La caserne Coislin était une caserne d’infanterie et de cavalerie, construite au sur le Champ à Seille à Metz. Elle était située à l'emplacement actuel de la place Coislin.

Contexte historique Louis XIV reconnait l’importance militaire de la ville et y envoie l’ingénieur Vauban pour examiner les fortificationsRené Bastien : « Metz devient une ville fortifiée » dans Histoire de la Lorraine, Éditions Serpenoise, 1998, Metz, 224 p., , (p. 155-159).. Ce dernier visite la place en 1675 et écrit : « Les autres places du royaume couvrent la province, Metz couvre l’État ». Ses plans furent en partie suivis en 1676, puis repris par son élève Louis de Cormontaigne, maréchal de camp et directeur des places fortes, entre 1728 et 1749. Pour loger la garnison de la place forte, des casernes sont nécessaires. À cette époque, l’évêque de Metz Henri-Charles de Coislin décide de financer deux casernes pour soulager les habitants de MetzClaude Philippe Viville: Dictionnaire du département de la Moselle, contenant une histoire abrégée des anciens rois de Metz, de la république messine, des évêques de Metz, des monumens civils et religieux du pays, et un dictionnaire des villes, des bourgs et des villages qui composent le département de la Moselle, avec des notes historiques et statistiques sur chacun d’eux, impr. de Antoine, Metz, 1817 (p456-458)..

Construction et aménagements La caserne Coislin est construite entre 1726 et 1730 sur le Champ à Seille à Metz. Cambout du Coislin débourse la somme astronomique de livres pour ce projetGérard Michaux, « Metz défend l’Etat » dans Histoire de Metz (dir. François-Yves Le Moigne), Privat, Toulouse, 1986, (p. 266). À l’époque, la caserne est destinée à l’infanterie et à la cavalerie et peut loger hommes. Ses quatre ailes, disposées en carré et fermées aux angles par de grandes grilles de fer, possèdent leurs pavillons d’officiers, ce qui est une innovation dans le logement des troupes. Les pavillons principaux, éclairés par près de 200 fenêtres, ont 47,5 toises de long, sur 9 toises de large. Les bâtiments sont composés de 44 appartements pour les officiers et de 120 chambres pour les hommes du rang.

Affectations successives Les bâtiments servent de lieu de casernement jusqu’au . Occupée par les troupes allemandes dès le début de la première Annexion, la caserne Coislin est alors rebaptisée Kœnig-Ludwig-Kaserne. Le 1. Königlich Sächsisches Fußartillerie-Regiment Nr. 12, un régiment d'artillerie à pied Saxon du d'armée allemand, y prend ses quartiers. Elle est rendue à la France en 1919. La caserne fut détruite vers 1930. La place fut progressivement déstructurée, des années 1930, avec la destruction de la caserne, aux années 1960, avec l'aménagement de la gare routière et la construction d'immeubles sans âmeJean-Claude Berrar : Metz défigurée édition Serpenoise, , 2011., laissant place à la place Coislin.

Notes et références

Voir aussi Fortifications de Metz

Coislin Catégorie:Édifice construit au XVIIIe siècle