Saint-Romain-de-Surieu est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

Situation À à l'est de Roussillon et à à vol d'oiseau au sud de Vienne, villes de ses suzerains, située sur les premières collines au pied des Alpes à de la vallée du Rhône face au massif du Pilat sur l'autre rive, Surieu appartient dans l'ancien régime au Viennois un des quatre pays du Bas-Dauphiné. La commune aujourd'hui en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans l'Isère, intègre la Communauté de communes du Pays Roussillonnais qui fusionne avec celle du Territoire de Beaurepaire le pour donner la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône.

Elle est adhérente au Syndicat Intercommunal pour l'Aménagement hydraulique de la Sanne et au Syndicat Mixte des Eaux Dolon Varèze (SMEDV) pour la gestion de l’assainissement eaux usées et de l’eau potable.. Pour l'énergie et le développement elle adhère au Syndicat des Énergies du Département de l’Isère (SEDI), autorité organisatrice des services publics de distribution d’électricité et de gaz pour ses communes adhérentes, le Pays Rhône P.L.U.R.I.E.L qui a pour but de bâtir et mettre en œuvre des projets d’aménagement et de développement. La vie scolaire s'organise avec le syndicat intercommunal à vocation scolaire de regroupement pédagogique de La Chapelle de Surieu – Saint-Romain-de-Surieu.

Communes limitrophes Les communes limitrophes de Saint-Romain-de-Surieu sont. :

Topographie et hydrographie Sur un territoire de l'habitat s'est structuré le long de la rive droite de la vallée de la Sanne qui s'écoule d'est en ouest à d'altitude et de la . Le reste de l'habitat est constitué de fermes et d'hameaux agricoles répartis au nord sur les collines en pente douce du vallon de la Limone affluent de la Sanne culminant à La Limone, les Brosses, les Petits Plans, le Canard, le Mercier, le Menard, Moucheroud, Saint Romain et au sud sur des promontoires échancrés par des ravins aux pentes raides qui culminent à Surieu (le bourg castral initial), le Molymard, le Trognard, le Cocard, les Eynauds. La construction en pisé est encore largement retrouvée dans les constructions agricoles..

Géologie et risques naturels Les deux structures géologiques principales sont la molasse, agrégat sablo-gréseux déposé au Miocène, très sensible à l'érosion, entrelardée de couches marneuses la rendant sensible aux glissements. Cette structure est surtout présente au sud sur les vallons échancrés et particulièrement visible sur la falaise de la rive gauche de la Sanne. La seconde est constituée des dépôts de Bonnevaux-L'Amballan, agrégat de galets de quartzite, pouvant atteindre de diamètre, agglomérés dans une matrice argileuse déposée au Pliocène. L'ensemble est remanié par l'activité glacière et ses dépôts fluviatiles le long de la vallée de la Sanne.

Ces galets sont utilisés dans les constructions traditionnelles, assise des murs en pisé et murs de l'église Saint-Romain. Les gisements de marne ont probablement servi à l'activité des potiers.

Ces structures expliquent le risque de glissement de terrain et de coulée de boue évoqué dans le rapport sur les aléas naturels. Un risque de crue est également évoqué et concerne surtout les rives de la Sanne et en particulier la zone des terrains de sport.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne. et est dans la région climatique Moyenne vallée du Rhône, caractérisée par un bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 60 %), une forte amplitude thermique annuelle (4 à ), un air sec en toutes saisons, orageux en été, des vents forts (mistral), une pluviométrie élevée en automne (250 à ).. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Reventin-Vaugris à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication

Urbanisme Typologie Au , Saint-Romain-de-Surieu est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roussillon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (52,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,9 %), zones agricoles hétérogènes (28,1 %), terres arables (22,6 %), prairies (2,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire, Traditions et légendes

Le premier nom sous lequel est connu Surieu au est Suiiriacum évoquant une colonie attribuée à un légionnaire romain, les noms de suffixe -acum donnent -ieu dans la région du Dauphiné.. Une occupation gallo-romaine et l'existence d'un oppidum sur les éperons au sud du territoire de la commune sont régulièrement évoqués sans preuve archéologique récente.. Une première mention de Surieu dans un cartulaire de saint Maurice de Vienne date de , il évoque l'autorisation de l'archevêque à son féal nommé Frodac, seigneur de Surieu, de construire sur ses fonds une chapelle dédiée à Notre Dame Oratorium sancta Dei Genitricis MariaUne légende rapporte que Frodac, tuteur de sa nièce que lui a confié l'archevêque, et jaloux, l'aurait enfermé, elle et son mari le soir de leur mariage, dans la grosse tour de Surieu jusqu'à ce que mort s'ensuive. C'est en expiation que cette chapelle aurait été construite, probablement la chapelle Notre Dame du castrum. En un dénommé Pons restitue à l'abbaye Saint Pierre de Vienne un certain nombre de biens ecclésiastiques ayant fait l'objet d'usurpation laïque, sont citésCartulaire de Saint-André-le-Bas : l'église Saint-Romain, paroissiale et la chapelle Sainte-Marie dans le château de Surieu. À cette époque ces deux églises datant du voire du tel qu'elles sont dénommées témoignent de deux sites : le castrum sur les hauteurs et le siège de la paroisse sur les rives de la Sanne avec ses moulins.

La chapelle Sainte-Marie-Mère-de-Dieu aujourd'hui église Notre-Dame est réputée avoir accueilli les reliques de saint Lazare au cours de leur translation entre l'abbaye Saint-Victor de Marseille et Autun entre et Lazare d'Aix évêque mort en et vénéré à l'abbaye Saint-Victor de Marseille est confondu avec saint Lazare le ressuscité. Cette confusion date de la redécouverte carolingienne de sa tombe et est entretenue jusqu'à ce jourCette translation dont le prétexte est la mise à l'abri des reliques des attaques des sarrazins alors qu'ils ont été chassés de Provence en , contribue à la notoriété et à l'attractivité de la cathédrale d'Autun.. Le nom de la source aménagée dès l'époque médiévale et un pèlerinage annuel commémorent cette tradition.

Le bourg castral situé sur le promontoire de Surieu est chef-lieu de mandementUn mandement est un regroupement administratif médiéval structurant le Dauphiné et la Savoie similaire à un canton., son occupation remonte au voire avantLa découverte de tessons de poterie datés du et de silos antérieurs au est caractéristique du mobilier des premiers castrums du Haut Moyen Âge. L'enceinte de remparts est encore visible au nord et à l'ouestson tracé correspond aux limites cadastrales et se reconnait sur .clichés de 1950-1965. Dans cette enceinte persistent la chapelle sainte-Marie-mère-de-Dieu devenue église Notre-Dame du carmel de Surieu, une tour ronde aux murs épais dont la porte d'accès est à de hauteur, tour insérée dans les remparts plutôt que donjon et une maison forte appelée château qui a servi de cure avant d'être fortement restaurée aux . Depuis dans les années s'est construit le monastère. Le château fort est probablement pillé et rasé à la fin de la Guerre de Cent Ans entre et par les Bourguignons au cours de la guerre entre le royaume de France et le Duché de Bourgogne pour le contrôle du Dauphiné... Les habitants quittent le bourg dès le préférant un habitat plus bas et favorable aux échanges économiques sur les rives de la Sanne autour de l'église Saint-Romain et à La Chapelle-de-Surieu, au il persiste cependant une activité économique sur ce site : hôtellerie, chaudronnier, maréchal-ferrant. Une activité de poterie entre le et le est mise en évidence par les fouilles archéologiques de .

Dès l'époque carolingienne l'archevêque de Vienne est seigneur de la ville et du comté.. De à , comme le reste du Dauphiné cette région dépend du Saint-Empire romain. La lignée des Surieu perd ses possessions au et disparait au , Au les terres de Surieu sont dans les possessions des Roussillons puis partagés et vendus plusieurs fois. Une litre seigneuriale aux couleurs de la famille La tour de Gouvernet, branche des La Tour du Pin, figure sur l'église de La Chapelle-de-Surieu en ce qui laisse penser que cette famille est ou a été patron laïque de cette église..

Politique et administration Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du , le conseil municipal de Saint-Romain-de-Surieu, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze..