Léon Vaur, né le à Tourlaville (Manche) et mort le à CherbourgCherbourg-Octeville en 2000, puis commune déléguée dans Cherbourg-en-Cotentin depuis 2016. (Manche), est un homme politique français.

Biographie Fils de forgeron tourlavillais, il est apprenti à partir de 13 ans comme ébéniste-menuisier. Mobilisé en 1914 lors de la Première Guerre mondiale, il intègre en octobre le régiment de marche de Zouaves. Il participe à la bataille de l'Yser, puis combat en Champagne et au Chemin des Dames. Lors de la reprise du fort de Douaumont, il prend la tête de son régiment en tant qu'adjudant, du fait de la mort du commandant, du capitaine et du lieutenant. Il est blessé pour la seconde fois, et obtient une sixième citation. Il est ensuite versé en 1917 dans l'aviation comme élève-pilote. Il obtient la croix de guerre et la médaille militaire. Il épouse le , à Quettehou, Jeanne Maria Grandguillotte et devient l'oncle de René Travert, suppléant d'Henri Cornat puis sénateur.

Il est élu député démocrate-populaire de la Manche le dans la circonscription de Cherbourg, grâce à la division des forces de gauche (il a face à lui le socialiste Raymond Le Corre, le communiste Édouard Lechevalier - arrêté par la police de Vichy en 1941, mort à Auschwitz en 1942 - et le député républicain-socialiste sortant, Pierre Appell, mais aussi le nationaliste Fougère), alors qu'en France, le Front populaire est amené au pouvoir. Il fait campagne pour la représentation politique des acteurs économiques au sein d'une chambre économique et professionnelle. Léon Vaur siège parmi les démocrates populaires et participe activement aux commissions de la marine militaire et des pensions. Il est nommé rapporteur d'une proposition relative aux commis et agents techniques retraités de la marine. A partir de 1938, il se préoccupe des difficultés des artisans et des petits commerçants, réclamant pour eux un assouplissement des congés payés et de la loi des quarante heures. Le , il est élu secrétaire de la Chambre des députés.

Lorsque les troupes allemandes sont aux portes de Cherbourg en , il rencontre à Équeurdreville Erwin Rommel pour négocier un délai de 24 heures avant que la ville ne se rende afin d'éviter son bombardement

Le , il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, ce qui lui vaut d'être inéligible à la Libération.

En , il est reconduit dans ses fonctions de conseiller municipal par le gouvernement de Vichy.

Il siège à l'assemblée jusqu'au , selon le décret de prolongeant le mandat des élus de 1936.

Dix ans plus tard, son inéligibilité est levée, lui permettant d'être élu à nouveau conseiller municipal de Cherbourg jusqu'en 1977" Léon Vaur, ancien député ancien commerçant ", La Presse de la Manche, 10 janvier 1994..

Distinctions Ordre national de la Légion d'honneur. chevalier, 1936 officier, 1965 Officier du Mérite social (1958). Sources

« Léon Vaur, ancien député ancien commerçant », La Presse de la Manche, . Biographie sur le site internet de l'Assemblée nationale lire en ligne « Le nouveau conseil municipal de Cherbourg est désigné, Cherbourg-Éclair, .

Notes et références

Catégorie:Naissance en février 1895 Catégorie:Naissance dans la Manche Catégorie:Décès en janvier 1994 Catégorie:Décès à Cherbourg Catégorie:Député de la Manche (Troisième République) Catégorie:Député de la seizième législature de la Troisième République Catégorie:Décès à 98 ans