Moritz Abraham Stern, né le à Francfort (Principauté d'Aschaffenbourg) et mort le à Zurich (Suisse), est un mathématicien prussien.
Biographie Études À l'automne 1826, Stern entre à l'université de Heidelberg où il étudie les mathématiques sous la direction de Carl Friedrich Gauss et . Il suit aussi des cours de physique et de chimie, ainsi que de langues anciennes dans la classe de Karl Otfried Müller.
Le , il réussit son examen de doctorat avec la plus haute mention devant un jury présidé par Gauss, Thibaut n'ayant pu être présent en raison de problèmes de santé. Il obtient son habilitation universitaire et devient privat-docent grâce sa thèse intitulée Observationum in fractiones continuas specimen (Observation d'exemples de fractions continues), remise le et présentée le à Göttingen.
Carrière En 1838, Stern reçoit le prix de la société danoise des sciences pour ses travaux sur les équations transcendantes (). En dépit de lois antisémites qui interdisent aux juifs l'accès à certains postes dans les États de la confédération germanique, il accède au titre de professeur le . Parmi ses étudiants se trouvent notamment Bernhard Riemann et Gotthold Eisenstein ; c'est avec l'aide de Stern que ce dernier parvient à établir sa preuve de la loi de réciprocité quadratique.
Stern succède à Gauss sur la chaire universitaire de mathématiques de l'université de Göttingen le et prête serment en même temps que Riemann. Cette année-là, il devient aussi membre de l'académie bavaroise des sciences.
Dans les dernières années de sa vie, il rejoint son fils, l'historien Alfred Stern à Berne dès 1884 puis à Zurich de 1887 à sa mort, le .
Stern n'a pas été un mathématicien exceptionnel et n'a fondé aucune école. Il a néanmoins laissé son nom à la postérité à travers une rue de Göttingen, l'arbre de Stern-Brocot, un arbre binaire de recherche qui contient tous les rationnels strictement positifs, et une classe de nombres premiers, les nombres premiers de Stern.
Sélection de publications Theorie der Kettenbrüche und ihre Andwendung (Théorie des fractions continues et leur utilisation), 1834, publié d'abord en 6 articles dans les vol. 10, 1833 et vol. 11, 1834 du Journal für die reine und angewandte Mathematik « Zur Theorie der Kettenbrüche », vol. 18 du même journal, 1838,
Bibliographie Ferdinand Rudio: Erinnerung an Moriz Abraham Stern. In: Vierteljahrsschrift der Naturforschenden Gesellschaft in Zürich. 39. Jahrgang, 2. Heft, Zürich 1894, S. 131–143.
Notes et références
Liens externes
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