L'archidiocèse de Nagasaki (en latin : Archidioecesis Nagasakiensis ; en japonais : / katorikku Nagasaki Daishikyōku) est une circonscription ecclésiastique de l’Église catholique au Japon. Créé comme vicariat apostolique du Japon méridional en 1876, il devient diocèse en 1891 et archidiocèse métropolitain en 1959. L’archevêque actuel est .

Territoire L'archidiocèse de Nagasaki couvre la préfecture de Nagasaki.

Il est divisé en soixante-douze paroisses.

En 2023, le nombre de catholiques était estimé à (sur habitants), soit 4,5 % de la population.

Suffragants et province ecclésiastique Siège métropolitain, l'archidiocèse de Nagasaki a pour suffragants quatre diocèses : Diocèse de Fukuoka Diocèse de Kagoshima Diocèse de Naha Ōita L'ensemble forme la province ecclésiastique de Nagasaki.

Histoire

Premier diocèse japonais En 1588, un premier diocèse catholique est créé à Funai (aujourd’hui Oita) dans l’île de Kyushu (Japon). Situé dans la partie orientale de l’ile, Funai est visité par saint François Xavier à l’invitation du Seigneur de Bongo. En , ce dernier le reçoit très courtoisement dans son château. Xavier et ses compagnons sont autorisés à prêcher le christianisme. En 1553, Funai et ses environs comptent 600 à 700 chrétiens.

Les seigneurs de Bungo étant bienveillants et la communauté chrétienne augmentant, c’est à Funai qu’est créé, en 1588, le premier diocèse du Japon, le territoire étant détaché de celui de Macao. Sébastien de Morais, jésuite portugais en est le premier évêque.

Quatre évêques se succèdent à Funai, tous missionnaires jésuites. En 1633, lorsque Diego Correia Valente meurt, il n’est pas remplacé. En effet, la situation a radicalement changé. Dès la fin du , les persécutions commencent. Les missionnaires étrangers sont expulsés et les chrétiens sont sommés de renoncer publiquement à leur foi. L’un des événements les plus tragiques est la mise à mort de 26 chrétiens. Le Paul Miki et ses compagnons sont crucifiés en public, à Nagasaki, dans une cérémonie faite pour décourager tous ceux qui souhaiteraient suivre la nouvelle religion. Les chrétiens entrent dans la clandestinité. Le christianisme disparaît officiellement en 1614. Après 1633, le diocèse n’existe plus.

Rétablissement de l’Église catholique Au milieu du des prêtres des Missions étrangères de Paris s’établissent à Nagasaki, préfecture importante sur le flanc occidental de la même île de Kyushu. Bernard Petitjean y construit l'église d'Ōura en 1864, connue aujourd’hui comme basilique des Vingt-Six-Martyrs-du-Japon.

thumb|220px|La statue de sainte Agnès (au siège des Nations unies).

En , un an après la consécration de l’église, il reçoit la visite d'une dizaine de personnes d’Urakami, en majorité des femmes, qui après avoir visité l’église lui disent : , suivi de la question : . Guidés auprès de la statue, ils sont profondément émus et s’exclament : . Ils confient alors au prêtre médusé : . Cet épisode de la découverte de crypto-chrétiens, ceux que l’on appelle les , ouvre la voie au catholicisme moderne.

Le vicariat apostolique du Japon méridional est créé le par le bref Pastoris aeterni du pape Pie IX Bref Pastoris aeterni, in Pii IX Pontificis Maximi Acta. Pars prima, vol. VII, Rome (1878), pp. 232–234. Bernard Petitjean, des Missions étrangères de Paris, en est le premier vicaire. Le le vicariat est érigé en diocèse par le pape Léon XIII (bref Non maius nobis Bref Non maius Nobis, Acta Apostolicae Sedis 24 (1891-92), p. 257) et prend le nom de Nagasaki. Étant donné l’augmentation de diocèses sur l’ile de Kyushu (par partitions successives de celui de Nagasaki) ce dernier est fait archidiocèse métropolitain par Jean XXIII le par la constitution apostolique Qui cotidie Constitution apostolique Qui cotidie, AAS 51 (1959), p. 799.

Lors du bombardement atomique de Nagasaki, le la cathédrale de Nagasaki est directement touchée et complètement détruite. De très nombreux fidèles qui y sont rassemblés pour un service religieux en préparation de la fête de l’Assomption y perdent la vie. Une statue de sainte Agnès retirée des ruines se trouve aujourd’hui au quartier général des Nations unies de New York en tant que mémorial. La Vierge de Nagasaki, statue en bois miraculeusement préservée, est également devenue un symbole de paix dans le monde entier.

Églises et sanctuaires

Le siège archiépiscopal se trouve dans la ville de Nagasaki, où est située la cathédrale de l'Immaculée-Conception Cathedral of the Immaculate Conception (Urakami Church), G-Catholic.. Dans cette même ville se dresse également la basilique des Vingt-Six-Martyrs-du-Japon, qui fait office de cocathédrale de l'archidiocèse, tout en étant une basilique mineure et un sanctuaire national Basilica of the Twenty-Six Holy Martyrs of Japan (Oura Church), G-Catholic..

Six églises de l'archidiocèse de Nagasaki sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO Churches, Metropolitan Archdiocese of Nagasaki], G-Catholic. en tant que rattachées aux sites chrétiens cachés de la région de NagasakiSites chrétiens cachés de la région de Nagasaki, UNESCO - Centre du patrimoine mondial. :

église du Sacré-Cœur-de-Jésus de Shitsu : située dans le quartier de Sotome à Nagasaki. Elle a été entièrement conçue et financée par le père , un missionnaire de la Société des Missions étrangères de Paris. église d'Ōno : située à Sotome, elle est connue pour ses murs très distinctifs en pierres locales maçonnées et basalte de la région connus sous le nom de « murs de Rotz », afin de résister aux typhons. église Saint-Joseph d'Egami : sur l'île de Naru (archipel des Gotō), cette structure en bois peinte en blanc et bleu pastel est un remarquable exemple de l'architecture religieuse japonaise. ancienne église de Gorin : sur l'île de Hisaka (archipel des Gotō), ce bâtiment en bois préserve l'apparence des toutes premières églises construites par les anciens chrétiens cachés. église de Kashiragashima : sur l'île de Kashiragashima, à Shinkamigotō, elle possède la particularité rare d'avoir été construite entièrement en blocs de pierre par les villageois. église du Sacré-Cœur-de-Jésus : sur l'île de Kuroshima, rattachée à la ville de Sasebo. Achevée en 1902, elle constitue un témoignage de l'ancienne communauté de chrétiens cachés parmi les villageois. Tout le village est classé.

Supérieurs ecclésiastiques Vicaires apostoliques du Japon méridional 1876-1884 : Bernard Petitjean MEP, également évêque titulaire de Myriophyte 1885-1891 : MEP, également évêque titulaire d'

Évêques de Nagasaki 1891-1911 : MEP 1912-1926 : MEP 1927-1937 : , démissionnaire 1937-1959 :

Archevêques de Nagasaki 1959-1968 : , démissionnaire 1968-1990 : Joseph Asjiro Satowaki, créé cardinal en 1979, démissionnaire 1990-2002 : , Prêtre du Prado 2003-2021 : Joseph Mitsuaki Takami, PSS depuis le 28 décembre 2021- :

Notes et références

Voir aussi Article lié Catholicisme au Japon

Liens externes

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