Colligny est une commune déléguée de Colligny-Maizery et une ancienne commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.

Géographie Colligny se situe à environ sept kilomètres à l’est de la périphérie de Metz vers Pange.

Toponymie Le nom de la localité est mentionné sous les formes de Collau en 977; Colini en 993; Colinei en 1292.

La similitude des formes anciennes avec celle d'un autre Coligny (Marne) (Colegni vers 1252) incite Albert Dauzat et Charles Rostaing à proposer un hypothétique *Colliniacum, basé sur le nom de personne gallo-romain Collinius(écrit avec deux l), suivi du suffixe -acum, d'origine gauloise et marquant la localisation ou la propriété. On trouve pourtant la variante [?] Colinius semble-t-il. Par ailleurs, ils suggèrent aussi un éventuel rapprochement avec Colognac (Colonhiacum 1384) et Coligny (Ain) (Coloniacum 974) qu'ils attribuent tous deux à l'anthroponyme Colonius. Pour cette seconde hypothèse, le passage de /o/ à /i/ fait cependant difficulté.

Pierre-Yves Lambert propose encore le celtique (gaulois) *kolino « houx » (vieux breton colaenn, breton kelenn ; gallois celyn ; irlandais cuileann « houx ») pour interpréter le premier élément. Colligny serait alors à interpréter comme un *kolin-iāko-Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, éditions errance 1994. (> gaulois *Coliniacon), équivalent des Kelennec (cf. Quelneuc) bretons, Clynnog gallois et Cuilneach irlandais, et signifierait donc « , endroit planté de houx ». L'association d'un nom d'arbre ou de végétaux avec le suffixe -acum (< *-ācon) ne doit pas surprendre car elle est identifiée par ailleurs dans le toponyme Épernay, composé du gaulois *sparno- « épine, aubépine » + *-ācon > Sparnacum > Spernaco, comparable au breton spernec « lieu planté d'épines, d'aubépines » cf. Le Spernec à Sarzeau, vieux cornique spernic..

Durant l’annexion, le nom allemand du village demeure Colligny (1916-1918), puis Kollingen (1940-1944). En lorrain Coïni.

Histoire Les premières traces d’habitation du village datent de l’époque gallo-romaine : une villa gallo-romaine a été mise au jour lors de la réfection de la route départementale 4. D’autres fouilles sont en cours au niveau de la construction du lotissement Le Domaine de Pange. Les archéologues y ont mis au jour les fondations d’un bâtiment agricole du CCPP, Vies communes, , juin 2009, ..

Le village fait partie d’une enclave du duché de Lorraine dans les terres de la principauté épiscopale de Metz. Il fait partie du Pays messin.

En 1792, sous le nouveau gouvernement révolutionnaire, Colligny obtient le statut de commune à part entière.

En 1844, le village compte pour . L’école est fréquentée par 36 garçons et 16 filles. Les revenus de l'instituteur sont de 360 fr. Le village possède de territoires productifs dont 45 en bois et 2 en frichesVerronais, 1844..

De cette commune sont issues les lignées seigneuriales Maclot, Balbo et Thomas de Colligny.

La commune fut rattachée au canton de Pange le (29 vendémiaire de l’an X), elle appartenait auparavant au canton de d’Ars-Laquenexy.

En , la commune entreprend la construction d’une fontaine, d’un gué à chevaux et d’un lavoir couvert.

L’école de Colligny fut ouverte en 1845, les plans de l’école furent dessinés par l’instituteur de l’époque M. Faulin.

État économique du village en 1860 : on compte à cette époque deux marchands de bois, onze coquetiers, six tisserands, deux menuisiers, un maréchal-ferrant, un tonnelier, un charron, deux maçons et deux épiciers.

Lors de la guerre de 1870, Colligny fut le siège de deux postes de secours prussiens durant la bataille de Borny-Colombey.

Juin 1914, arrivée du téléphone à Colligny.

En 1940, les expulsés de Colligny trouvèrent refuge en Dordogne dans le village de Neuvic.

Une exposition retraçant la vie de la commune en photos est prévue pour 2010.

Elle fusionne le avec la commune de Maizery pour former la commune nouvelle de Colligny-Maizery où l'ancienne commune devient une commune déléguée et le chef-lieu de la nouvelle commune.

Politique et administration Liste des maires successifs

Liste des maires délégués

Population et société Démographie En 1844, le village compte 207 individus dans 38 maisons.

Associations L’association Le Lys organise des sorties et de jeux de cartes pour les habitants de la commune ; la MJC Les Copiots organise un vide-grenier, le feu de la Saint-Jean et un tournoi de volley-ball.

Économie Une pizzeria, un restaurant et deux gîtes ruraux sont installés dans la commune.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Vieille ferme lorraine dite du Colombier : une grande porte voutée en pierre de Jaumont et un colombier qui ne touche pas terre accessible avec une échelle, à l’intérieur une poutre centrale tournant sur elle-même permet d’avoir des nids du sol au plafond. Lavoir du .

Édifice religieux Commune sans église.

Le village n'ayant pas d'église, les paroissiens se rendent à la messe dans les églises des villages voisins (Ogy, Silly-sur-Nied, Pange et Laquenexy).

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Pour approfondir Bibliographie

Articles connexes Liste des anciennes communes de la Moselle

Liens externes

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Ancienne commune en Moselle Catégorie:Commune de l'ancien canton de Pange Catégorie:Commune sans église en France Catégorie:Commune déléguée en Moselle Catégorie:Enclave historique