Villeneuve-de-Marc est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le territoire de la commune héberge de nombreux châteaux datant de différentes périodes historiques ainsi que le site de l'ancienne abbaye cistercienne de Bonnevaux, édifiée au Moyen Âge puis pillée lors de la période révolutionnaire et dont il ne subsiste plus aucun vestige notable.

La commune héberge également une partie du massif forestier de Bonnevaux qui compte de nombreux étangs, la plupart créés par les moines de l'abbaye. Ces étendues d'eau, à l'écart des grandes agglomérations et gérées de façon raisonnable, ont permis le développement d’une biodiversité importante avec une grande diversité d'espèces faunistiques et floristiques.

Les habitants de Villeneuve-de-Marc sont dénommés les VilleneuvoisSite habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 14 mars 2019..

Géographie vignette|350 px|Carte de Villeneuve-de-Marc et des communes voisines Situation et description Situation La commune de Villeneuve-de-Marc se situe dans le sud-est de la France dans le nord-ouest du département de l'Isère à au nord-ouest de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, à au sud-est de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, à au nord de Marseille et au sud-est de Paris.

Elle est plus précisément positionnée entre la vallée du Rhône à l'ouest et la forêt de Bonnevaux à l'est, dans le secteur de Bièvre-Valloire. À ce titre, la commune a adhéré à la collectivité de la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône.

Le village est installé à une altitude moyenne de et il est riverain de la commune de Saint-Jean-de-Bournay, principale ville du secteur et siège de l'ancienne communauté de communes de la région Saint-JeannaiseSite Cartes de France, page sur Villeneuve-de-Marc, consulté le 13 mars 2019..

Description Il s'agit d'une petite commune essentiellement rurale d'un peu plus de à l'écart des grandes voies de circulation, située en lisière du grand massif forestier de Bonnevaux.

Géologie Le plateau de Bonnevaux (ou des Bonnevaux) culmine à environ d'altitude au niveau de la commune. À l'instar de son voisin, le plateau de Chambaran, ce relief est constitué d'une base géologique en molasse miocène. Le cailloutis de ce plateau comprend essentiellement des quartzites et autres roches siliceuses très fortement altérées. Dans de plus grandes profondeurs cette formation renferme également des roches cristallines et calcaires, également très altérées. Les textures de sol sont limoneuses et argileusesIGN, page sur l'inventaire forestier de l'Isère, chapitre sur le plateau de Bonnevaux et de Chambaran, consulté le 7 mars 2019.

Communes limitrophes

Hydrographie vignette|La Gère dans le secteur du Pont Rouge. La Gère, d'une longueur totale de , est la principale rivière de la commune. Celle-ci prend sa source dans l'est de la forêt de Bonnevaux à l'étang de la Grande Tuilière, sur la commune de Châtonnay, à . Elle traverse le territoire de la commune en passant au sud du bourg central selon un axe ouest-est, avant de confluer avec le Rhône à Vienne..

Cette rivière, au débit irrégulier, compte de nombreux petits affluents dans la commune dont le ruisseau de Girieux (rg), l'Auron ou ruisseau de la Combe Jacob (rg), le Grand Ruisseau (rg) et la Valaise (rd).

La commune héberge également de nombreux étangs créés à l'époque médiévale par les moines de l'ancienne abbaye de Bonnevaux.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Moyenne vallée du Rhône, caractérisée par un bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 60 %), une forte amplitude thermique annuelle (4 à ), un air sec en toutes saisons, orageux en été, des vents forts (mistral), une pluviométrie élevée en automne (250 à ).. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bourgoin-Jallieu à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Villeneuve-de-Marc est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (34,2 %), zones agricoles hétérogènes (28,9 %), terres arables (23,5 %), prairies (12,4 %), zones urbanisées (1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine Le bourg central dans lequel se situent la mairie, l'école et l'église constitue la plus grande partie de l'agglomération. Il existe cependant de nombreux hameaux épars sur tout le territoire. l'ensemble est composé essentiellement de maisons individuelles, de fermes, pour la plupart réaménagées en maisons de résidence et de rares petits immeubles.

Hameaux, lieux-dits et écarts Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible (mais non exhaustive) des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux, ainsi que les écarts qui composent le territoire de la commune de Charavines, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique nationalSite géoportail, page des cartes IGN. Maison Pellet les Bois Chez Duranton Vernéon Moussey Maison Clerc le Geivrier Maison Anselme Buffevent Maison Nicollet Maison Bardin Maison Moiroud Maison Durand l'Antay Plantin Maison Danger le Nicolas Maison Mathias Maison Quemin Maison Serclérat Maison Gautier Ruas Serpollier Maison Michel Talavernay Maison Montagna Maison Poulet Maison Perrier Maison Berthier Maison Rabillou les Valèzes les Grillères Maison Baudran Maison Piolat Maison Pillaud Maison Gonin la Tullière Maison Chapiot Maison Vial Maison Buthion Chartier le feytas Maison Berry les Grillères le Pont Rouge Bourgariot Bonnevaux (ancienne abbaye) Pouponnière le Grand Planot

Voies de communications et transports vignette|Entrée de Villeneuve-de-Marc. Le territoire communal est traversé par une plusieurs routes départementales.

L'ancienne route nationale 518 reliant Lyon à Die reclassée en RD518 longe les limites orientales de la commune (en limites de la commune de Châtonnay) et passe à proximité de l'ancienne abbaye.

Sur cette route, un panneau routier indiquant la RD41g et qui rejoint la RD41, route de Villeneuve-de-Marc, permet de traverser la forêt et de rejoindre le bourg central.

La RD41d (en direction de Savas-Mépin) et la RD41f (en direction de Saint-Jean-de-Bournay) sillonnent le territoire communal depuis le bourg central.

Risques naturels et technologiques Risques sismiques

L'ensemble du territoire de la commune de Villeneuve-de-Marc est situé en zone de sismicité n°3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographiqueSite de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité. +Terminologie des zones sismiquesType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 3Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s

Autres risques

Toponymie

Histoire

Préhistoire, Antiquité Le secteur actuel de la commune de Villeneuve-de-Marc se situe à l'ouest du territoire antique des Allobroges, ensemble de tribus gauloises occupant l'ancienne Savoie, ainsi que la partie du Dauphiné, située au nord de la rivière Isère.

Moyen Âge et Renaissance 6e siècle : vignette|La vie de Saint Theudère, collection Médiathèque de Vienne (Isère) La plus ancienne source écrite connue à ce jour qui évoque l'histoire de Villeneuve-de-Marc est un récit d'Adon (800-875), archevêque de Vienne. Dans sa "Vie de Saint Theudère (500-575)"La Vie de Saint Theudère par Adon a été publiée au 17e par un imprimeur de Vienne, Jean Poyet. La Médiathèque de Vienne (Isère) possède un exemplaire de cette rare édition : La vie de Sainct Theudere, abbé et fondateur de l'Abbei de S.Chef Escritte jadis par S. Ado Archevesque de Vienne, & traduitte nouvellement en François / Adon. - Vienne : par Jean Poyet (cote : A15744), il fait le récit de la fondation de l'église de Saint-Symphorien-de-Marc, village dont le transfert de la population donnera plus tard naissance au village de Villeneuve-de-MarcUne ville neuve sur la frontière... / Bruno Mayorgas. - Villeneuve-de-Marc : Association Villeneuve Nature et Patrimoine, 2014.. Cette fondation aurait eu lieu vers vers 540-550, mais la "Vie de Saint Theudère" étant un récit hagiographique, la source est incertaine. Seules des fouilles archéologiques pourraient donner une datation probableUne ville neuve sur la frontière : Villeneuve-de-Marc (Isère au Moyen Âge / Bruno Mayorgas. - Villeneuve de Marc : Association Villeneuve, nature et Patrimoine, 2014..

9e siècle :

857 : L'église de Saint-Symphorien est mentionnée dans une charte, comme faisant partie de ''l'ager Carentennacum", c'est-à-dire "le territoire de Charantonnay"Regeste dauphinois... / Ulysse Chevalier. - Valence : Imprimerie Valentinoise, 1913-1926..

12e siècle :

Gui de Bourgogne, archevêque de Vienne et futur pape sous le nom de Calixte II, fonde l'abbaye cistercienne de Bonnevaux en 1117 sur le territoire de la paroisse de Saint-Symphorien-de-Marc qui deviendra par la suite la commune de Villeneuve-de-Marc. vignette|Extrait de la carte de Cassini (18e siècle)