L'église Saint-Pierre de Brancion est une église romane située sur le territoire de la commune de Martailly-lès-Brancion dans le département français de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.
Protection L'église fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis la liste des monuments historiques protégés en 1862..
Historique 310px|vignette|Un groupe de retraitants – parmi lesquels les propriétaires du château de Brancion (Louise Céline Marie Antoinette, née de Murard de Saint-Romain, et son époux, Jean Morierre-Bernadotte, chevalier grand-croix de l'ordre souverain de Malte – devant l'église de Brancion pour la Semaine sainte de 1959. L'église, longue de 30 mètres et large de 14,40 mètres, date du .
Elle est citée pour le première fois en 964, dans une charte de l'abbaye de ClunySource : Les chemins du roman entre Cluny et Tournus, livret publié par le pays d'art et d'histoire « Entre Cluny et Tournus », 2025 (24 pages)..
En 1967, l'église de Brancion devient le lieu d'une première « communauté d'accueil », initiative qui, cinq ans plus tard, en 1972, débouche sur la fondation de l'association CASA (Communautés d'accueil dans les sites artistiquesParution au Journal officiel du 17 mars 1972.), à l'initiative du père Alain Ponsar, alors curé de Saint-Séverin à Paris.
Architecture
L'église est édifiée en pierre de taille assemblée en appareil irrégulier et est recouverte de lauzes.
Le porche d'entrée donne sur une esplanade herbeuse qui s'ouvre sur le panorama de la vallée de la Grosne.
La nef est voûtée en berceau fortement brisé sur arcs-doubleaux. Ceux-ci retombent sur des dosserets couronnés d'impostes. De grandes arcades brisées séparent les piliers dont les six derniers sont cruciformes.
L'église possède un chevet roman constitué d'une abside et de deux absidioles semi-circulaires rythmées par des pilastres plats (l'abside est percée de trois fenêtres cintrées)Brochure de présentation de l'église Saint-Pierre de Brancion, à Martailly-lès-Brancion éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71)..
La croisée du transept est surmontée d'un beau clocher, percé au dernier étage, sur chaque face, d'une baie cintrée et abritant une cloche de 265 kg fondue par Paccard (Annecy) en 1963Cloche qui eut pour marraine Louise, Céline, Marie-Antoinette de Murard Bernadotte Morière, propriétaire du château de Brancion (source : Archives départementales de Saône-et-Loire, Inventaire campanaire des édifices romans de Bourgogne réalisé par l'association ACIRENE (1992). Fiche consultable ici..
Le cimetière de l'ancien village, devenu hameau de Martailly-lès-Brancion, subsiste dans la partie sud-est du tour de l'église.
Fresques À l'intérieur, l'église est ornée de très belles fresques, représentant en particulier la nativité, la résurrection des morts.Fresques de l'église de Brancion
Ces peintures murales, qui furent notamment décrites par le chanoine Denis Grivot dans La Légende dorée d'AutunChanoine Denis Grivot, La légende dorée d'Autun. Chalon, Mâcon, Charolles et Louhans. Éditions Lescuyer, 1974 (516 p.)., datent du XIV siècle (vers 1325-1330).
L'une d'elles est visible à l'abside du chœur, où trône le Christ en majesté, dans une mandorle quadrilobée, le livre à la main, entouré des quatre symboles des Évangélistes et de deux séraphins. Il surmonte une rangée d'apôtres (dont saint Pierre et saint Paul) et d'anges sous des arcades romanes.
Mobilier Un gisant de Josserand IV de Brancion, décédé en 1250 lors de la septième croisade à la bataille de Mansourah (Égypte) où il avait tenu à accompagner Saint Louis, est visible dans le bas-côté nord. Cette pierre sculptée du , propriété de l'Académie de Mâcon, provient de la chapelle du château d'Uxelles (ancien fief de Brancion), détruite vers 1805. Elle représente un chevalier couché revêtu d'un « sarrau d'armes » recouvrant une cotte de mailles, serré par un ceinturon où est attachée une épée ; le gisant a les mains jointes sur la poitrine et un chien est couché à ses pieds, tandis que, de chaque côté de la tête, deux anges sont agenouillés« Brancion, haut-lieu d'entre Saône et Loire », article de Fernand Nicolas paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 124 de décembre 2000 (pages 11 à 17)..
Trois statues en bois subsistent, disposées de part et d'autre de la croisée du transept : sainte Anne présentant la Vierge (statue classée au titre des monuments historiques) ; saint Pierre, patron de l'église, tenant la clé traditionnelle ; saint Paul, reconnaissable à son épée.
Culte Édifice consacré du diocèse d'Autun relevant de la paroisse Saint-Philibert-en-Tournugeois (siège à Tournus) – qui en est affectataire au titre de la loi de 1905 –, l'église du hameau de Brancion est, neuf siècles après sa construction, un lieu de culte catholique.
Bibliographie Marcel et Christiane Dickson, Les églises romanes de l’ancien diocèse de Chalon, Cluny et sa région, Protat frères, Mâcon, 1935.
Références
Voir aussi
Liens externes
Site internet de la paroisse Saint-Philibert (Tournus) L'église Saint-Pierre de Brancion sur Wikipays, l'encyclopédie collaborative et libre du Mâconnais Sud Bourgogne
Articles connexes Liste des monuments historiques de Saône-et-Loire Liste des monuments historiques protégés en 1862 Martailly-lès-Brancion Diocèse d'Autun Tournugeois
Brancion Brancion Catégorie:Monument historique classé en 1862 Catégorie:Patrimoine du XIIe siècle Brancion