Les alpages de la montagne du Conest( au sommet de la Peyrouse) font partie de la commune de Saint-Jean-de-Vaux, sur l'autre versant de la montagne. Les sols sont donc principalement couverts de forêts, tandis que le replat (terres du Bajocien), cultivé, porte les deux principaux hameaux de la commune : Saint-Georges-de-Commiers et Saint-Pierre-de-Commiers, reliés par la route (D 529) de Champ-sur-Drac à La Mure.

En contrebas du village de Saint-Georges s'est développée au XIXe siècle l'agglomération de la Gare, à l'embranchement de la ligne de Grenoble à Sisteron avec celle conduisant à La Mure (halte ferroviaire toujours desservie par les TER Grenoble-Gap).

Au , la commune comptait 2147 habitants recensés..

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs, Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villard-de-Lans à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Hydrographie La partie occidentale de la commune est bordée par le Drac, un affluent de l'Isère. Trois sources fournissent de l'eau potable dans la commune : celles de "Sert Girod", de la "Beaume" et des "Chauvets"Saint-Georges-de-Commiers, www.eauxdegrenoblealpes.fr, accès le 21 novembre 2018..

Voies de communication et transports

Route nationale 529 La route nationale RN 529, aujourd'hui déclassée au domaine départementale, traverse la commune et relie le Pont de Champ (peu avant la confluence entre la Romanche et le Drac) à La Mure, à 22 km au sud-est. C'est une des voies d'accès au plateau de la Matheysine ; elle est très fréquentée notamment par les poids lourds, puisqu'elle permet d'éviter la dangereuse rampe de Laffrey, sur l'autre versant du Conest, mais conduit à traverser les quatre villages de Saint-Georges, Saint-Pierre, Notre-Dame et Monteynard. Cette route pittoresque est également prisée des touristes pour les vues spectaculaires qu'elle offre en balcon sur le lac de Notre-Dame-de-Commiers et au-delà les falaises du Vercors et les Deux Sœurs. L'embranchement après le village de Monteynard avec la RD116 en direction de Marcieu constitue le circuit de la corniche du Drac.

Chemin de fer de la Mure vignette|gauche|La gare de Saint-Georges-de-Commiers.La gare de Saint-Georges-de-Commiers a été le point de départ du chemin de fer de la Mure dont la ligne a été utilisée pour le transport du charbon entre Saint-Georges et La Mure, mais aussi pour un accès au plateau matheysin dans le cadre de son prolongement vers Gap, limité à Corps.

Le chemin de fer de la Mure a été le premier chemin de fer électrifié en France, à la tension de 2200 volts en 1902.. La ligne a été fermée depuis , à cause d'un éboulement. La partie en amont de cette coupure a été remise en service, entre les communes de la Mure et Monteynard, durant l'été 2021. Les trains descendent de La Mure pour desservir le balcon du Drac, ancienne portion de la ligne convertie en voie piétonne et sur laquelle a été installé un restaurant.

Pour la partie en aval située entre Saint-Georges, Notre-Dame-de-Commiers et en amont, jusqu'à l'ancienne sous-station des Ripeaux, il est prévu de conserver la plateforme avec plusieurs options:

un parcours piétonnier, ce qui implique de démonter les rails ; un vélorail touristique, ce qui n'exclut pas de convertir une partie de la plateforme ferroviaire en sentier de randonnée (cas du tramway T3 à Lyon où l'infrastructure a été élargie et sert au tramway, aux cyclistes et aux piétons).

Il faut savoir que d'autre part la commune de Saint Georges dispose d'un patrimoine ferroviaire exceptionnel : les anciens ateliers du chemin de fer. Les bâtiments sont restés intacts, le plan de voie avec ses aiguillage et ses plaques tournantes est le dernier ensemble d'origine sur le territoire français. De plus, tout l'outillage a été conservé.

À la suite de l'incendie du dépôt dans les années 1990, le chemin de fer du Vivarais, par solidarité, a prêté deux voitures à voyageurs (la voiture AS 100 ex-Réseau breton et la B 506 ex chemins de fer de Provence), pendant une année. En remerciement, les ateliers de Saint-Georges ont équipé les essieux de ces voitures de bandages neufs (les bandages ce sont comme les pneus, la partie circulaire de la roue en contact avec le rail).

Aujourd'hui, le Chemin de fer du Vivarais doit envoyer tous les essieux de son parc de véhicules pour la même opération en Suisse sur les Chemins de fer du Jura aux ateliers de Tramelan. Le chemin de fer du Vivarais a également fait appel aux ateliers SNCF d'Oullins mais ceux-ci sont aujourd'hui fermés.

Ligne des Alpes La gare de la ville est aussi reliée au réseau par la ligne 905 000 de Grenoble à Gap, de la ligne Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles via Grenoble. Au départ de Saint-Georges-de-Commiers, la « Ligne des Alpes » (partie centrale de la ligne 950 000 qui traverse les Alpes) enjambe le Drac sur le pont de La Rivoire et rejoint la gare de Vif ainsi que la vallée de la Gresse en direction du sud et du Trièves. Cette ligne possède des correspondances à Veynes pour Laragne, Sisteron, Manosque, Aix-en-Provence et Marseille.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Georges-de-Commiers est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Georges-de-CommiersUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, selon la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (73,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (73,1 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (67,9 %), prairies (12,3 %), zones urbanisées (9 %), zones agricoles hétérogènes (4,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,5 %)..

Risques naturels et technologiques Risques sismiques

L'ensemble du territoire de la commune de Saint-Georges-de-Commiers est situé en zone de sismicité (sur une échelle de 1 à 5), mais à proximité de la bordure occidentale de la zone Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité. +Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - LégifranceType de zoneNiveauDéfinitions (bâtiment à risque normal)Zone 4Sismisité moyenneaccélération =

Autres risques

Hameaux et lieux-dits La commune regroupe aussi plusieurs hameaux dont notamment le village de Saint-Pierre, la Combe des Bérards, les Chauvets, les Fraisses.

Toponymie Le toponyme de Commiers, qui fait référence à la région située entre la montagne du Conest et le fond de la vallée du Drac, est attesté dès le Haut Moyen Âge : Comario apud Gratianopoiltana au VIIIe siècle, puis Sanctus Georgius Vallis de Comeriis à partir du Moyen Âge central. On trouve aussi Saint-Georges en Graisivaudan au . Commiers pourrait être une altération de cormier, autre nom du sorbier, ou bien venir du latin culmen, le sommet.

Histoire

Le pays des Commiers (première corniche du Drac, entre Vif et La Motte-d'Aveillans), qui a pu constituer un comté indépendant au Moyen Âge, fait partie de l'ancienne province du Dauphiné. Possession de la famille Alleman, l'une des principales familles féodales du Grésivaudan, son passé médiéval est encore marqué aujourd'hui par les deux églises romanes de Saint-Georges et du hameau de Saint-Pierre, ainsi que par la maison forte de Saint-Georges, remontant au XIIe siècle et flanquée d'une haute tour ronde au .

L'importance de l'implantation, dans cette région de la corniche du Drac, de la famille Alleman et de son rameau de Commiers, ainsi que celle des Aynard puis Monteynard, un peu plus au sud, est renvoyée par la tradition à la geste d'un groupe de chevaliers sous la conduite d'Isarn, évêque de Grenoble au , pour reprendre ces terres aux Sarrasins. Mais les historiens modernes considèrent ces légendes comme douteuses, les Sarrasins n'ayant sans doute pas entrepris d'implantation durable dans cette région du Graisivaudan.

L'histoire religieuse du pays des Commiers est marquée par la présence du prieuré de Notre-Dame-de-Commiers, établi au début du après la donation de plusieurs églises consentie par saint Hugues, évêque de Grenoble, à Lantelme, prévôt d'Oulx. Plusieurs membres de la famille Alleman sont prieurs aux . Les biens et revenus du prieuré sont finalement remis en 1748, par décision du pape Benoît XIV, à l'évêché de Grenoble.