(Le Rameau d'Olivier), est une des chambres de rhétorique anversoises, fusionnée vers 1660 avec (La ). Sa devise était (« Voici la grâce »). Elle était aussi connue comme la chambre du Saint-Esprit
Bref historique Si, à Anvers, servait avant tout comme chambre littéraire à la guilde de Saint-Luc, et si l'autre chambre concurrente recrutait parmi la bonne bourgeoisie urbaine, voire l'aristocratie, l' était surtout la chambre des bourgeois marchands et négociants.
Des origines jusqu'à l'époque de la république calviniste d'Anvers vignette|200px|droite|Mausolée de Charles le Téméraire (église Notre-Dame à Bruges), du dinandier Jacob ou Jacques Jonghelinck. Vers l'époque où il réalisa ce monument (1558-1562), le sculpteur était « Prince » de la chambre .Selon des sources tardives, la chambre, dont le nom le plus ancien aurait été (La Dédaignée), serait fondée en 1510 par un groupe de jeunes hommes, dirigé par Joris van FormanteelVan Bruaene, en ligneVan der Straelen, .
En 1515, cette chambre prit part au de Malines sous le nom de . Elle participa aux concours du à Diest en 1521, à Bruxelles en 1532, de nouveau à Malines en 1535, encore une fois à Diest en 1541, et, finalement, en 1561 - alors que le futur sculpteur Jacques Jonghelinck occupait la fonction de « Prince » de la chambre - au dernier concours du cycle à Anvers, organisé par la chambre concurrente Van der Straelen, . En outre, la chambre était présente au concours organisé par (Le Bleuet) à Bruxelles en 1565 (où elle remporta le premier prix)Van Bruaene, -139Van Bruaene, .
Au début de 1545, Peter ScudematteMarnef, ou SchuddematteVan Bruaene, , un enseignant originaire d'Audenarde, membre des , écrivit pour le compte de l' la moralité (La Babel de Vilvorde). Ce rhétoricien sera accusé par le bailli d'Anvers d'avoir écrit une ballade sur l'hypocrisie des frères mineurs. En outre, il avait collaboré à une traduction néerlandaise de la Bible. De surcroît, il aurait fait copier ses élèves des refrainsCette forme poétique, pratiquée par les rhétoriciens, se rapproche de la ballade hérétiques. Condamné à mort par la - l'auditoire criminel - d'Anvers, il fut exécuté, le , sur la Grand-Place après deux ans d'emprisonnement
La chambre , pour avoir pu remporter autant de prix au concours mentionné plus haut, qui avait eu lieu en 1565 et qui avait été organisé par la chambre bruxelloise , s'était considérablement endettée, de sorte qu'elle se vit obligée de s'adresser, la même année, au magistrat de la ville d'Anvers pour que celle-ci intervînt dans les fraisVan der Straelen, .. Comme les deux autres chambres anversoises, représentées le lors de l'entrée solennelle à Anvers de François de Valois, duc d'Alençon, en sa qualité de duc de Brabant et margrave du Saint-Empire romain germanique, la chambre avait monté une estrade sur le Meir où fut évoquée assise la figure allégorique de la pucelle de la ville ; elle sera reproduite, plus tard la même année, dans le livre de la Joyeuse Entrée, imprimé par Christophe PlantinVan der Straelen, . En 1984, un membre de la chambre, Jan Moerman, publia une œuvre poétique, illustrée de plusieurs gravures sur cuivre, chez Geerardt de Jode à AnversVan der Straelen, ..
De la reprise des activités sous Albert et Isabelle jusqu'à la fusion avec les vignette|droite|Page de titre de , tragédie de Guilliam van Nieuwelandt, représentée en 1616 par et publiée à Anvers en 1617.La trêve de Douze Ans fut propice à la reprise des activités des chambres de rhétorique. Pendant la Trêve, la chambre participa au concours organisé par (La Lavande blanche) à Amsterdam en 1613, ainsi qu'au concours organisé par une autre chambre des Provinces-Unies : les (Les Sarments de Vigne) de Haarlem en 1613. Le , tint une réunion pour élire une nouvelle direction parmi ses 76 membresMeeus, . En 1620, elle prit part à la compétition à Malines.
En 1616, la chambre joua la tragédie (Saül) de Guilliam van NieuwelandtMeeus, ; d'autres pièces du même auteur suivirentVan der Straelen, Van der Straelen, . En 1618, reçut de nouveaux statuts. À cette époque, seuls les membres de l' maintinrent la dispense de service dans les milices bourgeoisesMeeus, , un privilège confirmé par les archiducs Albert et Isabelle en 1616. se réunissait au premier étage d'une maison bourgeoise, mais les représentations de la chambre étaient rares, faute de scène de théâtre. Entre 1615 et 1619, on autorisa la chambre à jouer devant le magistrat dans la chambre des États, la plus grande salle de l'hôtel de ville. À cette époque, les chambres de rhétorique des Pays-Bas espagnols s'adressaient à un public choisi, élitaire ; on allait jusqu'à payer un officier pour surveiller la porte pendant les représentations afin d'éviter les visiteurs non désirés. Ce ne fut que vers 1632 que l'on ouvrit les portes aux non membresMeeus, .
En 1629, la chambre joua (L'Éloge de la poésie), une pièce versifiée par son facteur ou poète en titre Joan YsermansVan der Straelen, . On possède très peu de données sur les activités de la chambre après 1629. En 1644, les « amateurs d'art de la chambre de rhétorique du Saint-Esprit, appelée Rameau d'Olivier », cité de Van Bruaene, en ligne, introduisirent une requête par laquelle ils souhaitaient, à l'instar des , obtenir l'autorisation de demander un droit d'entrée (Archives de la Ville d'Anvers, PK 746, 170R). Dans une contre-requête, rédigée en réaction à celle de l', les chambres des et du (Le Souci) insinuaient que les suppliants avaient abusé du nom (PK 746, 172v). Quoi qu'il en soit, la chambre acheta, en 1646, les costumes de scène de l'. En 1660, la chambre fut fusionnée avec , qui portait désormais le nom .
Pour l'histoire de l' à partir de 1660, voir :
Annexes Quelques membres Osias Beert (vers 1580-1623) Geeraerd van den Brande ( ? - avant 1653) Roeland van Engelen ( ? () - ? ) Jan David Heemssen (1581 - 1644) Jacob Jonghelinck (1530-1606) Jan Moerman (1556 - 1621) Guilliam van Nieuwelandt (1584 - 1635) Johannes Nolet de Brauwere van Steeland (1815 - 1888) Willem Ogier (1618 - 1689) Jan Poortier ( ? () - ? ) Peter Schuddemate ( ? - 1547) Balthasar Wils (1657 - 1698) Cornelis Wils (1659 - ?) Joan Ysermans (1590- après 1629)
Notes et références
Sources Bruaene (van), Anne-Laure. Le répertoire numérique des chambres de rhétorique des Pays-Bas méridionaux et de la principauté de Liège (1400-1650). Bruaene (van), Anne-Laure. Om beters wille: rederijkerskamers en de stedelijke cultuur in de Zuidelijke Nederlanden 1400-1650, Amsterdam, Amsterdam University Press, 2008, . Marnef, Guido. « Rederijkers en religieuze vernieuwing te Antwerpen in de tweede helft van de zestiende eeuw », Conformisten en rebellen: rederijkerscultuur in de Nederlanden (1400-1650) (réd. Bart A. M. Ramakers), Amsterdam, Amsterdam University Press, 2003, . Meeus, Hubert. Antwerpse rederijkers op zoek naar een nieuwe rol, dans : Ramakers, Bart A. M. (éd.), Conformisten en rebellen: rederijkerscultuur in de Nederlanden (1400-1650), Amsterdam, Amsterdam University Press, 2003, . Straelen (van der), Jan Baptist. Geschiedenis der Antwerpsche rederykkamers. Geschiedenis der rhetorykkamer van den H. Geest, genaemd Den Olyftak, onder de zinspreuk : Ecce Gratia, te Antwerpen, Anvers, Impr. Buschmann, 1863, .
Articles connexes Littérature néerlandaise.
Chambre de rhétorique ; Landjuweel.
La chambre de rhétorique De Avonturiers (Warneton) ; La chambre de rhétorique De Baptisten (Bergues) ; La chambre de rhétorique Het Bloemken Jesse (Middelbourg) ; La chambre de rhétorique Den Boeck (Bruxelles) ; La chambre de rhétorique De Corenbloem (Bruxelles) ; Eerste Nederduytsche Academie (Amsterdam) ; La chambre de rhétorique De Egelantier (Amsterdam) ; La chambre de rhétorique De Fonteine (Gand) ; La chambre de rhétorique De Gheltshende (Bailleul) ; La chambre de rhétorique De Lelie (Bruxelles) ; La chambre de rhétorique 't Mariacransken (Bruxelles) ; La chambre de rhétorique De Ontsluiters van Vreugde (Steenvoorde) ; La chambre de rhétorique De Peoene (Malines) ; La chambre de rhétorique De Persetreders (Hondschoote) ; La chambre de rhétorique De Royaerts (Bergues) ; La chambre de rhétorique Sainte-Anne (Enghien) ; La chambre de rhétorique Saint-Michel (Dunkerque) ; La chambre de rhétorique De Violette (Bruxelles) ; La chambre de rhétorique De Violieren (Anvers) ; La chambre de rhétorique De Witte Angieren (Haarlem).
Liens externes Profil de la chambre de rhétorique De Olijftak dans la Bibliothèque numérique des lettres néerlandaises
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