L'hôtel Montaudouin (ou de Montaudoin, ou Montaudoin, ou hôtel des Colonnes), est un hôtel particulier de style néo-classique bâti à la fin du , situé sur la place Maréchal-Foch, dans le centre-ville de Nantes, en France. L'immeuble a été inscrit au titre des monuments historiques en 1951 (pour sa partie nord) et 1954 (pour sa partie sud).
Historique Depuis le début du , la municipalité nantaise a pour projet d'urbaniser le secteur au Nord-Est de la cathédrale, notamment en détruisant les remparts du pour en récupérer les terrains. Jean-Baptiste Ceineray, architecte de la ville à partir de 1770, met à bien ce projet. Les remparts sont abattus, et Ceineray modifie le tracé des cours Saint-Pierre et Saint-André pour les mettre dans le même alignement. Au centre, il crée une place rectangulaire, la place d'Armes. Il décide également de l'ouverture de l'actuelle rue du Roi-Albert reliant la Chambre des comptes de Bretagne à la cathédrale, et, de 1771 à 1774, fait construire un premier bâtiment bordant la place d'Armes, l'hôtel d'Aux. Il projette, sur la parcelle où va se dresser l'hôtel Montaudouin, deux rues latérales (l'amorce d'une rue à l'ouest de l'hôtel d'Aux et la rue de l'Évêché) afin de créer une symétrie avec le côté opposé de la place (les actuelles rues Gambetta et Maréchal-Joffre située de part et d'autre de l'« hôtel de Charette »À ne pas confondre avec l'« hôtel Charette » situé à l'angle de la rue du Moulin et de la place de l'Hôtel-de-Ville.). Ceineray envisage ensuite la destruction du dernier vestige de la fortification de la ville, la porte Saint-Pierre, pour créer un bâtiment symétrique à l'hôtel d'Aux.
Mais cette porte n'est pas détruite (et existe encore au ). En 1780, Ceineray, malade, cède son poste à Mathurin Crucy, qui modifie le plan initial. Il respecte la symétrie imposée par son prédécesseur, et envisage aussi de créer un bâtiment jumeau de l'hôtel d'Aux, mais il renforce cette symétrie en traçant une voie (actuelle rue Chauvin) au centre de la parcelle de l'hôtel Montaudouin, laquelle communique avec la place par l'intermédiaire d'un porche surmonté d'une colonnade. Ce terrain est acquis par , à qui Crucy propose un projet d'hôtel particulier qui est lancé en 1783. Les premières propriétaires et habitantes sont , belle-mère de , qui habite la partie proche de l'hôtel d'Aux et , qui occupe la partie proche de la cathédrale.
La partie nord de l'hôtel Montaudouin est inscrit aux monuments historiques par arrêté du . Consulté le 3 février 2012., tandis que la partie sud (« hôtel Dulac ») l'est par arrêté du . Consulté le 9 février 2012..
Architecture L'imposante façade Est du bâtiment forme un des côtés de la rectangulaire place Maréchal-Foch. Au centre, l'avant-corps saillant est inspiré de l’œuvre d'Andrea Palladio, surplombée d'un soubassement à refends doté d'un porche permettant d'accéder la rue Chauvin, avec sur de chaque côté de celui-ci une porte rectangulaire. Au sommet, le fronton est orné d'armoiries sculptées. Ce fronton répond à celui de l'hôtel d'Aux voisin. Supportant le fronton, quatre colonnes corinthiennes monumentales appuyés sur un balcon forment une loge à l'italienne. La façade donnant sur la rue de l'Évêché présente de grandes arcades.
Références
Voir aussi Bibliographie . . .
Articles connexes Liste des monuments historiques de Nantes Liste des monuments historiques de la Loire-Atlantique Histoire de Nantes Patrimoine architectural de Nantes Cercle Louis XVI
Liens externes
Montaudouin Catégorie:Monument historique dans le centre-ville de Nantes Catégorie:Monument historique inscrit en 1951 Catégorie:Monument historique inscrit en 1954 Catégorie:Patrimoine du XVIIIe siècle Catégorie:Famille Montaudouin